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Peuple non atteint Frontière
Les Rind forment l’une des branches les plus anciennes et les plus connues du peuple baloutche, présentes aujourd’hui surtout au Baloutchistan pakistanais, avec des familles également dans le Sind, le Pendjab et le Khyber Pakhtunkhwa. Ils parlent le balouchi méridional et portent avec fierté un nom lié à des siècles d’histoire tribale dans la région.
Leur identité est née comme une confédération guerrière qui, il y a des siècles, a disputé terres et influence à des tribus voisines dans le rude paysage de montagnes rocheuses et de vallées arides du Baloutchistan. De cette mémoire sont nées des ballades et des poèmes que les Rind récitent encore comme partie de leur identité.
Aujourd’hui, partagés entre la campagne et les grandes villes, les Rind conservent un fort sens de la lignée et de l’appartenance au clan, des valeurs qui ont traversé les générations malgré les frontières modernes et une vie de plus en plus urbaine.
Les Rind se considèrent comme descendants de Rind Khan, l'un des fils de Jalal Khan, considéré comme l'ancêtre commun des principales branches du peuple baloutche. Au XVe siècle, sous la conduite du légendaire Mir Chakar Rind, ils sont devenus une confédération puissante au Baloutchistan, mais sont entrés dans un long et sanglant conflit contre la tribu lashari, se disputant pâturages et prestige.
Après des décennies de guerre, une partie des Rind a quitté le Baloutchistan pour s'installer plus à l'est, au Pendjab, au début du XVIe siècle. Ce mouvement a dispersé le peuple dans les régions où il vit encore aujourd'hui, portant toujours la mémoire de ses chefs et de ses batailles comme marque d'identité.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Pakistan Non atteint
|
100%
|
1.264.000 |
La vie s’organise autour du clan et de la terre : de nombreuses familles cultivent le peu de sol fertile des plaines ou élèvent des chèvres et du bétail, composant sans cesse avec le manque d’eau qui marque le paysage aride du Baloutchistan. L’honneur du groupe et la loyauté entre proches continuent d’organiser les décisions, les différends et les alliances, héritage direct de l’époque où les Rind formaient une confédération de guerriers.
L’hospitalité envers le visiteur et le respect des anciens restent centraux, tout comme la poésie et les ballades héroïques encore récitées aujourd’hui lors des fêtes et des réunions de famille, gardant vivante la mémoire de leurs grands chefs.
Les Rind sont musulmans sunnites, et la foi islamique est profondément mêlée à la fierté d’appartenir au clan et à l’histoire des grands chefs baloutches du passé. La pratique religieuse quotidienne se mêle à d’anciennes coutumes tribales, transmises avec la foi de génération en génération, façonnant les fêtes, les mariages et la manière dont les anciens sont honorés.
Suivre l’islam n’est pas seulement un choix personnel, mais fait partie de ce que signifie être Rind et être baloutche : honorer les ancêtres, le clan et la communauté va de pair avec honorer la religion que tous professent, et peu remettent en question cet héritage partagé.
Le Nouveau Testament a déjà été traduit en balouchi méridional, la langue de la majorité des Rind, mais la Bible complète n’existe pas encore dans cette langue. Là où l’Écriture parvient, elle se heurte à un fort taux d’analphabétisme et à l’éloignement des centres de distribution, ce qui rend la Parole écrite chose rare dans le quotidien des familles. Peu de Rind ont déjà eu l’occasion d’entendre ou de lire ne serait-ce qu’un passage des Écritures dans leur propre langue.
Chez les Rind, être baloutche et être musulman ne font qu’un : abandonner l’islam est perçu comme trahir le clan et la mémoire des ancêtres. La région aride et isolée où ils vivent, loin des grands centres, rend l’accès difficile à tout messager de l’Évangile, et l’absence presque totale d’églises ou d’autres croyants locaux fait du premier contact avec Jésus quelque chose de très rare.
Le manque d’eau dans la région où ils vivent rend l’agriculture et l’élevage constamment difficiles, et de nombreuses familles peinent à assurer une subsistance stable tout au long de l’année. Les terres fertiles sont rares, et le climat aride du Baloutchistan exige un effort constant pour maintenir en vie troupeaux et cultures. À côté des besoins matériels, il existe un manque encore plus grand : presque aucun Rind ne connaît quelqu’un qui suit Jésus, et les rares qui viendraient à croire auraient besoin d’accueil, de discipulat et de communauté pour ne pas affronter ce chemin seuls.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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