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Peuple non atteint Frontière
Les beni amer sont un peuple pastoral de la Corne de l’Afrique, né de la rencontre historique entre les beja, anciens habitants du désert situé entre le Nil et la mer Rouge, et les tigréens, venus des hautes terres de l’actuelle Érythrée. Ils vivent dispersés entre le Soudan et l’Érythrée, se déplaçant avec leurs troupeaux de chameaux, de bovins, de chèvres et de moutons selon la disponibilité de l’eau et des pâturages, bien que beaucoup se soient mis à cultiver la terre au cours des dernières générations. La société est organisée en clans, avec une hiérarchie ancienne qui façonne encore les relations de parenté et d’autorité. Ils parlent principalement le tigré, ainsi que le beja et l’arabe, et sont musulmans, la foi islamique étant profondément liée à l’identité de clan. Il n’y a pratiquement pas de chrétiens parmi eux, ce qui fait de ce peuple l’un des moins atteints par l’évangile dans la région.
Les beni amer sont apparus vers le XIVe siècle de la rencontre entre les beja, anciens habitants du désert situé entre le Nil et la mer Rouge, et les tigréens, venus des hautes terres de l'actuelle Érythrée. Au XVIe siècle, ils ont gagné en importance politique lorsque leur chef s'est allié à d'autres peuples de la région pour affronter des gouvernants locaux, donnant naissance à une lignée dirigeante qui a façonné l'organisation sociale du groupe pendant des générations.
Avec le temps, ils se sont établis dans des zones qui traversent aujourd'hui la frontière entre le Soudan et l'Érythrée, conservant, malgré la division politique moderne, un même tissu de parenté, de langue et de coutumes qui traverse les deux pays.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Soudan Non atteint
|
62,5%
|
471.000 |
Érythrée Non atteint
|
37,5%
|
283.000 |
Traditionnellement pastoraux, les beni amer élèvent des chameaux, des bovins, des chèvres et des moutons, se déplaçant selon la disponibilité de l’eau et des pâturages entre le Soudan et l’Érythrée. Ces dernières générations, beaucoup se sont aussi mis à cultiver la terre, sans pour autant abandonner totalement les troupeaux qui continuent de définir le statut et la richesse au sein de la communauté.
La vie sociale s’organise autour du clan et d’une structure hiérarchique ancienne, avec une lignée dirigeante et d’autres groupes qui lui sont liés par des liens historiques de dépendance. Les mariages entre cousins et le versement de biens à la famille de la mariée restent courants, et l’hospitalité, régie par un code coutumier propre, est considérée comme une obligation sacrée entre les clans.
Les beni amer sont musulmans, convertis à l’islam entre le XVe et le XIXe siècle par le contact avec des marchands arabes puis, plus tard, par des mouvements soufis qui se sont répandus dans le nord-est de l’Afrique. La foi islamique est aujourd’hui au cœur de l’identité du peuple, unie à la structure de clan et à la mémoire de son origine.
Comme chez d’autres peuples de la région, la pratique quotidienne mêle les préceptes islamiques à des croyances et coutumes traditionnelles plus anciennes, dans un islam vécu de façon populaire, lié à des rituels de protection, de chance et d’appartenance communautaire autant qu’à la doctrine formelle.
Le tigré, parlé par une bonne partie des beni amer aux côtés du beja et de l’arabe, possède la Bible complète depuis des décennies, publiée en écriture éthiopienne. Pourtant, le texte circule peu au sein d’un peuple de tradition majoritairement orale, dispersé dans des zones pastorales et sans communauté chrétienne propre pour le transmettre en tigré. La distance entre l’Écriture disponible et la vie quotidienne du peuple reste le plus grand défi.
Chez les beni amer, être musulman fait partie intégrante de l’identité de clan et de famille : abandonner l’islam est perçu comme une rupture avec son propre peuple, pas seulement avec une religion. La hiérarchie sociale, avec une caste dominante et des groupes subordonnés, renforce la cohésion autour de la foi héritée, et les déplacements constants entre le Soudan et l’Érythrée compliquent tout rapprochement suivi. À cela s’ajoute l’absence quasi totale d’églises ou de communautés chrétiennes dans la région où ils vivent, ce qui rend rare même le premier contact avec l’évangile.
En tant que peuple pastoral confronté à des sécheresses récurrentes et à l’instabilité de la région où il vit, les beni amer ont des besoins concrets en eau, en terres fertiles et en sécurité alimentaire pour leurs troupeaux et leurs familles, ainsi qu’en accès à la santé et à l’éducation dans les zones reculées où ils se déplacent entre le Soudan et l’Érythrée. L’absence de toute communauté chrétienne locale signifie aussi que, pour les rares personnes qui viendraient à connaître Jésus, la compagnie dans la foi, le discipulat et un lieu sûr pour grandir spirituellement feraient défaut, sans courir le risque de l’isolement au sein de leur propre peuple.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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