Peu de lettres du Nouveau Testament naissent d’une urgence aussi grande que Galates. Paul écrit avec irritation, presque sans les éloges habituels d’ouverture, car il voyait l’Évangile de la grâce déformé sous ses yeux.
Des maîtres appelés judaïsants étaient arrivés dans les Églises de Galatie en enseignant quelque chose de dangereux. Ils disaient que la foi en Christ ne suffisait pas, qu’il fallait aussi observer la loi de Moïse et se faire circoncire pour être pleinement accepté par Dieu.
Pour Paul, ce n’était pas un détail secondaire. Mélanger la grâce et la loi comme voie de salut, c’était prêcher un autre évangile, et c’est pourquoi il affronte cette erreur avec une fermeté rare dans ses lettres.
Galates révèle le cœur de Dieu comme celui qui sauve par pure grâce, sans mérite humain. Personne n’est justifié en accomplissant des règles; tous sont justifiés par la foi en Jésus-Christ, qui s’est livré pour nous à la croix.
La lettre montre aussi ce que la grâce produit dans une vie remise au Saint-Esprit. Libéré de la loi comme voie de salut, le chrétien est appelé à servir les autres par amour, et non par crainte.
Cette marche dans l’Esprit engendre un fruit visible et reconnaissable: amour, joie, paix, patience et d’autres vertus qui naissent de celui qui appartient à Christ, et non de l’effort pour mériter l’approbation de Dieu.
Peu de livres défendent avec autant de clarté que le salut est un don reçu par la foi, et non une conquête obtenue par l’effort humain. Et peu invitent avec autant d’urgence à demeurer ferme dans la liberté que Christ a déjà conquise.
Lire Galates, c’est revenir au cœur de l’Évangile: la croix de Christ comme unique fondement, la foi comme unique moyen et l’Esprit comme force pour une vie nouvelle. Que cette lecture renouvelle cette certitude dans le cœur de celui qui s’approche du texte.