Peuple non atteint Frontière
Les bhoi kharot forment l’une des branches du vaste peuple bhoi, réparti dans différents États de l’Inde et aussi au Népal. Traditionnellement liés au travail manuel et à des métiers comme l’agriculture, la pêche et le transport de l’eau, les bhoi occupent depuis des générations une place modeste dans la hiérarchie sociale hindoue.
Parmi les divers groupes bhoi, les kharot se distinguent par un détail qui change leur position dans la communauté : ils sont, pour une bonne part, propriétaires de la terre qu’ils cultivent. Cette possession, bien que modeste, les place à un niveau plus stable que d’autres branches du même peuple, comme celles qui travaillent le cuir et qui, de ce fait, font face à un rejet social plus fort.
Locuteurs du hindi, les bhoi kharot maintiennent une identité marquée par le lien à la terre, le travail agricole et une vie communautaire organisée autour du village.
Le peuple bhoi remonte à des communautés traditionnellement associées au travail manuel en Inde, historiquement classées parmi les castes de position inférieure dans la société hindoue. Autrefois peuple à vie nomade, les bhoi kharot se sont progressivement fixés à la terre, et ce passage à une culture stable a contribué à façonner leur identité actuelle d'agriculteurs, dont beaucoup sont propriétaires des terres qu'ils travaillent. Locuteurs du hindi, ils sont aujourd'hui présents dans différentes régions de l'Inde, avec une plus forte concentration en Uttar Pradesh, ainsi qu'au Népal.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
96,4%
|
190.000 |
Népal Non atteint
|
3,6%
|
7.000 |
Autrefois peuple nomade, les bhoi kharot vivent aujourd’hui surtout du travail de la terre. Dans la plupart des États indiens où ils sont présents, ils cultivent le sol ; au Gujarat, beaucoup pêchent aussi ou transportent de l’eau. Ce qui distingue les kharot des autres branches du peuple bhoi, c’est la possession de la terre : ce ne sont pas des familles riches, mais elles sont en général propriétaires du sol qu’elles cultivent, ce qui leur assure une place plus stable dans la vie sociale que celle des communautés bhoi sans terre propre.
Cette relation à la terre façonne le quotidien des familles, organisées autour du travail agricole et des obligations de la vie villageoise. La caste occupe une place bien définie au sein de la hiérarchie sociale hindoue, et le respect de cette place oriente les mariages, les métiers et les relations de voisinage.
Les bhoi kharot sont hindous, et leur foi s’exprime surtout dans la vie domestique : chaque famille rend un culte à ses propres divinités, recherchant protection et prospérité pour le foyer et la récolte. Rituels et offrandes font partie du quotidien, entrelacés au travail de la terre et aux fêtes du calendrier hindou, selon un cycle qui accompagne les semailles et la moisson tout au long de l’année.
Cette foi domestique soutient aussi la position de la famille au sein de la caste : accomplir les rites traditionnels est à la fois un acte religieux et une manière de préserver la place que la communauté occupe dans la hiérarchie sociale environnante, renforçant les liens entre les familles bhoi kharot d’un même village.
Les bhoi kharot parlent principalement le hindi, une langue qui dispose d’une traduction complète de la Bible et d’une large disponibilité de films, d’enregistrements audio et d’applications bibliques, des ressources accessibles par téléphone ou ordinateur à quiconque a déjà accès à cette langue. Leur distance par rapport à l’Évangile ne vient donc pas d’un manque d’Écriture traduite, mais de l’absence quasi totale de contact personnel avec quelqu’un qui connaît et vit déjà le message de Jésus.
L’identité des bhoi kharot est liée à l’hindouisme populaire, pratiqué à la maison et dans la communauté à travers le culte des divinités familiales. Rompre avec cette pratique, c’est rompre avec la famille elle-même et avec la place que le clan occupe dans le voisinage. Comme il n’existe, à notre connaissance, aucun disciple de Jésus parmi eux, il manque aussi le premier exemple vivant de foi chrétienne au sein même du peuple : quiconque veut connaître l’Évangile doit l’entendre de quelqu’un de l’extérieur, ce qui aujourd’hui n’arrive presque jamais.
Comme beaucoup de communautés liées à des castes de travail manuel, les bhoi kharot font face à des limitations de mobilité sociale et dépendent entièrement de la terre et du climat pour subvenir aux besoins de la famille. Il n’existe, à notre connaissance, aucune communauté chrétienne parmi eux, ce qui signifie que l’expérience d’une église locale, d’un discipulat ou de frères dans la foi sur qui compter fait totalement défaut. Le plus grand besoin spirituel de ce peuple est justement celui-là : que quelqu’un soit disposé à franchir cette distance et à présenter Jésus de façon compréhensible au sein même de sa culture.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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