Peuple non atteint Frontière
Les Koli Malhar forment un peuple autochtone de l’ouest de l’Inde, concentré dans l’État du Maharashtra. Leur nom porte leur propre vocation : Koli signifie pêcheur, et la relation à l’eau, aux rivières, à la mer et aux réservoirs, traverse l’identité du groupe depuis des générations. Certains chercheurs les considèrent comme un sous-groupe des Koli, tandis que d’autres les voient comme une communauté à part, avec des coutumes et une organisation propres.
Le marathi est la langue du cœur des Malhar, celle dans laquelle ils vivent, négocient et transmettent leur histoire orale. Officiellement reconnus comme tribu répertoriée par le gouvernement indien, ils ont droit à des quotas dans les emplois publics et les places universitaires, une reconnaissance qui reflète à la fois leur distinction culturelle et l’histoire de vulnérabilité sociale du groupe. Au-delà de la pêche, beaucoup de Malhar font vivre leur famille comme porteurs d’eau, un métier essentiel dans les régions où la pluie se fait rare.
La trajectoire des Koli Malhar est liée à la longue présence des Koli sur le littoral et le long des rivières du Maharashtra, une communauté historiquement associée à la pêche, à la navigation et au transport de l'eau dans toute la région. Durant la période marathe, les Koli ont joué un rôle reconnu dans la vie militaire et sociale de la côte du Konkan, servant sous des commandants de l'armée de Shivaji, ce qui a contribué à consolider la présence du groupe au fil des siècles.
Les Malhar constituent l'un des sous-groupes reconnus au sein de cet ensemble plus large des Koli, aujourd'hui classé comme tribu répertoriée à part entière par le gouvernement du Maharashtra. Établis dans des villages de l'intérieur et de la côte de l'État, ils préservent encore aujourd'hui un conseil traditionnel qui organise la vie communautaire et règle les différends internes.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
328.000 |
La vie des Malhar s’articule autour de la pêche, du transport de l’eau et, dans de nombreux villages, également de l’agriculture. Le mariage est monogame et arrangé par les familles, et le groupe préfère se marier au sein de sa propre communauté, ce qui renforce les liens entre parents et voisins. Un conseil de caste veille sur les intérêts du peuple et règle les conflits, servant d’instance principale de justice et d’organisation sociale avant tout recours extérieur.
Beaucoup de familles font face à des difficultés de base : des villages sans électricité, peu d’accès à l’eau potable traitée et à des services de santé modernes. Les enfants, surtout les filles, quittent souvent l’école tôt pour aider à subvenir aux besoins du foyer, ce qui perpétue un cycle de faible alphabétisation chez les Malhar.
Les Malhar sont majoritairement hindous, une foi professée par la quasi-totalité du groupe. Comme dans de nombreuses communautés traditionnelles de l’Inde rurale, cette dévotion s’exprime aussi bien dans le culte des grandes divinités de l’hindouisme que dans la religiosité populaire propre à chaque village, vécue au quotidien de la pêche, de la rivière et de la vie communautaire.
L’identité religieuse des Malhar est profondément liée à l’identité ethnique : être Malhar, pour la grande majorité, c’est être hindou, et cette foi accompagne les rythmes de la communauté depuis la naissance jusqu’aux rites qui marquent chaque étape de la vie, renforçant les liens entre familles et voisins déjà unis par le même métier.
Le marathi est l’une des grandes langues littéraires de l’Inde et possède la Bible complète depuis près de deux siècles, fruit de traductions successives depuis le début du XIXe siècle. Pourtant, cette richesse d’Écriture disponible ne parvient pas automatiquement aux Malhar : l’analphabétisme est élevé parmi eux, particulièrement chez les femmes et les filles, ce qui rend la lecture directe de la Bible peu accessible. Les formes orales et visuelles de communication de l’évangile ont tendance à atteindre ce peuple bien plus efficacement que le texte imprimé.
La plupart des Malhar ne savent ni lire ni écrire, ce qui fait de la Bible imprimée une ressource lointaine, même disponible en marathi. À cela s’ajoute une identité religieuse fortement imbriquée avec l’identité ethnique du peuple, où être Malhar et être hindou sont vus comme une seule et même chose, de sorte que tout changement de foi tend à être perçu par la communauté comme une rupture avec la famille elle-même et avec le métier qui les unit depuis des générations.
L’infrastructure de base et les opportunités font défaut dans de nombreux villages Malhar : l’électricité, l’eau potable traitée et les soins médicaux modernes n’atteignent pas encore une bonne partie des familles. La déscolarisation précoce, surtout chez les filles, compromet l’avenir des nouvelles générations et maintient bas les taux d’alphabétisation.
Sur le plan spirituel, le peuple manque de voix capables de présenter l’évangile de façon orale et visuelle, accessible à ceux qui ne savent pas lire, ainsi que d’accompagnement pour le petit nombre de Malhar qui s’identifient déjà comme disciples de Jésus.
Il existe déjà chez les Malhar un petit groupe qui s’identifie comme disciple de Jésus, un signe encore timide, mais réel, que l’évangile a commencé à trouver un chemin au sein de cette communauté de pêcheurs et de porteurs d’eau. C’est vers cette Église naissante, encore petite, que se tourne aujourd’hui le plus la prière pour le peuple Malhar.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de PrièreCréez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.