L’Ecclésiaste est l’un des livres les plus sincères de la Bible. Un sage observateur de la vie y pose des questions que pratiquement tout être humain s’est déjà posées sur le sens de l’existence.
L’auteur se présente simplement comme le Maître, fils de David et roi à Jérusalem. La tradition identifie cette figure à Salomon, le roi le plus sage et le plus riche d’Israël.
Dès le début, il déclare que tout est dérisoire, un mot qui peut aussi se traduire par vapeur ou souffle. La vie passe vite et échappe des mains de qui tente de la retenir.
Le livre parcourt les tentatives humaines de trouver un sens : le plaisir, les grands projets, la richesse, la sagesse et la renommée. Chacune d’elles, recherchée pour elle-même, se révèle incapable de combler le vide du cœur.
Malgré tout, l’Ecclésiaste n’est pas un livre de désespoir. Il invite le lecteur à regarder au-delà de ce que les yeux atteignent et à se souvenir qu’il existe un Dieu qui donne un temps et un but à chaque chose.
L’un des textes les plus connus du livre enseigne qu’il y a un temps pour chaque chose sous le ciel : un temps pour naître et pour mourir, pour pleurer et pour rire, pour se taire et pour parler.
À la fin, après avoir examiné tout ce que la vie peut offrir, l’auteur parvient à une conclusion simple et définitive : craindre Dieu et garder ses commandements, voilà ce qui compte vraiment.
L’Ecclésiaste montre que la recherche de sens en dehors de Dieu se termine toujours en frustration. C’est seulement quand le Créateur occupe le centre de la vie que le travail, le temps et même la souffrance prennent un sens véritable.
Lisez l’Ecclésiaste avec la même honnêteté avec laquelle il a été écrit. Ses questions difficiles ouvrent un espace pour la seule réponse capable de satisfaire : la foi dans le Dieu éternel.