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Tribes of the World - Flickr, CC BY-SA 2.0, via Joshua Project
Peuple non atteint Frontière
Les Hijazis habitent la région ouest de l’Arabie saoudite, le long de la mer Rouge, où se trouvent La Mecque, Médine et Jeddah. Ils s’y sont développés comme un peuple urbain et cosmopolite, façonné par des siècles de passage de pèlerins, de marchands et d’érudits traversant la région en direction des lieux les plus sacrés de l’islam.
Ils parlent l’arabe hijazi, un dialecte à la sonorité propre, marqué par des influences turques et persanes héritées de siècles de transit commercial et religieux, reflet direct des nombreux peuples qui sont passés par là. Ce mélange d’influences a donné aux Hijazis une forte identité régionale au sein de l’Arabie saoudite, distincte de la vie plus traditionnelle de l’intérieur du pays.
Leur architecture en pierre et en bois, adaptée au littoral, et leur lien direct avec La Mecque et Médine font d’eux les gardiens d’un lieu central pour le monde musulman, un rôle qui traverse les générations et renforce un fort sentiment d’appartenance à l’histoire de l’islam.
L'identité hijazie est née du rôle unique de la région comme porte d'entrée vers les lieux sacrés de l'islam, traversant les califats omeyyade et abbasside jusqu'à la domination ottomane, accueillant toujours des pèlerins et des marchands venus de terres lointaines. Cette position de carrefour de routes a donné à la région un caractère plus ouvert et divers que le reste de l'Arabie.
Au début du vingtième siècle, le Hedjaz a connu une brève période en tant que royaume indépendant, à la tête de la Révolte arabe contre les Ottomans, avant d'être incorporé au territoire qui deviendrait l'Arabie saoudite en 1932. Cette histoire d'autonomie a laissé des traces dans la manière dont les Hijazis se perçoivent encore aujourd'hui comme un groupe à l'identité propre au sein du pays.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Arabie saoudite Non atteint
|
92,6%
|
9.774.000 |
Émirats arabes unis Non atteint
|
4,2%
|
442.000 |
Égypte Non atteint
|
1,9%
|
199.000 |
États-Unis Non atteint
|
0,8%
|
81.000 |
Jordanie Non atteint
|
0,3%
|
33.000 |
Qatar Non atteint
|
0,3%
|
30.000 |
La vie hijazie a historiquement gravité autour des villes portuaires et des routes de pèlerinage, ce qui a façonné un peuple plus cosmopolite que les autres régions du pays, habitué au passage de voyageurs, de marchands et de pèlerins venus de tout le monde musulman. Ce contact constant avec des étrangers a rendu les Hijazis plus ouverts aux coutumes extérieures que les familles de l’intérieur arabe, sans pour autant abandonner les liens traditionnels. Les familles ont tendance à maintenir des mariages au sein de leur propre cercle social, et la lignée ainsi que l’héritage se transmettent par le côté paternel, avec un profond respect pour l’hospitalité et l’honneur du nom de famille, des valeurs vécues au quotidien dans les villes où elles résident.
La foi islamique sunnite n’est pas seulement une religion chez les Hijazis, elle est le tissu même qui soutient l’identité régionale, d’autant plus forte qu’ils abritent La Mecque et Médine, destination de pèlerinage pour les musulmans du monde entier. Vivre là, c’est vivre au centre symbolique de l’islam, ce qui approfondit la fierté religieuse et le sentiment de responsabilité de préserver cette tradition.
La dévotion quotidienne s’exprime dans les prières, le jeûne et, surtout, dans la proximité constante avec les pèlerins, un rappel vivant et quotidien que la ville où ils habitent est sacrée pour des millions de personnes. Cette centralité spirituelle renforce la conviction que la foi islamique est inséparable du fait d’être hijazi.
L’arabe hijazi dispose aujourd’hui de portions du Nouveau Testament traduites et disponibles en texte et en audio, accessibles via des applications de lecture biblique. Malgré tout, la majeure partie du peuple n’a jamais eu contact avec ces portions, et l’habitude d’écouter la Parole dans cette variété spécifique de l’arabe, si proche de la langue du quotidien, est pratiquement inexistante en dehors de petits cercles.
Être hijazi, c’est pour la grande majorité être gardien des villes les plus sacrées de l’islam, et abandonner cette foi est perçu comme une rupture avec la famille, le clan et l’histoire même de la région. La proximité physique et symbolique avec La Mecque et Médine renforce une fierté religieuse qui laisse peu de place à l’écoute ouverte d’un autre message spirituel. Parler de Jésus en dehors des termes islamiques est généralement interprété comme une offense à la tradition, ce qui rend le premier contact rare et expose toute conversion à une forte pression sociale et familiale.
Comme dans tout grand centre urbain moderne, les familles hijazies font face à des défis communs à la vie contemporaine, parmi eux le rythme accéléré des villes et la pression pour maintenir les traditions au milieu des changements sociaux. Mais le manque le plus profond est spirituel : il n’existe presque aucune communauté chrétienne visible, aucun discipulat ni espace sûr pour qui commence à chercher des réponses en dehors de l’islam. Celui qui arrive à croire en Jésus le fait généralement seul, sans le soutien d’autres croyants à proximité, et doit reconstruire seul ce que signifie suivre Christ dans un environnement qui ne reconnaît pas cette possibilité.
Des portions du Nouveau Testament ont déjà été traduites en arabe hijazi et sont disponibles en texte et en audio via des applications de lecture biblique, un pas concret vers une Parole qui parle la langue du cœur de ce peuple. C’est un travail encore récent, mais qui ouvre la voie à ce que davantage de Hijazis trouvent un jour les Écritures dans la variété d’arabe qu’ils entendent et parlent tous les jours.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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