Peuple non atteint Frontière
Les Baris sont un peuple hindou du nord et du centre de l’Inde, présent aussi au Népal, traditionnellement lié à la confection d’ustensiles en feuilles et à la culture des feuilles de bétel. Ils se répartissent dans des États comme l’Uttar Pradesh, le Bihar, le Maharashtra et le Madhya Pradesh, chaque région ayant sa propre langue du quotidien, hindi, avadhi, marathi, bhojpuri, entre autres, signe que l’identité bari se façonne davantage par l’activité et la caste que par un territoire unique.
C’est un peuple à la fois urbain et rural : beaucoup vivent encore du métier hérité de leurs ancêtres, tandis que d’autres ont migré vers les villes pour chercher du travail comme conducteurs de rickshaw, chauffeurs ou tailleurs. Au sein du système des castes hindou, les Baris occupent une place considérée comme pure, mais modeste, ce qui façonne les relations sociales, les mariages et les opportunités.
C’est un peuple nombreux, mais pratiquement inconnu de l’Évangile, vivant sa foi et son quotidien à l’ombre des grands centres urbains et agricoles de l’Inde.
L'origine des Baris remonte aux anciennes castes artisanes de l'Inde, liées à la production de plats et de gobelets en feuilles utilisés dans les temples et les cérémonies, un métier qui leur a valu une place reconnue, bien que modeste, dans la hiérarchie sociale hindoue. Au fil des siècles, le groupe s'est répandu dans différentes régions du sous-continent, s'adaptant aux langues et coutumes locales sans perdre le nom et l'identité de caste qui les unit.
Avec l'urbanisation de l'Inde moderne, une partie du peuple a quitté le métier traditionnel des feuilles pour travailler dans le transport, la couture et les services urbains, tout en conservant les liens de clan et les alliances matrimoniales qui ont toujours organisé leur vie communautaire.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
98,5%
|
667.000 |
Népal Non atteint
|
1,5%
|
10.000 |
Les moyens de subsistance varient beaucoup selon la région : à l’ouest du Maharashtra, beaucoup cultivent des feuilles de bétel ; dans les zones rurales du Rajasthan, ils fabriquent des plats et des gobelets en feuilles, des sièges en paille et d’autres articles artisanaux ; au Bihar, il est courant de voir des Baris porter des lampes lors des fêtes et des mariages. La plupart des familles ne possèdent pas de terre propre et vivent de petits travaux agricoles contractés auprès de propriétaires locaux.
Dans les villes, une bonne partie de la communauté vit en conduisant des rickshaws, des véhicules ou en travaillant comme tailleurs, souvent dans des conditions de vie modestes. Au quotidien, les Baris suivent les habitudes alimentaires hindoues, évitant le bœuf et privilégiant le riz, le blé, les légumes et les fruits dans les repas familiaux.
Les Baris sont des hindous pieux, vouant un culte à des divinités centrales comme Shiva, Vishnou et Rama, tout en célébrant avec enthousiasme des fêtes comme Holi, Divali et Dussehra, qui marquent le calendrier social et spirituel de la communauté. La pratique religieuse est étroitement liée au quotidien : rituels domestiques, offrandes et cérémonies de mariage suivent la tradition hindoue, et les morts sont incinérés, les cendres étant portées à une rivière, selon la coutume.
Appartenir à la caste bari signifie aussi occuper une place reconnue, bien que modeste, dans l’ordre social hindou, ce qui renforce la foi comme faisant partie de l’identité même du groupe, et non comme une simple croyance personnelle.
Comme les Baris parlent des langues différentes selon la région où ils vivent, hindi, avadhi, marathi, bhojpuri et d’autres, l’accès à l’Écriture dépend de la langue que chaque famille utilise au quotidien. Dans les langues les plus parlées par le groupe en Inde, la Bible complète existe déjà, et au Népal, où vit aussi une partie du peuple, le Nouveau Testament circule déjà. Malgré cela, l’écart entre le texte disponible et le peuple bari reste grand : peu ont eu un contact direct avec les Écritures ou entendu l’Évangile de façon compréhensible au sein de leur propre culture et caste.
Être bari, c’est être profondément enraciné dans l’hindouisme, tant par la foi que par la position de caste, ce qui fait de la conversion une rupture non seulement religieuse, mais aussi sociale et familiale. La dispersion du peuple à travers plusieurs États, chacun avec sa langue prédominante, complique un travail d’évangélisation unifié et exige un témoignage adapté à chaque contexte linguistique. À cela s’ajoute l’absence quasi totale d’églises ou de communautés chrétiennes au sein même du groupe, ce qui fait du premier contact avec l’Évangile un événement rare, sans appui de relations ou de repères au sein de la communauté bari.
De nombreuses familles baris vivent d’un travail manuel et artisanal dans des conditions modestes, surtout dans les villes, où elles exercent des métiers comme conducteur de rickshaw ou tailleur pour survivre. Il existe un besoin réel de dignité dans le travail, d’opportunités éducatives et de stabilité économique pour des familles qui dépendent de revenus incertains.
Sur le plan spirituel, le manque est encore plus grand : il n’existe pratiquement aucune communauté chrétienne bari, aucun accompagnement ni soutien pour quiconque s’approcherait de Jésus, ce qui laisse tout nouveau croyant extrêmement vulnérable et seul.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de PrièreCréez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.