Peuple non atteint Frontière
Les bania khatri forment une caste marchande d’Asie du Sud, présente surtout dans l’est de l’Inde, avec des familles également au Bangladesh et au Népal. Ils vivent principalement au Bengale occidental, au Bihar et au Jharkhand, où ils parlent bengali au quotidien, tandis que ceux qui se trouvent au Népal parlent maithili.
Le nom réunit deux traditions : bania, mot lié au commerce, et khatri, un groupe historiquement associé à l’administration et à la protection de l’ordre social hindou. De cette fusion est né un peuple connu pour sa vocation pour les affaires, pour l’importance accordée à l’éducation et pour des générations consacrées au commerce, à la finance et au droit.
Même loin de leur terre d’origine, ils gardent des liens familiaux et communautaires forts, et la réputation d’honnêteté en affaires reste une part centrale de l’identité du peuple.
Les khatri sont originaires du Pendjab, région du nord-ouest du sous-continent indien, d'où ils se sont répandus au fil des siècles vers d'autres régions de l'Inde, notamment l'est du pays, où vivent aujourd'hui de nombreuses familles bania khatri. Historiquement liés à l'administration et à la défense de l'ordre hindou, de nombreux khatri se sont rapprochés avec le temps des castes marchandes bania, unissant la tradition de commandement à la vocation commerciale.
La partition du sous-continent en 1947 a apporté une nouvelle douleur à ces familles : les khatri du Pendjab divisé ont dû abandonner des terres ancestrales et tout recommencer dans d'autres régions de l'Inde, loin de la terre de leurs ancêtres.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
98,3%
|
215.000 |
Bangladesh Non atteint
|
1,2%
|
2.700 |
Népal Non atteint
|
0,5%
|
1.000 |
Le commerce et la finance restent au centre de la vie bania khatri. Dès leur plus jeune âge, les enfants apprennent des notions de calcul, de négociation et de gestion de l’argent, et il est courant que les affaires familiales se transmettent de génération en génération. Beaucoup poursuivent aussi des carrières dans le droit, l’administration publique et l’éducation, reflétant la haute valeur accordée aux études.
La roupie, monnaie de l’Inde, revêt un sens presque sacré pour ce peuple : des pièces anciennes sont conservées et utilisées lors de cérémonies religieuses liées à la prospérité. Les liens familiaux et communautaires demeurent le fondement de la confiance qui soutient les affaires, souvent scellées par un simple accord verbal entre des familles qui se connaissent depuis des générations.
Presque tous les bania khatri sont hindous, et leur foi s’exprime d’une manière qui reflète la vocation commerciale du peuple : Lakshmi, déesse de la richesse, et Ganesh, qui écarte les obstacles, comptent parmi les divinités les plus vénérées dans les foyers et les affaires. Prospérer est vu comme un signe de bénédiction divine, et une part des revenus est souvent donnée aux temples et à des causes religieuses.
L’ascendance khatri ajoute une autre couche à cette foi : pendant des siècles, le groupe s’est perçu comme gardien de l’ordre et du dharma hindou, ce qui renforce encore aujourd’hui un fort sens du devoir moral et de l’honneur lié à l’identité religieuse et de caste.
Le bengali, langue de la majeure partie du peuple, et l’hindi, largement utilisé parmi eux, disposent de la Bible complète depuis des décennies, et le maithili, parlé par ceux qui vivent au Népal, a le Nouveau Testament traduit. L’Écriture existe donc dans la langue du cœur de la grande majorité des bania khatri, mais elle circule peu au sein d’un peuple dont la vie tourne autour du temple, de la famille et du commerce, et non de la lecture de la Bible.
Pour les bania khatri, être hindou et appartenir à la caste sont des éléments inséparables de leur propre identité : abandonner cette foi est perçu comme une rupture avec la famille, avec le réseau d’affaires et avec l’honneur construit au fil des générations. La réussite matérielle du peuple renforce cette vision du monde, car la prospérité est lue comme la confirmation que les dieux traditionnels les bénissent déjà, ce qui laisse peu de place pour entendre un autre message. À cela s’ajoute l’absence quasi totale de tout témoignage chrétien au sein de ce cercle social fermé.
Comme tout peuple, les bania khatri ont besoin de relations authentiques qui dépassent l’intérêt commercial, d’amitiés qui ne demandent rien en retour. La quête constante de sécurité financière et de statut, si présente dans la culture du groupe, révèle une soif plus profonde de sens que les affaires seules ne peuvent combler.
Ceux qui, au sein de ce peuple, décident un jour de suivre Jésus tendent à affronter l’isolement, sans autres chrétiens à proximité et sans communauté pour accompagner leurs premiers pas de foi : c’est aujourd’hui le besoin le plus urgent, un témoignage et un discipulat au sein même de l’environnement familial et commercial des bania khatri.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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