Peuple non atteint Frontière
Les Bania kasaundhan sont un sous-groupe de la caste marchande Bania, traditionnellement lié au commerce, au prêt d’argent et aux activités financières dans le nord de l’Inde. Leur origine est associée au Gujarat et au Rajasthan, d’où la vaste caste Bania s’est répandue au fil des siècles vers d’autres États, et aujourd’hui la communauté kasaundhan est concentrée surtout en Uttar Pradesh et au Rajasthan, avec une présence également au Madhya Pradesh, au Bengale occidental, en Assam, au Maharashtra et une petite partie au Népal.
Appartenant à la varna vaishya, la troisième des quatre grandes castes de l’hindouisme, les Bania kasaundhan ont bâti au fil des générations une réputation liée au commerce, à la gestion de l’argent et au calcul, des compétences enseignées aux enfants dès le plus jeune âge à la maison. Ils parlent majoritairement hindi, bien que le bhojpuri soit également présent parmi eux, surtout au Népal.
Leur identité est marquée par la combinaison entre appartenance de caste, tradition commerciale et dévotion religieuse, des éléments qui vont de pair dans la vie quotidienne de la communauté.
Les Bania kasaundhan descendent de la vaste caste Bania, dont le nom dérive du terme sanskrit pour marchand et dont les racines les plus anciennes remontent au Gujarat et au Rajasthan, berceau d'une tradition marchande qui s'est répandue dans le nord de l'Inde au fil des millénaires.
Avec le temps, des familles kasaundhan se sont établies solidement en Uttar Pradesh et au Rajasthan, ainsi que dans d'autres régions de l'Inde et du Népal, emportant avec elles des réseaux commerciaux et des pratiques religieuses qui ont contribué à préserver la cohésion du groupe même loin de sa terre d'origine.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
99,6%
|
528.000 |
Népal Non atteint
|
0,4%
|
2.300 |
Les Bania kasaundhan sont historiquement reconnus pour le commerce, le prêt d’argent et les activités liées à la finance : beaucoup exercent encore aujourd’hui comme commerçants, banquiers, avocats, juges ou enseignants, perpétuant une vocation transmise de génération en génération. Dès le plus jeune âge, les enfants apprennent les mathématiques appliquées et la logique de négociation qui soutient les affaires familiales, une formation qui façonne aussi bien la vie professionnelle que les valeurs domestiques.
La vie sociale gravite autour de la caste et de ses réseaux de parenté, qui orientent les mariages, les affaires et le soutien mutuel. Comptant parmi les groupes ayant le plus de poids économique en Inde dans bien des cas, les Bania occupent une position de commerçants dans la hiérarchie des castes hindoues, ce qui les amène historiquement à valoriser l’éducation et la réforme sociale comme voies d’ascension et de reconnaissance.
Les Bania kasaundhan sont hindous, et leur dévotion reflète de façon marquée leur vocation commerciale : Ganesh, associé à la suppression des obstacles, et Lakshmi, déesse de la prospérité, comptent parmi les divinités les plus vénérées dans les foyers et les commerces de la communauté. Beaucoup vouent aussi une dévotion à Vishnu et à Shrinathji, formes populaires de bhakti dans le nord de l’Inde.
Une partie des Bania suit le jaïnisme, une tradition qui partage une origine historique avec l’hindouisme et renforce des principes comme la non-violence et la discipline éthique dans les affaires. Pour la majorité, cependant, la foi hindoue est si étroitement liée à l’identité de caste que pratiquer une autre religion est perçu comme une rupture avec sa propre communauté.
L’hindi, langue majoritaire parmi les Bania kasaundhan, dispose déjà des Écritures complètes depuis plus de deux siècles, et le bhojpuri, également parlé par la communauté, dispose de la Bible complète et du film Jésus. Mais avoir la Bible disponible dans la langue ne signifie pas que le peuple la connaisse : comme la foi et le commerce de la famille sont profondément entrelacés à l’identité hindoue, peu de Bania kasaundhan ont déjà lu ou entendu le texte biblique à un moment de leur vie.
Être Bania kasaundhan, c’est appartenir à une caste à l’identité religieuse et sociale très bien définie : l’hindouisme n’est pas seulement une foi, mais le tissu qui soutient les affaires familiales, les alliances matrimoniales et la réputation devant la communauté marchande. Abandonner cette foi est perçu comme une rupture avec le propre réseau de confiance qui garantit la réussite en affaires, ce qui expose le converti à l’isolement social et à la perte de liens essentiels pour la vie quotidienne et professionnelle.
Comme dans d’autres castes marchandes, la réussite matérielle des Bania kasaundhan ne se traduit pas toujours par une plénitude spirituelle : la communauté manque d’un témoignage chrétien vivant et d’exemples concrets de foi en Jésus au sein de son propre réseau social et familial. Peu ont un quelconque contact personnel avec un chrétien ou une église locale, ce qui rend la communauté pratiquement non atteinte alors même qu’elle vit au sein d’une Inde où la présence chrétienne existe dans d’autres régions.
Il y a aussi besoin d’un discipulat culturellement sensible, qui respecte la vocation commerciale et les liens de caste de la famille, sans exiger que le Bania kasaundhan abandonne son identité pour suivre Christ.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de PrièreCréez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.