Peuple non atteint Frontière
Les Bhumihars forment un groupe d’identité brahmane et de vocation historique de propriétaires terriens, concentré dans les États du Bihar, du Jharkhand et de l’est de l’Uttar Pradesh, en Inde, avec une communauté également présente au Népal. Le nom même du peuple renvoie à la possession de la terre, héritage d’un passé où ils administraient des propriétés et occupaient des rôles de premier plan dans la société agraire du nord de l’Inde.
Pendant longtemps, leur droit au titre de brahmane a été contesté par d’autres groupes brahmanes, qui les voyaient comme une caste d’origine guerrière ou administrative, et non sacerdotale. Aujourd’hui, ce statut est largement reconnu, même si les Bhumihars n’assument traditionnellement qu’une partie des fonctions sacerdotales associées aux brahmanes classiques, préférant la gestion des terres, le service militaire et, plus récemment, les professions libérales et la fonction publique.
Cette combinaison de prestige social, de propriété et d’éducation fait des Bhumihars un groupe influent dans leurs régions, avec un poids en politique, dans le droit et dans l’administration publique locale.
L'origine exacte des Bhumihars est débattue encore aujourd'hui : certains les considèrent comme des brahmanes ayant assumé des fonctions guerrières et administratives, d'autres comme un groupe d'origine distincte qui a cherché, au fil des siècles, la reconnaissance en tant que brahmanes à part entière. Le nom populaire « babhan », variation de « brahmane », exprime déjà cette dispute d'identité.
Leur ascension sociale s'est produite surtout pendant la période moghole, quand beaucoup ont servi comme administrateurs et collecteurs d'impôts au nom des gouvernants, accumulant terre et influence. Sous la domination britannique, certains Bhumihars ont servi dans l'armée coloniale, tandis que d'autres se sont engagés dans des mouvements de résistance, consolidant au fil du temps une réputation de force politique et sociale qui a traversé les siècles jusqu'à aujourd'hui.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
99,4%
|
2.920.000 |
Népal Non atteint
|
0,6%
|
18.000 |
Traditionnellement propriétaires de grandes étendues de terre dans les plaines fertiles du nord de l’Inde, les Bhumihars ont construit leur position sociale en administrant des propriétés et en louant la culture à des familles de castes inférieures. Ce rapport à la terre façonne encore une bonne partie de la vie communautaire, même quand les générations plus jeunes s’orientent vers des carrières comme le droit, l’ingénierie, l’enseignement et la fonction publique.
La vie familiale suit de près les rites hindous de passage, comme la cérémonie du cordon sacré et les hommages aux ancêtres, des repères qui renforcent l’identité du groupe à chaque génération. L’éducation formelle est très valorisée, et il n’est pas rare de trouver des familles bhumihars comptant plusieurs générations de professionnels libéraux et de leaders locaux.
Les Bhumihars sont des hindous dévots, et la foi façonne profondément leur identité de caste et leur place dans l’ordre social. Bien qu’ils n’exercent pas pleinement le sacerdoce rituel des brahmanes classiques, ils maintiennent rigoureusement les rites domestiques hindous, comme les cérémonies de passage et les hommages périodiques aux ancêtres, qui réaffirment à tout moment leur origine et leur statut.
Cette dévotion domestique va de pair avec la fierté de lignée : honorer les coutumes religieuses de la famille est à la fois un acte de foi et une façon de préserver la place du groupe au sein de la hiérarchie sociale hindoue.
En Inde, où vit la grande majorité du peuple, la Bible a déjà été entièrement traduite en hindi, langue que les Bhumihars parlent au quotidien. Au Népal, la communauté parle majoritairement le maithili, langue pour laquelle seul le Nouveau Testament est disponible à ce jour. Avoir l’Écriture accessible dans la bonne langue n’a cependant pas rapproché ni suscité d’intérêt : la distance demeure plus spirituelle et sociale que linguistique.
Être bhumihar, c’est occuper une place de prestige au sein de l’ordre social hindou, et abandonner cette position pour suivre Jésus est perçu comme un reniement de sa propre lignée et du statut acquis au fil des générations. L’identité brahmane est si étroitement liée aux rites domestiques, à la révérence envers les ancêtres et au rôle de leadership dans la communauté que l’Évangile résonne comme une menace pour l’honneur de la famille et pour l’ordre social qui les privilégie. À cela s’ajoute le poids de l’opinion publique dans les villages du Bihar et du Jharkhand, où toute rupture religieuse est rapidement remarquée et réprouvée.
Malgré le prestige social et l’accès à une bonne éducation et à des opportunités professionnelles, les Bhumihars manquent presque totalement de contact avec des communautés chrétiennes vivantes et de discipulat dans leur propre langue et culture. La prospérité matérielle et le statut acquis au fil des générations ne remplacent pas le besoin de connaître Jésus, et l’isolement spirituel du groupe vis-à-vis de l’Évangile demeure profond, même au milieu d’un tel accès aux ressources et à l’information.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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