Peuple non atteint Frontière
Les Morerebi, aussi connus sous le nom de Jiahui, sont un peuple autochtone d’affiliation linguistique Tupi-Guarani, appartenant à l’ensemble Kagwahiva (ou Kawahíva). Ils vivent dans le sud de l’État de l’Amazonas, dans la région du cours moyen du fleuve Madeira et de ses affluents, comme le rio Marmelos, la ville de Humaitá étant leur principal point de référence régional. Ils forment aujourd’hui une population très restreinte, situation qui reflète une longue histoire de pertes.
Pendant longtemps, les Morerebi sont restés isolés, évitant tout contact avec la société environnante. Tout au long du XXe siècle, ils ont souffert d’épidémies venues de l’extérieur, d’épisodes de violence et de l’arrivée de fronts d’exploitation en Amazonie, comme l’ouverture de routes et l’activité d’entreprises extractives. Ces facteurs ont réduit drastiquement leur population et profondément ébranlé leur organisation traditionnelle.
Malgré toutes ces pressions, les Morerebi conservent leur identité propre et la mémoire de leur origine commune avec d’autres peuples Kawahíva de la région. La langue, la tradition orale et les liens de parenté demeurent des éléments centraux qui soutiennent le sentiment d’appartenance de ce peuple, qui continue de subsister en tant que groupe distinct.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Brésil Non atteint
|
100%
|
100 |
La vie des Morerebi est liée à la forêt et aux fleuves. Leur subsistance provient principalement de la cueillette de produits de la forêt, comme la noix du Brésil et l’açaï, ainsi que d’autres fruits et ressources vendus dans le commerce régional, surtout à Humaitá, à des prix qui varient selon la saison de récolte. Les hommes fabriquent et vendent aussi de l’artisanat, comme des colliers, des bagues, des bracelets et des parures de plumes, complétant ainsi le revenu des familles.
Sur le plan social, les Morerebi s’organisent en deux moitiés complémentaires, appelées Mytu et Taravé, associées au hocco et à l’ara. Chaque personne naît dans la moitié de son père, et les mariages ont lieu entre membres de moitiés différentes, ce qui structure les alliances et la vie communautaire. Parmi leurs défis actuels figurent la défense de leur territoire, la pression des activités extérieures sur leurs terres, le petit nombre de personnes et l’effort pour maintenir vivantes la langue et les coutumes face aux changements.
La cosmovision des Morerebi relève des religions ethniques, marquée par la perception que la forêt, les fleuves, les animaux et les ancêtres sont emplis de présences spirituelles. La vie quotidienne, la chasse, la cueillette et les cycles de la nature sont compris dans une relation de respect et d’attention envers ces êtres et ces forces, et la tradition orale transmet les récits d’origine et les valeurs du peuple.
Dans cet univers de croyances, les pratiques, les rêves et la parole des anciens orientent les décisions et donnent sens aux événements. Selon les données disponibles, il n’y a pratiquement aucune présence chrétienne parmi les Morerebi, et l’Évangile de Jésus-Christ demeure, dans une large mesure, inconnu de ce peuple.
Les Morerebi vivent des besoins profonds, à la fois spirituels et pratiques. Sur le plan spirituel, c’est un peuple qui ne connaît pas encore l’Évangile de Jésus-Christ dans sa propre langue et sa propre culture, dépourvu de toute expression de foi chrétienne vivante en son sein. Sur le plan concret, ils font face à la fragilité d’une population très réduite, à la défense de leur territoire, aux soins de santé et à la préservation de leur langue et de leur identité. Intercéder pour eux, c’est crier pour qu’ils soient préservés en tant que peuple et pour que la lumière de l’amour de Dieu atteigne chaque vie avec respect et tendresse.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de PrièreCréez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.