Peuple non atteint Frontière
Les Basor sont un peuple indien traditionnellement lié au travail du bambou, dispersé surtout dans le Madhya Pradesh, le Tamil Nadu, l’Uttar Pradesh, le Telangana et le Rajasthan. Le nom lui-même vient du hindi “bans”, bambou, rappelant le métier qui a défini leur place dans la société pendant des générations : tisser des paniers, des nattes et d’autres ustensiles vendus sur les marchés et foires locales.
Reconnus comme caste répertoriée dans une grande partie de l’Inde, les Basor portent une identité façonnée à la fois par le métier et par la place qu’ils occupent dans la hiérarchie sociale, historiquement associée à des communautés de moindre prestige, avec un accès limité à l’éducation et à la terre.
Ils parlent majoritairement hindi, mais aussi tamoul, télougou, kannada, marathi et d’autres langues de la région où ils vivent, reflétant la dispersion du peuple dans différents États indiens. Cette diversité linguistique et géographique coexiste avec un fil commun d’identité : le métier du bambou et les liens de caste qui traversent les générations.
L'origine des Basor est associée au travail du bambou, métier qui a donné son nom au peuple et façonné sa place dans la société indienne pendant des siècles. Aussi appelés bansphor ou burud selon la région, ils forment une caste dédiée à la vannerie et à la confection d'ustensiles domestiques, avec un noyau historique réparti dans les districts de l'Uttar Pradesh et du Madhya Pradesh.
Avec le temps, le peuple s'est aussi dispersé vers le Tamil Nadu, le Telangana et le Rajasthan, entre autres États. Cette dispersion géographique a entraîné l'adoption de langues locales, mais le métier ancestral et la position dans la structure des castes sont restés des marques d'identité partagée entre les différents groupes basor.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
967.000 |
Pendant des générations, les Basor ont vécu du travail manuel du bambou : paniers, nattes, meubles et autres ustensiles domestiques, vendus sur les marchés et foires locales. De nombreuses familles pratiquent encore ce métier, vivant généralement en périphérie des villages et des villes où elles trouvent la matière première et l’espace pour travailler. La famille organise la vie sociale autour de la communauté proche, avec des parents vivant les uns près des autres et se soutenant mutuellement dans les difficultés du quotidien.
La communauté est organisée en clans, le mariage étant permis entre clans différents mais maintenu au sein du même peuple, et des conseils traditionnels de caste, dirigés par un chef héréditaire dans chaque localité, règlent les différends internes. Les jeunes générations recherchent de plus en plus des emplois formels en dehors du métier ancestral, à la recherche d’une stabilité que le travail artisanal ne garantit pas toujours.
Les Basor sont hindous, célébrant les principales fêtes du calendrier hindou comme Dussehra, Diwali, Holi et Sankranti, et vénérant des divinités comme Durga, Shiva et Kali. La foi est entrelacée avec l’identité de caste et de famille : pratiquer l’hindouisme fait partie de ce que signifie appartenir à la communauté basor, non pas seulement un choix personnel, mais un signe visible de loyauté envers la lignée et la place que le peuple occupe dans la société indienne.
Dans les moments de maladie, de difficulté ou d’affliction spirituelle, certaines familles ont recours à des guérisseurs et des spécialistes rituels locaux en quête de protection et d’orientation. Cette combinaison de foi, de coutume et d’organisation sociale rend l’identité religieuse basor vécue collectivement, et non seulement dans les temples ou lors de rituels isolés.
Le hindi, langue la plus parlée parmi les Basor, dispose d’une Bible complète depuis plus de deux siècles, en texte imprimé, audio, vidéo et applications mobiles, parmi les langues disposant des ressources bibliques les plus riches au monde. Malgré cela, pour de nombreuses familles basor, l’Écriture reste éloignée du quotidien : la routine du travail manuel, le faible niveau de scolarisation dans certaines régions et le manque de quelqu’un pour la présenter de façon compréhensible pèsent plus que l’absence du texte lui-même. Ceux qui parlent tamoul, télougou, kannada ou marathi comme première langue ont encore une distance supplémentaire à franchir.
Être basor, c’est, pour l’immense majorité, être hindou par héritage de caste et de famille : abandonner cette identité religieuse est perçu comme une rupture avec sa propre lignée et avec la place que la communauté occupe dans la société. La situation de caste répertoriée et la dépendance au métier traditionnel pour la subsistance rendent tout changement de foi un risque social élevé, capable de coûter le soutien de la famille élargie et du conseil communautaire. À cela s’ajoute la quasi-absence d’églises locales et de chrétiens dans leur propre langue et voisinage, ce qui rend le premier contact avec l’évangile rare même dans les États où les Basor sont les plus nombreux.
De nombreuses familles basor font face à la pauvreté, à l’instabilité du travail et à un accès limité à l’éducation, réalité aggravée par la position que la caste occupe historiquement dans la société indienne. La dépendance à un métier artisanal de plus en plus sous pression du marché moderne laisse beaucoup sans alternative stable de subsistance, tandis que la discrimination sociale complique encore l’accès aux opportunités de base.
Au-delà de la vie matérielle, il manque au peuple basor quelqu’un pour lui présenter l’évangile de façon compréhensible et dans sa propre langue et culture : il existe un besoin réel de discipulat, de communauté chrétienne locale et de frères qui marchent aux côtés des premiers qui décideront de suivre Jésus, les soutenant face au coût social de ce choix.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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