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Peuple non atteint Frontière
Les Shaikh sont l’un des plus grands groupes socioculturels musulmans d’Asie du Sud, présents surtout en Inde et au Pakistan, avec des communautés aussi au Bangladesh, au Népal, au Sri Lanka et au Bhoutan. Le nom vient d’un titre arabe de respect, utilisé pour les chefs de tribu, les sages religieux et les anciens, et il est devenu un nom de famille et une marque d’identité pour des millions de familles.
Aujourd’hui, les Shaikh vivent majoritairement en ville et sont connus pour leur présence marquée dans les affaires et la fonction publique. L’ourdou est la langue la plus associée au groupe en Inde, tandis qu’au Pakistan c’est le sindhi qui prédomine, et beaucoup parlent aussi le bengali ou le tamoul, selon la région où ils se trouvent. Plus qu’une seule lignée, « shaikh » réunit diverses familles et sous-groupes unis par cette identité commune, façonnée par des siècles d’histoire partagée dans le sous-continent indien.
L'identité shaikh remonte à l'arrivée de l'islam dans le sous-continent indien, à partir du VIIIe siècle, lorsque des armées, des marchands, des sages et des artisans arabes se sont établis dans la région de la vallée de l'Indus et ont commencé à utiliser le titre « shaikh » comme marque de leur origine et de leur rang. Avec le temps, ce nom a cessé d'appartenir uniquement aux descendants directs des colons arabes.
Dans des régions comme le Pendjab, des familles de hautes castes converties à l'islam, parmi lesquelles des brahmanes et des rajputs, ont elles aussi adopté le titre de shaikh, réunissant différentes origines sous une seule identité religieuse et sociale. Le groupe a ainsi grandi et s'est répandu à travers plusieurs langues et territoires, gardant en commun la foi islamique et le nom hérité de ces premiers siècles.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
87%
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90.380.000 |
Pakistan Non atteint
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11,2%
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11.607.000 |
Népal Non atteint
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0,9%
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897.000 |
Bangladesh Non atteint
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0,5%
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541.000 |
Sri Lanka Non atteint
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0,2%
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219.000 |
États-Unis Non atteint
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0,2%
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211.000 |
Canada Non atteint
|
0%
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32.000 |
Bhoutan Non atteint
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0%
|
9.500 |
La majorité des Shaikh vit aujourd’hui dans des centres urbains, loin du travail agricole qui marquait les générations passées, bien que certaines familles, surtout dans les zones rurales du Pendjab et du Sind, cultivent encore la terre. Dans les affaires et la fonction publique, ils se sont bâti une réputation de compétence et d’habileté, et de nombreuses familles conservent des liens anciens avec le commerce et les professions liées au savoir et à l’administration.
Les mariages sont habituellement arrangés au sein même du groupe, ce qui renforce les liens de parenté et la continuité de l’identité shaikh d’une génération à l’autre. La vie familiale suit des schémas islamiques traditionnels, avec des rôles bien définis entre hommes et femmes et une forte valorisation de l’honneur de la famille.
Les Shaikh sont musulmans, partagés entre les traditions sunnite et chiite, avec une prédominance sunnite dans la plupart des communautés. Ils observent les cinq piliers de l’islam : la profession de foi, la prière quotidienne, l’aumône, le jeûne du ramadan et, si possible, le pèlerinage à La Mecque.
Le calendrier religieux rythme la vie familiale et communautaire, avec des célébrations comme l’Aïd al-Fitr, à la fin du ramadan, et l’Aïd al-Adha. Pour les Shaikh, la foi islamique est profondément entrelacée avec l’identité même héritée de leurs ancêtres, ce qui rend la religion inséparable de ce qu’ils sont réellement.
Les principales langues associées aux Shaikh, parmi lesquelles l’ourdou, le sindhi, le bengali et le tamoul, disposent déjà de la Bible complète depuis des décennies, fruit du travail de traducteurs dévoués à chacune de ces langues d’Asie du Sud. Le défi n’est pas l’absence de traduction, mais la distance entre ces Écritures et le cœur d’un peuple profondément identifié à l’islam. Peu de Shaikh ont déjà lu la Bible ou ont eu un contact direct avec quelqu’un qui la connaît bien, même si elle est disponible dans leur propre langue.
Pour les Shaikh, l’identité religieuse se confond avec l’identité familiale et sociale : être shaikh, c’est, en pratique, être musulman. Envisager une autre foi est perçu comme une rupture avec sa propre histoire et avec le nom hérité de générations. À cela s’ajoute l’absence de communautés chrétiennes proches de leur milieu social et urbain, ce qui rend rare tout contact authentique avec l’Évangile vécu par quelqu’un qui comprenne leur culture.
En tant que groupe urbain et diversifié, les Shaikh font face aux pressions communes aux grandes villes d’Asie du Sud : coût de la vie, concurrence sur le marché du travail et recherche de stabilité pour les familles. Sur le plan spirituel, le plus grand besoin est la rencontre avec un témoignage chrétien authentique, vécu par des personnes qui respectent leur histoire et leur culture.
Il manque aussi une littérature chrétienne et des contenus qui dialoguent avec le langage et les questions propres à ceux qui ont grandi dans la tradition islamique shaikh, ainsi que des communautés de foi où quelqu’un qui déciderait de suivre Jésus pourrait trouver accueil et soutien.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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