Peuple non atteint Frontière
Les Buol sont un peuple du littoral nord de l’île de Sulawesi, en Indonésie, réparti dans une soixantaine de villages entre les sous-districts de Paleleh, Bunobogu, Bokat, Momunu, Biau et Baolan, non loin de la frontière avec la province de Gorontalo. Ils parlent une langue de la famille gorontaloise et sont, pour cette raison, parfois considérés comme une branche proche du peuple gorontalo, avec qui ils partagent des traits culturels et linguistiques, tout en conservant des coutumes et un sens de l’identité qui leur sont propres.
Originaires des montagnes de l’intérieur des terres, ils vivent aujourd’hui principalement de la pêche et de la riziculture, des activités qui rythment la vie des communautés le long de la côte. Bien que les villages soient dispersés sur le littoral et que le contact entre eux dépende surtout de la mer, les Buol conservent un fort sentiment d’identité commune, unis par la langue et par des traditions partagées, même quand la distance physique les sépare.
L’histoire de la région où vivent les Buol est marquée par l’essor et le déclin de petits royaumes, qui tantôt se disputaient des territoires, tantôt s’unissaient en confédérations pour se défendre ou conquérir des voisins. Vers le milieu du XVIe siècle, l’ancien royaume buol adopta l’islam et devint un sultanat, un changement qui réorganisa la société en strates liées à la famille royale, à la noblesse et au peuple.
Avec le temps, cette structure de classes a cédé la place à un nouvel ordre fondé sur les charges publiques ou religieuses et sur le niveau d’instruction, à mesure que l’islam et l’éducation formelle se répandaient dans la région.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Indonésie Non atteint
|
100%
|
112.000 |
Après des siècles passés dans les montagnes de l’intérieur, les Buol d’aujourd’hui sont répartis dans des dizaines de villages le long de la côte nord de Sulawesi, baignée par la mer de Sulawesi. La pêche et la riziculture font vivre la plupart des familles, et la forêt environnante continue de fournir une partie de ce dont elles ont besoin.
En l’absence d’un bon réseau routier reliant les communautés, le contact entre les villages buol se fait principalement par la mer. Même éloignés les uns des autres, ils conservent un fort sentiment d’appartenir à un seul peuple, unis par la langue et les coutumes partagées plus que par la proximité physique.
La grande majorité des Buol suivent l’islam, adopté par l’ancien royaume buol dès le XVIe siècle, lorsqu’il devint un sultanat islamique sous la conduite d’un souverain local. Depuis lors, la foi musulmane s’est si profondément entrelacée à l’identité du peuple que, pour la plupart, être buol, c’est être musulman.
En même temps, des croyances animistes traditionnelles restent bien vivantes au quotidien : de nombreux Buol attribuent un pouvoir à des esprits liés à des lieux considérés comme sacrés et recourent à des guérisseurs locaux pour se protéger des maladies ou du malheur. Cette combinaison entre pratique islamique et vision du monde traditionnelle continue de façonner les explications données à la santé, à la nature et aux lieux où ils vivent.
Le buol appartient à la famille linguistique gorontaloise, proche du gorontalo, et ne dispose encore ni du Nouveau Testament ni de la Bible complète traduits dans la langue. Des portions des Écritures ont déjà été publiées, ainsi que des enregistrements d’enseignement biblique en audio préparés pour le peuple buol, un chemin important dans une région où l’oralité pèse encore plus que l’écrit et où tous ne lisent pas facilement.
Être buol, c’est en pratique être musulman : la foi islamique a fusionné avec l’identité du peuple depuis que l’ancien sultanat local a embrassé l’islam, et emprunter un autre chemin est perçu comme une rupture avec ses propres origines. La situation isolée sur le littoral nord de Sulawesi, loin de bonnes routes et dépendante de la mer pour tout contact extérieur, maintient les communautés buol à distance des églises et des chrétiens voisins.
La pêche, l’exploitation forestière et le tourisme sont présentés comme les principaux leviers de développement économique de la région buol, mais cela dépend de meilleures routes et de meilleurs moyens de transport dans une zone aujourd’hui isolée et reliée surtout par la mer. Il faudrait aussi que davantage de frères gorontalo, peuple voisin et culturellement proche, tournent leur regard vers les Buol et non plus seulement vers leurs propres besoins spirituels. Il manque encore une communauté chrétienne stable et visible parmi les villages buol, aujourd’hui dispersés le long de la côte et reliés surtout par la mer.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de PrièreCréez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.