Peuple non atteint Frontière
Les Afshari sont un peuple d’origine turque qui vit aujourd’hui principalement en Iran, avec des familles également présentes en Afghanistan. Ils descendent de tribus oghouzes qui formèrent autrefois de grandes confédérations nomades en Asie centrale, et une bonne partie d’entre eux préserve encore aujourd’hui un mode de vie semi-nomade, entre pâturages d’hiver et d’été.
Ils sont dispersés surtout dans le nord et le centre de l’Iran, avec une présence connue dans la région de Kerman, où ils se sont imposés comme l’un des peuples les plus associés à l’art du tissage de tapis dans le pays. Les femmes afsharies sont reconnues pour cette habileté manuelle raffinée, tandis que les hommes se consacrent à l’élevage, entretenant un équilibre de vie qui a traversé les siècles presque intact.
Ils parlent une variété de l’azéri du sud, ce qui les relie culturellement à d’autres peuples turcs de la région, mais conservent une identité propre, marquée par la vie semi-nomade et l’attachement aux traditions de la tribu.
Les racines des Afshari remontent à environ 2 500 ans, à des tribus turques oghouzes qui faisaient partie de grandes confédérations nomades d'Asie centrale. Au fil des siècles, ces groupes migrèrent vers le territoire iranien, en particulier pendant les périodes seldjoukide et safavide, lorsque des tribus turques s'établirent dans différentes régions de Perse.
Avec le temps, les Afshari se fixèrent surtout dans le nord et le centre de l'Iran, y compris la région de Kerman, où ils développèrent leur tradition de tissage et consolidèrent le mode de vie semi-nomade qui marque encore aujourd'hui une bonne partie du peuple.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Iran Non atteint
|
96,1%
|
416.000 |
Afghanistan Non atteint
|
3,9%
|
17.000 |
La vie afsharie suit le rythme des saisons. Des familles entières se déplacent entre pâturages d’hiver et d’été, prenant soin de troupeaux qui soutiennent une bonne partie de l’économie domestique. Cette mobilité façonne presque tout : le logement, l’alimentation et les liens de coopération entre proches qui se partagent le travail du pâturage. Beaucoup de familles vivent encore dans des tentes en poil de chèvre, montées et démontées à chaque changement de pâturage.
Pendant que les hommes se consacrent à l’élevage, les femmes tissent à la main des tapis aux motifs géométriques et floraux minutieux, dans des tons de rouge, d’ivoire et de bleu profond, une tradition transmise de génération en génération. Ce sont elles aussi qui négocient habituellement la vente de ces pièces, un métier qui allie art, mémoire familiale et subsistance.
Les Afshari sont presque entièrement musulmans, la majorité suivant la tradition chiite, avec quelques groupes sunnites. La foi islamique est profondément entrelacée avec l’identité tribale et ethnique du peuple, de sorte qu’être afshari et être musulman sont devenus, dans la pratique, une seule et même chose aux yeux de la communauté.
Cette fusion entre religion et appartenance ethnique fait de la pratique religieuse aussi un marqueur de loyauté envers la famille et la tribu, renforcé par les routines communautaires qui accompagnent le calendrier semi-nomade du pâturage. Quitter l’islam, pour un Afshari, signifierait rompre non seulement avec une croyance, mais avec tout un réseau de parenté et d’appartenance.
La langue du cœur des Afshari est l’azéri du sud, aussi appelé dialecte afshari dans certaines régions, qui porte les marques du turc oghouz ancien. Il existe déjà une Bible complète dans cette langue, mais cela ne signifie pas qu’elle parvienne aux familles : le mode de vie semi-nomade et l’isolement des régions pastorales rendent la distribution d’exemplaires imprimés un défi constant. La radio est aujourd’hui le moyen qui relie le plus les Afshari au monde extérieur, et c’est aussi par là que des messages dans leur propre langue ont le plus de chances de les atteindre.
Chez les Afshari, être turc et musulman est une identité unique et inséparable : abandonner l’islam signifie rompre avec la famille, avec la tribu et avec des siècles d’appartenance. Le mode de vie semi-nomade, qui mène des familles entières entre pâturages d’hiver et d’été, rend difficile tout contact continu avec quelqu’un qui pourrait présenter l’Évangile, et l’éloignement des centres urbains approfondit l’isolement spirituel.
La vie semi-nomade impose des défis constants d’accès aux services de base de santé et d’éducation, puisque des familles entières se déplacent tout au long de l’année entre différentes régions, loin des centres urbains et de leurs services fixes. Il y a aussi le besoin concret d’une communauté chrétienne : aujourd’hui, il n’y a pratiquement pas d’Afshari qui suivent Jésus, ce qui signifie que, pour quiconque viendrait à croire, il manquerait un corps de frères dans la foi pour cheminer ensemble et grandir dans la vie chrétienne. Il manque encore des ouvriers disposés à apprendre la langue, à suivre le rythme saisonnier du peuple et à construire des relations de confiance au fil des années.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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