Europe occidentale
L'identité de la nation
L’Espagne fut, pendant des siècles, l’une des plus grandes puissances catholiques du monde et le point de départ d’innombrables missions vers les Amériques, l’Asie et l’Afrique. L’héritage religieux reste marqué dans l’architecture, les fêtes et le calendrier, mais la foi vivante est devenue rare : aujourd’hui, le pays est l’une des sociétés les plus sécularisées d’Europe.
Les chiffres racontent cette histoire. Environ 55 % des Espagnols se disent encore catholiques, mais la majorité ne pratique pas, et plus de 40 % se déclarent désormais sans religion, athées ou agnostiques. Chez les jeunes, l’identification chrétienne est tombée à près d’un tiers. Les évangéliques forment une petite minorité, entre 1 % et 2 % de la population.
Malgré cela, il y a des signes de vie. Le nombre d’Églises évangéliques augmente de manière constante, et la forte présence d’immigrants latino-américains et africains a apporté un nouveau souffle aux communautés de foi, qui rassemblent souvent plus d’étrangers que d’Espagnols.
L’Espagne est un champ à la fois difficile et stratégique, considérée par beaucoup comme une nation post-chrétienne. L’obstacle n’est pas l’hostilité ouverte, mais l’indifférence spirituelle : pour une bonne partie du pays, la foi appartient au passé.
Servir là-bas demande de la patience et des relations. Les portes s’ouvrent à table, sur la place et au café, là où la vie espagnole se déroule vraiment, et où des amitiés sincères peuvent devenir des ponts vers l’Évangile.
Située dans la péninsule Ibérique, l'Espagne combine littoral méditerranéen et atlantique, plateaux centraux (la Meseta), les Pyrénées au nord et des archipels comme les Canaries et les Baléares.
Riz valencien aux fruits de mer ou aux viandes.
Petites portions partagées dans les bars.
Omelette aux pommes de terre, classique du quotidien.
Jambon séché, fierté nationale.
Soupe froide à la tomate, typique de l'été.
Beignets frits trempés dans du chocolat chaud.
Culture et spiritualité
2a · La culture
Les rencontres, les longues conversations et les repas prolongés sont essentiels. La vie se déroule sur les places et dans les bars à tapas.
Les liens personnels comptent énormément ; le rythme est détendu et les horaires, flexibles.
Beaucoup se disent catholiques par tradition, mais ne pratiquent pas. Parler de foi personnelle peut susciter de la gêne.
L'une des sociétés les plus sécularisées d'Europe ; on y trouve une méfiance envers la religion institutionnelle.
Catalogne, Pays basque, Galice, Andalousie : identités fortes et langues propres.
La famille est la base de la vie sociale, et les fêtes traditionnelles rythment le calendrier.
2b · Le terrain
Domaines de combat spirituel et de captivité culturelle à couvrir dans la prière. Touchez chaque point pour comprendre:
La foi est traitée comme une chose du passé, et beaucoup vivent comme si Dieu n'existait pas.
Le plus grand obstacle n'est pas l'opposition, mais le manque d'intérêt pour les choses de Dieu.
Les traditions et les fêtes religieuses restent fortes, mais vidées de foi personnelle.
La quête de bien-être et de stabilité occupe la place autrefois donnée à la foi.
Le plaisir et les loisirs deviennent le sens de la vie pour beaucoup.
L'incrédulité est vue comme un signe de maturité et la foi comme une naïveté.
L'héritage catholique demeure dans la culture sans engendrer de discipulat.
La banalisation de la sexualité éloigne de la vision biblique de l'alliance et de la famille.
Les tensions régionales et identitaires fragmentent la société et blessent l'unité.
Les pratiques ésotériques et les spiritualités alternatives comblent le vide laissé par l'Église.
Les scandales et le formalisme suscitent la méfiance envers les institutions religieuses.
La petite minorité évangélique risque de se refermer sur elle-même et de perdre en rayonnement.
En Espagne, la liberté religieuse est pleine et la persécution est faible. La difficulté pour les chrétiens n’est pas l’hostilité ouverte, mais le fort éloignement de la religion : la foi est perçue comme une chose du passé, et l’exprimer en public peut susciter indifférence ou mépris.
Pour les immigrants chrétiens et les nouveaux convertis, le défi est de garder la foi vivante et de trouver une communauté dans une société majoritairement indifférente à l’Évangile. La pression, quand elle existe, est culturelle et sociale, non légale.
Le score de persécution va de 0 à 100: plus il est élevé, plus la pression sur les chrétiens est forte.
Malgré le poids historique du christianisme, l'Espagne demeure un champ peu atteint par l'Évangile vivant. Le tableau des peuples inclut des groupes encore considérés comme non atteints, tels que les communautés tsiganes, les populations musulmanes d'origine nord-africaine et les Espagnols eux-mêmes, dans leur majorité sécularisée. Le pays compte aussi des langues qui restent sans traduction complète des Écritures, rappelant que le besoin ne se trouve pas seulement aux frontières lointaines, mais aussi au cœur de l'Europe.
Fonte dos dados de povos: Joshua Project (joshuaproject.net). Estimativas, podem variar.
Intercédez pour cette nation
Chaque nation porte un dessein rédempteur. Des traits qui semblent faire partie de l'identité que Dieu désire restaurer:
Logistique pour ceux qui souhaitent partir
plus élevé à Madrid et Barcelone
Valeurs de référence (source: Numbeo). Vérifiez avant de voyager.
Tous ne partent pas, tous participent
Derrière chaque ouvrier parmi ces peuples se trouve un réseau de personnes qui prient sans cesse, prennent soin de la famille restée au pays et soutiennent l'œuvre avec fidélité. Envoyer, c'est aussi une mission.
Commencez par votre église: présentez-lui cette nation, adoptez-la dans une prière continue et marchez aux côtés de ceux que Dieu suscite pour partir.
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