L'identité de la nation
Chypre est la troisième plus grande île de la mer Méditerranée, située à l’endroit où l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient se touchent presque. Avec environ 1,2 million d’habitants et sa capitale à Nicosie, c’est une nation petite par son territoire, mais dense par son histoire : Phéniciens, Grecs, Romains, Byzantins, Vénitiens, Ottomans et Britanniques y sont passés, et chacun a laissé des traces vivantes dans la langue, l’architecture et la foi.
C’est une terre aux racines chrétiennes très anciennes. En 45 après J.-C., les apôtres Paul et Barnabé débarquèrent sur l’île lors du premier voyage missionnaire, et Chypre devint l’un des premiers lieux du monde à avoir un gouverneur converti à l’évangile. Barnabé, natif de l’île, est vénéré comme le fondateur de l’Église de Chypre, reconnue autocéphale depuis le concile d’Éphèse, en 431. Aujourd’hui, la majorité de la population suit le christianisme orthodoxe grec.
L’île vit toutefois divisée. Depuis 1974, Chypre est partagée : au sud, la République de Chypre, à majorité chrétienne grecque et membre de l’Union européenne, et au nord, occupé, à majorité musulmane turque. Nicosie reste la dernière capitale divisée d’Europe, coupée par une ligne de démarcation. La fracture n’est pas seulement géographique : elle marque des familles, des mémoires et la vie commune entre deux peuples qui partagent la même terre.
Bien que la foi chrétienne soit ancrée dans l’identité nationale, une bonne partie de celle-ci est culturelle et traditionnelle, liée au calendrier liturgique et à l’appartenance familiale plus qu’à une marche personnelle vivante. Des communautés de migrants et de travailleurs étrangers se développent, et la présence musulmane au nord demeure largement hors de portée de l’évangile vivant.
Chypre est à la fois un lieu d’héritage apostolique profond et de véritable besoin spirituel : un pont naturel entre continents, peuples et religions, appelé à retrouver la vigueur de la foi qu’elle a reçue jadis des apôtres eux-mêmes.
Chypre est l'île la plus orientale de la Méditerranée, située entre la côte sud de l'Anatolie et le littoral du Moyen-Orient. Le relief combine deux chaînes montagneuses, le Pentadaktylos au nord et le massif du Troodos au sud, séparées par la plaine centrale de la Mésorée, où se trouve Nicosie.
Fromage semi-dur au lait de chèvre et de brebis, grillé ou frit, symbole de l'île.
Gros morceaux de viande en longues brochettes, cuits lentement à la braise.
Agneau mariné à l'ail, au citron et aux herbes, cuit lentement enveloppé.
Succession de nombreux petits plats servis pendant des heures, repas-fête.
Saucisse maison de viande hachée à l'oignon et au persil, grillée à la braise.
Culture et spiritualité
2a · La culture
Bien accueillir le visiteur est une question d'honneur, avec une table généreuse et du temps qu'on lui consacre.
L'identité orthodoxe façonne les fêtes, les baptêmes, les mariages et le calendrier de l'année.
Le meze et les longs repas partagés sont le cœur de la vie sociale.
Le partage de l'île depuis 1974 est une blessure présente dans la vie de nombreuses familles.
La langue, l'église et l'histoire helléniques sont sources d'identité au sud.
2b · Le terrain
Domaines de combat spirituel et de captivité culturelle à couvrir dans la prière. Touchez chaque point pour comprendre:
La foi héritée est forte comme identité, mais souvent éloignée d'une marche vivante.
La fracture entre le nord et le sud nourrit des blessures et des barrières entre les peuples.
Le poids du rituel et de la coutume peut occulter la rencontre personnelle avec Christ.
La prospérité et le tourisme déplacent le cœur vers le confort et l'avoir.
La communauté turque du nord reste largement hors de portée de l'évangile.
L'identité grecque ou turque peut prendre le pas sur l'unité en Christ.
Chez les jeunes, l'indifférence religieuse et l'éloignement de la foi progressent.
Le déplacement et les pertes de 1974 ont laissé des traumatismes encore ouverts.
Appartenir à l'église par héritage, sans conversion personnelle, vide la foi de son sens.
La ligne qui divise l'île divise aussi la confiance entre voisins.
Dans la République de Chypre, au sud, la liberté religieuse est garantie et les chrétiens vivent et adorent librement. Le christianisme orthodoxe est la foi majoritaire et bénéficie d’un fort soutien culturel et institutionnel. La pression sur les chrétiens y est faible.
Les tensions religieuses se concentrent sur la division de l’île. Dans le nord occupé, à majorité musulmane turque, l’accès à de nombreuses églises et monastères historiques a été restreint après 1974, et plusieurs édifices ont été abandonnés ou ont vu leur usage modifié. La liberté de culte et la préservation du patrimoine chrétien dans la région restent des points d’attention.
Plus qu’une persécution ouverte, le défi spirituel de Chypre est celui d’une foi devenue habitude culturelle : une chrétienté ancienne et stable qui doit retrouver la vigueur personnelle et missionnaire reçue des apôtres.
Le score de persécution va de 0 à 100: plus il est élevé, plus la pression sur les chrétiens est forte.
Chypre est une terre de chrétienté ancienne, mais avec de réels besoins spirituels. Le sud, à majorité orthodoxe grecque, vit avec une foi fortement culturelle ; le nord, à majorité musulmane turque, reste largement sans accès à l'évangile vivant. S'ajoute à cela une population croissante de migrants et de travailleurs étrangers. La situation appelle à la fois un renouveau de la foi héritée et l'atteinte de ceux qui ne la connaissent pas encore.
Source des données sur les peuples: Joshua Project (joshuaproject.net). Estimations, susceptibles de varier.
Source: Joshua Project. Estimations, susceptibles de varier.
Intercédez pour cette nation
Chaque nation porte un dessein rédempteur. Des traits qui semblent faire partie de l'identité que Dieu désire restaurer:
Logistique pour ceux qui souhaitent partir
niveau européen, varie selon la ville
Valeurs de référence (source: Numbeo). Vérifiez avant de voyager.
Tous ne partent pas, tous participent
Derrière chaque ouvrier parmi ces peuples se trouve un réseau de personnes qui prient sans cesse, prennent soin de la famille restée au pays et soutiennent l'œuvre avec fidélité. Envoyer, c'est aussi une mission.
Commencez par votre église: présentez-lui cette nation, adoptez-la dans une prière continue et marchez aux côtés de ceux que Dieu suscite pour partir.
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