Peuple non atteint Frontière
Les dhobi batham sont un sous-groupe de la caste traditionnelle des dhobis, les laveurs de linge du monde hindou, aujourd’hui concentrés dans les États d’Uttar Pradesh, du Bihar et du Madhya Pradesh, dans le nord et le centre de l’Inde.
Locuteurs de hindi, beaucoup portent encore dans leur nom de famille le métier qui les définit depuis des générations : laver, repasser et rendre du linge propre aux foyers du voisinage. C’est un travail transmis de père en fils, qui façonne à la fois l’économie familiale et la place de la famille dans la hiérarchie sociale du village.
Même lorsqu’ils s’ouvrent à de nouvelles voies, dans l’agriculture, le petit commerce ou la fonction publique, les dhobi batham restent reconnus pour cette vocation historique, qui a traversé les siècles et demeure présente dans la mémoire collective du peuple.
La caste des dhobis remonte à un ancien système social indien, où les métiers se transmettaient par la naissance et étaient associés à une place précise dans la hiérarchie des castes. Laver le linge, y compris les tissus utilisés lors des naissances, des funérailles et d'autres rites considérés comme impurs par la tradition hindoue, a rendu les dhobis à la fois indispensables et socialement marginalisés.
Les batham se sont constitués comme une branche distincte au sein de cette communauté plus large, aujourd'hui reconnus surtout dans les États d'Uttar Pradesh, du Bihar et du Madhya Pradesh, où le peuple reste attaché au métier hérité de génération en génération.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
422.000 |
Le métier de laver et repasser le linge organise encore une grande partie de la vie quotidienne : les hommes lavent dans les rivières, les bassins ou les blanchisseries communautaires, tandis que les femmes s’occupent de repasser les pièces, assurant souvent seules le revenu du foyer grâce à ce travail. Les filles apprennent à repasser dès leur plus jeune âge, et les garçons aident leur père très tôt, livrant les paquets de linge propre aux familles du voisinage.
Le mariage est généralement arrangé au sein de la communauté elle-même, et la dot d’une mariée dhobi batham comprend presque toujours un fer à repasser, symbole du métier qui l’accompagnera toute sa vie. Avec l’arrivée des machines à laver, de nombreuses familles cherchent aujourd’hui d’autres moyens de subsistance, dans l’agriculture, le commerce ou des emplois salariés.
Presque toute la communauté suit l’hindouisme populaire, dans une foi pratique et quotidienne : ils vénèrent des divinités locales, rendent un culte aux pierres à laver utilisées dans leur métier et participent aux grandes fêtes du calendrier hindou, comme Holi et Diwali. Beaucoup vouent une dévotion particulière à Ghatoia, divinité associée aux lieux de lavage au bord des rivières.
Cette religiosité est nettement pragmatique : on recherche la divinité ou le rituel qui répond à un besoin concret, que ce soit la santé, la protection ou la réussite au travail. La foi est étroitement liée à l’identité de caste, de sorte qu’être dhobi batham et être hindou pratiquant vont de pair dans la vie de la communauté.
La Bible est disponible en intégralité en hindi depuis plus de deux cents ans, y compris en audio, en vidéo et en application, mais cela ne signifie pas que les dhobi batham la connaissent : au sein d’une communauté traditionnellement liée à un métier précis et à une hiérarchie sociale qui lui est propre, le texte sacré du christianisme circule difficilement. L’Écriture existe dans la langue, mais la rencontre entre elle et le peuple fait encore défaut.
L’appartenance à la caste façonne profondément l’identité des dhobi batham, entremêlant foi hindoue, métier hérité et place sociale en un tout presque impossible à séparer : quitter la religion familiale peut signifier rompre avec le réseau de parenté et de reconnaissance qui soutient la vie de la communauté. À cela s’ajoute le fait qu’il n’existe, à notre connaissance, aucun travail d’évangélisation ou de plantation d’églises destiné spécifiquement à ce peuple, ce qui fait de la simple venue d’un témoignage chrétien un événement rare dans leurs villes et villages.
La modernisation réduit la demande pour le métier traditionnel de laver et repasser le linge, et de nombreuses familles dhobi batham font aujourd’hui face à une insécurité de revenu, cherchant de nouvelles voies dans l’agriculture, le petit commerce ou des emplois salariés sans la même stabilité que le métier d’autrefois offrait. La formation professionnelle et les opportunités de travail sont des besoins concrets et urgents.
Sur le plan spirituel, le plus grand manque est l’absence quasi totale de témoignage chrétien : il n’existe, à notre connaissance, ni communauté de foi ni ouvriers dédiés à ce peuple, ce qui signifie que le message de l’Évangile n’est simplement pas encore parvenu de manière durable aux dhobi batham.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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