Peuple non atteint Frontière
Les Badhis hindous vivent principalement dans le nord de l’Inde, avec une présence plus importante en Himachal Pradesh, dans l’Haryana, l’Uttar Pradesh et le Rajasthan, ainsi qu’au Népal, où ils forment une part significative du groupe. Ils parlent hindi en Inde et népalais au Népal, et leur identité est façonnée par des siècles de tradition hindoue et par une place modeste dans la hiérarchie sociale du sous-continent.
L’origine du métier qui a donné son nom au peuple fait débat : certains disent que les Badhis étaient des artistes itinérants et des jongleurs, d’autres qu’ils fabriquaient des meules de pierre dans les zones rurales, et d’autres encore les identifient comme des tisserands de paniers. Ce mélange de mémoires montre un peuple qui a traversé les générations en s’adaptant à ce que la terre et la ville permettaient.
Aujourd’hui, de nombreux Badhis vivent de l’agriculture, du travail journalier informel et de métiers manuels comme la menuiserie, bien que la pauvreté continue de marquer une bonne partie des familles. Ils continuent de chercher une place et une dignité dans des sociétés qui ne reconnaissent pas toujours leur valeur.
L'histoire des Badhis se confond avec celle de tant de groupes de basse caste de l'hindouisme du nord de l'Inde, dont l'origine professionnelle a défini, au fil des siècles, la place de la famille dans la société. Le nom du peuple est lié à un métier traditionnel, même si les sources elles-mêmes ne s'accordent pas sur la nature de ce métier : divertissement itinérant, fabrication de meules de pierre ou travail du panier.
Avec le temps, les Badhis se sont répandus en Himachal Pradesh, dans l'Haryana, l'Uttar Pradesh et le Rajasthan, et une partie significative du peuple s'est également établie au Népal, où la frontière culturelle entre les deux pays est historiquement poreuse. Cette dispersion géographique aide à expliquer pourquoi ils parlent aujourd'hui des langues différentes selon le pays où ils se trouvent, tout en conservant un même tissu de coutumes et de croyances hindoues.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
66,9%
|
85.000 |
Népal Non atteint
|
33,1%
|
42.000 |
Le mariage chez les Badhis suit les pratiques hindoues traditionnelles : les parents négocient les unions de leurs enfants, et la famille du fiancé verse une dot à la famille de la fiancée. Ce n’est qu’après l’accomplissement des rituels hindous du mariage que le couple est considéré comme officiellement uni devant la communauté. Les Badhis conservent également la coutume d’une alimentation végétarienne, courante parmi divers groupes hindous du nord de l’Inde.
La vie quotidienne s’organise autour du travail manuel et de l’agriculture, et pour de nombreuses familles, le revenu est incertain, ce qui pousse certains à recourir à la mendicité en dernier recours. Le divorce, bien que non rare chez les Badhis, obéit à des règles strictes : si c’est l’épouse qui prend l’initiative de la séparation, le montant de la dot doit être restitué à la famille du mari, et celui qui divorce après 30 ans n’est pas autorisé à se remarier.
Les Badhis sont hindous, et leur foi est étroitement liée à la structure sociale qui organise les mariages, les métiers et les relations communautaires. La dévotion se tourne particulièrement vers des divinités de clan et de village, parmi lesquelles Kalimata, considérée comme la divinité protectrice de nombreuses familles badhis, ainsi que d’autres divinités locales vénérées selon la région où elles vivent.
Comme c’est le cas dans de nombreux groupes de caste du sous-continent indien, appartenir à un dieu ou à un temple spécifique est aussi une façon d’appartenir à la communauté badhi. Abandonner ces pratiques religieuses signifierait, pour de nombreuses familles, rompre avec le réseau social qui soutient le mariage, le travail et l’entraide dans les moments difficiles.
La Bible est entièrement traduite à la fois en hindi et en népalais, les deux langues parlées par les Badhis selon le pays où ils vivent. En hindi, il existe également le film JESUS et des enregistrements audio, ce qui élargit la portée du message même auprès de ceux qui ont peu accès à la lecture. Malgré cette disponibilité de ressources, le message ne semble pas encore avoir réellement atteint les familles badhis, qui restent, dans leur quasi-totalité, sans contact direct avec la foi chrétienne.
Chez les Badhis, l’identité hindoue est profondément liée à l’appartenance de caste et au réseau social qui garantit les mariages, le travail et le soutien dans les moments de besoin. Quitter cette structure religieuse reviendrait, en pratique, à risquer sa propre place dans la communauté. À cela s’ajoutent la pauvreté généralisée et la dispersion du peuple entre l’Inde et le Népal, ce qui rend difficile qu’un quelconque témoignage chrétien les atteigne de manière constante, et le résultat est un peuple ayant très peu, voire aucun, contact avec des disciples de Jésus.
La pauvreté est une réalité constante chez les Badhis, et le manque d’opportunités éducatives maintient de nombreuses familles prisonnières d’un cycle difficile à rompre, poussant certaines à dépendre de la mendicité pour survivre. Les règles strictes entourant le mariage et le divorce pèsent également sur les femmes et les familles dans des moments déjà fragilisés.
Sur le plan spirituel, le besoin le plus urgent est celui de personnes qui s’approchent des Badhis avec respect et dignité, disposées à vivre à leurs côtés et à partager le message de l’Évangile d’une manière qui ait du sens au sein de la culture hindoue dans laquelle ils vivent.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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