Peuple non atteint Frontière
Les Dharkar sont un peuple hindou de l’Uttar Pradesh, dans le nord de l’Inde, connu pour son travail traditionnel du bambou et des fibres : leur nom même vient du mot désignant ceux qui tressent la corde et la canne. Ils vivent aussi au Madhya Pradesh et dans d’autres États indiens, ainsi qu’un petit groupe ayant migré vers le Népal, et parlent principalement le hindi, le bhojpuri étant également courant parmi eux.
Paniers, nattes et autres ustensiles tressés à la main font vivre une bonne partie des familles, vendus sur les marchés locaux comme cela se fait depuis des générations. C’est un peuple organisé autour du mariage comme alliance entre familles, avec des règles propres et assez strictes sur la pérennité de l’union, et où les femmes jouent un rôle actif tant dans l’économie domestique que dans les rituels de la communauté.
Les Dharkar se sont constitués comme une caste de métier au sein de la société hindoue du nord de l'Inde, définie non par une origine ethnique distincte mais par le travail transmis de génération en génération : tresser le bambou et la fibre pour fabriquer paniers, nattes et cordes vendus sur les marchés. Ce métier a donné son nom au peuple lui-même et a fixé sa position dans la hiérarchie sociale de la région correspondant aujourd'hui à l'Uttar Pradesh.
Au fil du temps, des familles dharkar se sont aussi répandues vers le Madhya Pradesh et d'autres États de l'Inde, et un groupe plus restreint a migré vers des districts du Népal, emportant toujours avec lui le même métier comme marque d'identité, même en vivant côte à côte avec d'autres communautés hindoues.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
98%
|
145.000 |
Népal Non atteint
|
2%
|
2.900 |
Le métier de tressage du bambou et de la fibre donne son nom au peuple et organise son quotidien : paniers, nattes et autres ustensiles faits à la main, vendus sur les marchés des villes et villages de l’Uttar Pradesh. Les femmes dharkar jouent un rôle central tant au foyer que dans la production et la vente de ces objets, et président aussi à une bonne partie des rituels domestiques de la communauté.
Le mariage unit des familles entières, pas seulement deux personnes, et le divorce est traité avec bien plus de rigueur que dans d’autres communautés hindoues de la région. Comme les enfants commencent souvent à travailler tôt, en aidant la famille dans son métier ou dans d’autres travaux manuels, l’accès à l’école reste réduit et l’alphabétisation demeure faible parmi eux.
Les Dharkar sont hindous, et leur foi est étroitement liée au métier lui-même ainsi qu’aux rituels domestiques qui soutiennent la vie de la communauté. Les femmes occupent une place de premier plan dans la conduite de ces pratiques religieuses à la maison, aux côtés des tâches économiques quotidiennes, en veillant sur les autels familiaux et les observances qui rythment le calendrier domestique.
Le mariage est traité presque comme un pacte sacré entre familles, et la séparation est vue avec bien plus de réprobation que dans d’autres communautés hindoues voisines, ce qui renforce le poids religieux donné à l’union conjugale. Cet attachement aux coutumes héritées entretient aussi la distance que la communauté maintient envers d’autres traditions de foi.
Le quotidien des Dharkar se déroule majoritairement en hindi, le bhojpuri étant également présent parmi de nombreuses familles ; l’awadhi apparaît comme langue de contact pour une partie plus restreinte du peuple. La Bible complète et le Nouveau Testament existent en hindi depuis longtemps, et un Nouveau Testament en awadhi a également été produit, mais ces documents circulent encore peu parmi des familles qui travaillent toute la journée à tresser le bambou et à vendre des paniers sur les marchés. Les enregistrements audio et les émissions de radio ont tendance à mieux atteindre ceux qui ont peu de temps ou peu de pratique de la lecture.
Être dharkar, c’est hériter d’une place fixe dans la hiérarchie sociale hindoue, et abandonner les dieux de la famille résonne, aux yeux de la communauté, comme abandonner son propre peuple. La quasi absence de chrétiens parmi eux signifie que quelqu’un rencontre rarement, au quotidien, un exemple vivant de foi en Jésus à suivre. Vivre dans des États de l’Inde à très faible portée chrétienne renforce cet isolement : il n’y a pas d’églises à proximité, ni de réseaux familiaux ou de voisinage par lesquels l’Évangile pourrait circuler naturellement.
Le travail manuel commence tôt dans la vie des enfants dharkar, ce qui limite le temps passé à l’école et maintient l’alphabétisation à un niveau bas dans la communauté. Il existe un réel besoin d’accès à l’éducation et d’alternatives de revenus qui ne dépendent pas uniquement de la vente de paniers sur les marchés.
Sur le plan spirituel, il manque au peuple dharkar un contact avec quelqu’un qui vive l’Évangile devant eux : il n’existe pas, aujourd’hui, de communauté chrétienne visible parmi eux capable d’accompagner celui qui s’intéresserait à connaître Jésus.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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