Mostafa Meraji - Wikimedia, CC BY-SA 4.0, via Joshua Project
Peuple non atteint Frontière
Les Mari sont l’une des tribus qui composent le peuple baloutche, occupant une région aride et montagneuse au nord-est du Baloutchistan, au Pakistan, entre les districts de Kohlu et Sibi. Comme d’autres clans baloutches, les Mari font remonter leur ascendance à Hazrat Ameer Hamza, oncle du prophète Mahomet, une lignée qui confère poids et honneur à l’identité de chaque famille au sein de la tribu.
Ils vivent selon des coutumes tribales qui leur sont propres, avec des vêtements et des ornements qui marquent l’appartenance au groupe, et entretiennent vivante une culture transmise surtout par la parole. Ils sont historiquement connus pour leur résistance : aux côtés de tribus voisines, ils ont affronté pendant des décennies la domination britannique dans la région, et cette mémoire d’autonomie et de courage demeure présente dans la façon dont les Mari se perçoivent aujourd’hui encore.
Les Mari descendent du tronc baloutche qui a migré et s'est établi au fil des siècles sur les terres de l'actuel Baloutchistan, au Pakistan, s'organisant comme l'une des dizaines de tribus qui composent ce peuple plus vaste. Ils se sont fixés dans la région aride entre Kohlu et Sibi, au nord-est du Baloutchistan, une zone qui en est venue à être identifiée à leur présence.
Pendant la période coloniale britannique, les Mari, aux côtés de la tribu voisine bugti, sont devenus un symbole de résistance armée : ils ont livré des dizaines d'affrontements contre les forces du Raj, allant jusqu'à les vaincre à plus d'une occasion. Cette histoire de lutte pour l'autonomie de leur propre terre a contribué à façonner l'identité tribale que les Mari portent encore aujourd'hui.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Pakistan Non atteint
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100%
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150.000 |
Les Mari organisent la vie autour du clan, qui règle les différends, définit les alliances et soutient l’identité de chaque famille au sein de la tribu. Traditionnellement semi-nomades, beaucoup vivent encore de l’élevage de moutons, de chèvres et de chameaux, se déplaçant à travers le paysage aride des hauts plateaux à la recherche de pâturages et d’eau.
La tenue vestimentaire suit le modèle tribal baloutche : les hommes portent des chemises longues et des pantalons amples, tandis que pour les femmes, les ornements dorés, comme les bracelets et les colliers, portent une grande valeur sociale. Le savoir du peuple n’est pas écrit : il se transmet de génération en génération par la parole, souvent à travers les berceuses qu’une mère chante à son enfant.
Les Mari sont musulmans, et l’islam est profondément entrelacé avec l’identité tribale et l’ascendance qui remonte à la famille du prophète Mahomet. Appartenir à la tribu et professer cette foi sont, en pratique, la même chose aux yeux de la communauté, et cette fusion donne à la croyance islamique un poids qui dépasse la sphère personnelle.
La transmission de la foi suit le même chemin que toute la culture mari : l’oralité. Enseignements religieux et traditions se mêlent dans les histoires racontées près du feu et dans les chants que les mères entonnent pour leurs enfants, renforçant à chaque génération le lien entre croyance et appartenance au clan.
Le balouchi oriental, parlé par les Mari, appartient à un ensemble de dialectes sans forme écrite standardisée et largement répandue au sein de la tribu. Il existe aujourd’hui des portions des Écritures en balouchi, mais leur portée atteint surtout les zones urbaines du Baloutchistan, rarement les régions plus isolées où vivent les Mari. L’oralité qui soutient toute la culture mari, y compris les berceuses par lesquelles les mères transmettent les traditions, laisse penser que la Parole parlée et chantée peut atteindre là où le texte écrit ne parvient pas encore.
Chez les Mari, être baloutche et être musulman sont une seule et même chose : abandonner l’islam est perçu comme trahir non seulement la foi, mais le clan et la lignée qui remonte à Hazrat Ameer Hamza, oncle du prophète Mahomet. Le relief aride et montagneux du nord-est du Baloutchistan isole les communautés mari des routes les plus fréquentées, rendant difficile toute approche constante. La force du code tribal, qui régit tout, des différends aux mariages, laisse peu de place à un changement de croyance vécu ouvertement.
La vie dans la région aride du nord-est du Baloutchistan exige une adaptation constante : l’eau et les pâturages rares font de la subsistance du troupeau un défi permanent pour ceux qui dépendent de l’élevage. L’éloignement des grands centres signifie aussi moins d’accès à la santé et à l’éducation formelle.
Sur le plan spirituel, les Mari manquent presque totalement de tout témoignage chrétien proche : il n’existe aucune communauté de foi connue au sein de la tribu, et la Parole de Dieu dans leur propre langue n’atteint encore que peu d’entre eux. Un peuple qui fait tant confiance à la parole parlée a besoin, avant tout, de quelqu’un prêt à raconter l’histoire de Jésus de la manière dont les Mari savent déjà écouter et garder ce qui leur est dit.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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