Peuple non atteint Frontière
Les brahmanes khandelwal forment une branche de la caste sacerdotale la plus traditionnelle de l’Inde, liée par le nom et l’origine à la région de Khandela, dans l’actuel État du Rajasthan. Ils vivent aujourd’hui dispersés dans diverses parties du pays, beaucoup dans les villes, où ils occupent des positions en vue dans l’éducation, la fonction publique et les professions libérales.
Comme c’est le cas pour d’autres groupes brahmanes, les khandelwal portent la marque d’une vocation ancienne : garder et transmettre les textes sacrés de l’hindouisme. Une part importante parle anglais en plus du hindi, résultat du haut niveau d’instruction qui caractérise le groupe, ce qui explique aussi sa présence marquée parmi les Indiens vivant à l’étranger.
Cette mobilité et ce prestige social ne rapprochent pourtant pas ce peuple de l’Évangile. Au contraire : plus la position sociale est élevée et plus le rôle religieux au sein de l’hindouisme est fort, plus la résistance à tout changement de foi est généralement grande.
Le nom khandelwal remonte à la ville de Khandela, dans la région de Sikar, au Rajasthan, désignée par la tradition du groupe comme le berceau de la communauté. La mémoire orale raconte qu'un sage nommé Khandel serait à l'origine des nombreuses lignées familiales qui se sont multipliées à partir de là, chacune préservant le culte d'une divinité protectrice qui lui est propre.
Avec le temps, des familles khandelwal se sont dispersées au-delà du Rajasthan, emportant avec elles la coutume de préserver le rôle sacerdotal et l'étude des textes sacrés comme marque d'identité. Cette dispersion géographique, unie à la fidélité aux rituels et aux généalogies anciennes, est ce qui distingue encore aujourd'hui le groupe au sein du vaste univers des castes brahmanes de l'Inde.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
99,3%
|
301.000 |
Népal Non atteint
|
0,7%
|
2.100 |
La vie des khandelwal s’organise autour de l’étude, de l’éducation formelle et, pour beaucoup, de l’exercice de fonctions liées au savoir et à la religion. La tradition décrit cinq devoirs quotidiens attendus d’un brahmane : honorer les dieux, les ancêtres, tous les êtres vivants, les autres hommes, et se consacrer à l’étude. Dans le quotidien, cela se traduit par des rituels d’adoration à la maison et la lecture ou la récitation de textes sacrés, même si pour beaucoup cette routine est devenue plus symbolique que réellement vécue en profondeur.
Le mariage au sein même du groupe, la loyauté envers le clan d’origine et le respect des hiérarchies familiales restent centraux dans la vie sociale. Le haut niveau d’instruction façonne aussi le quotidien : il est courant que les jeunes khandelwal émigrent vers les grandes villes indiennes ou vers l’étranger en quête d’études supérieures et de carrière.
Les khandelwal sont hindous, et la dévotion quotidienne aux divinités de la famille et du clan occupe une place centrale dans leur foi. Chaque lignée vénère sa propre divinité protectrice, héritée par tradition, aux côtés des grands dieux du panthéon hindou vénérés dans tout le sous-continent indien.
Être brahmane porte, au-delà de la croyance, une fonction : celle de faire le lien entre le sacré et la communauté, en conduisant les rituels et en préservant le savoir religieux. Cette identité religieuse est si étroitement liée au statut social du groupe que tout écart par rapport à la foi traditionnelle est ressenti non seulement comme une question spirituelle, mais comme une rupture avec la position même de la famille dans la société.
Le hindi, langue principale du groupe, dispose de la Bible complète depuis de nombreuses décennies, avec des éditions et révisions récentes qui en ont facilité l’accès. Il existe aussi des enregistrements audio, des émissions de radio et le film Jésus dans la langue, élargissant les moyens possibles de connaître les Écritures. Malgré cela, chez les khandelwal, ce large accès à la Bible dans leur propre langue se heurte encore à un obstacle qui n’est pas celui de la traduction, mais celui de la disposition à écouter.
Chez les khandelwal, être brahmane, c’est occuper le sommet d’une hiérarchie religieuse et sociale construite au fil des siècles. Toute personne du groupe qui déciderait de suivre Jésus risquerait de perdre d’un seul coup son statut, le rôle sacerdotal reconnu par la communauté et les liens avec sa propre famille et sa caste. À cela s’ajoute le fait que les premiers disciples de Jésus ont eux aussi mis du temps à comprendre qui il était réellement : un chemin semblable, pas à pas, sera probablement nécessaire pour que les khandelwal en viennent à reconnaître la seigneurie du Christ.
Plus que des ressources matérielles, les khandelwal ont besoin de personnes capables de parler avec eux de la foi en des termes qui aient un sens au sein de leur propre tradition d’étude et de réflexion religieuse. Leur haut niveau d’instruction et leur mobilité géographique, y compris hors de l’Inde, créent des occasions de rencontre qui existent rarement pour d’autres groupes brahmanes plus isolés.
Ce qui manque surtout, ce sont des personnes disposées à construire ces ponts avec patience, en respectant l’intelligence et la formation du groupe, sans hâte de résultats immédiats face à une identité religieuse aussi solidement établie.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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