Peuple non atteint Frontière
Les dabgars forment une caste hindoue de l’Inde, présente surtout au Maharashtra, au Gujarat, au Karnataka et aussi en Uttar Pradesh. Le nom du groupe est lié au métier de tannage et de travail des peaux d’animaux, activité qui a défini pendant des générations sa place dans la société et qui, même en déclin, marque encore son identité.
L’origine du peuple remonte à des clans rajputs qui, selon la tradition, fabriquaient des boucliers en cuir destinés à la bataille. De cette mémoire guerrière est resté un métier tourné vers le travail manuel : aujourd’hui, les dabgars sont surtout connus comme fabricants d’instruments de musique à percussion et de parapluies, en plus d’exercer comme journaliers dans diverses activités.
La vie communautaire reste centrale : mariages et fiançailles suivent un calendrier fixé par un prêtre brahmane, et d’autres officiants accompagnent les rites de passage de la famille, signe de la façon dont tradition religieuse et identité de caste demeurent étroitement liées dans le quotidien des dabgars.
La tradition des dabgars les rattache aux clans rajputs, guerriers du nord de l'Inde qui, selon les récits de la communauté elle-même, produisaient des boucliers en cuir pour les armées avant de se consacrer au tannage comme métier principal. Avec le temps, le groupe s'est consolidé en une caste distincte, liée au travail des peaux et du cuir, aujourd'hui présente dans plusieurs états indiens, avec une concentration plus forte au Maharashtra.
Au fil des générations, le métier d'origine a cédé la place à d'autres moyens de subsistance, et les dabgars se consacrent aujourd'hui principalement à la fabrication d'instruments à percussion et d'articles comme des parapluies, gardant vivant le savoir-faire manuel qui a toujours caractérisé le groupe, même si la matière première et le produit ont changé.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
121.000 |
Beaucoup de dabgars vivent aujourd’hui de la fabrication d’instruments de musique à percussion et de parapluies, métiers hérités de l’ancien travail du cuir, tandis que d’autres subsistent comme journaliers dans diverses occupations. Le savoir-faire manuel demeure un trait reconnu du groupe, même en dehors du métier d’origine de tannage, et se transmet de génération en génération au sein des familles.
La vie familiale et communautaire suit des rites bien définis. Un prêtre brahmane détermine la date et l’heure propices pour les fiançailles et les mariages, et d’autres officiants traditionnels participent aux cérémonies, chacun avec une fonction précise dans les rites qui marquent la naissance, le mariage et les autres passages de la vie.
Les dabgars sont hindous et vénèrent Ashapura comme divinité protectrice de la communauté, une expression de la dévotion régionale typique des castes d’origine rajasthanaise, présente aussi parmi les familles aujourd’hui établies dans d’autres états de l’Inde, qui emportent cette dévotion partout où elles s’installent et la transmettent aux générations suivantes.
La foi s’exprime moins par une doctrine formelle que par la pratique rituelle : le choix du moment propice pour un mariage, la présence d’officiants spécifiques à chaque cérémonie et la dévotion à la divinité de la communauté forment un système religieux profondément entrelacé avec l’identité sociale et familiale du groupe.
Les dabgars parlent majoritairement le marathi, langue qui dispose déjà de la Bible complète depuis de nombreuses décennies, ainsi que de ressources audio et vidéo. La difficulté n’est pas l’absence des Écritures dans la langue du peuple, mais de trouver des personnes capables de communiquer de façon directe et culturellement sensible avec les familles dabgars, pour porter cette Écriture déjà disponible jusqu’au contexte particulier et au quotidien de chaque communauté.
Le principal obstacle à l’Évangile chez les dabgars est le manque de chrétiens capables de communiquer dans la langue et le contexte culturel du groupe. Étant une caste à l’identité bien définie, liée à des rituels et à une divinité propre, la foi hindoue est étroitement mêlée à la vie sociale et familiale, ce qui rend toute approche de l’Évangile dépendante de quelqu’un qui connaît de près les coutumes et le langage de la communauté.
Comme beaucoup de castes liées à des métiers traditionnels en mutation, les dabgars font face au défi de reconstruire leurs moyens de subsistance à mesure que le travail du cuir cède la place à d’autres occupations, souvent moins stables, comme le travail journalier. Améliorer le niveau d’éducation et élargir les possibilités d’emploi sont des étapes importantes pour l’avenir du groupe.
Sur le plan spirituel, le besoin le plus évident est la venue de quelqu’un qui annonce l’Évangile de façon orale et accessible, car la communication par des histoires et des récits atteint généralement mieux des communautés comme celle des dabgars que les textes formels.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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