Romains est la lettre la plus longue et la plus systématique que l’apôtre Paul ait écrite. Il y expose l’Evangile de façon ordonnée, presque comme un traité théologique.
Paul n’avait pas encore visité l’Eglise de Rome lorsqu’il écrivit cette lettre. C’est pourquoi il se présente avec soin et explique en profondeur l’Evangile qu’il prêche.
Le thème central de la lettre est la justification par la foi : comment un pécheur peut être déclaré juste devant Dieu. Non par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ.
Les premiers chapitres montrent que toute l’humanité, Juifs et non-Juifs, est sous l’emprise du péché. Personne ne se sauve par son propre mérite, aussi religieux ou moral soit-il.
Face à ce constat, Paul annonce la bonne nouvelle : Dieu offre la grâce à quiconque croit en son Fils. C’est un don, non une conquête.
A partir du chapitre 5, Paul décrit la vie nouvelle en Christ : libre de la condamnation, conduite par le Saint-Esprit, pleine d’espérance même au milieu de la souffrance.
Un passage important de la lettre, aux chapitres 9 à 11, traite de la place d’Israël dans le plan de Dieu. Paul affirme que les promesses faites au peuple élu demeurent valables.
Les derniers chapitres sont très pratiques. Paul enseigne comment vivre l’Evangile au quotidien : dans l’humilité, dans l’amour mutuel, dans la soumission aux autorités et dans le respect des différences entre frères.
Romains révèle un Dieu juste et, en même temps, miséricordieux, qui résout le problème du péché sans renoncer à sa propre justice à la croix de Christ. Cette lettre mérite d’être lue lentement, chapitre après chapitre, en laissant le message de la grâce pénétrer au plus profond du cœur.