Peuple non atteint Frontière
Les Garodas hindous forment une caste de prêtres et de généalogistes que l’on trouve principalement en Inde, avec également une présence au Pakistan. Chaque gotra, ou clan, est lié à une divinité hindoue précise, et c’est justement ce rôle sacerdotal et astrologique auprès d’autres communautés qui définit leur identité et leur place dans la société. Ils vivent organisés en sous-groupes territoriaux qui fonctionnent aussi comme des cercles matrimoniaux, préservant les liens de parenté à travers les générations et maintenant les unions à l’intérieur du groupe lui-même. Le nom de la communauté est associé à des lignées de noms de famille reconnaissables, comme Srimali, Sharma, Gandhi et Pandiya, qui signalent leur origine et leur métier traditionnel parmi les familles hindoues qui les consultent comme conseillers religieux. En plus d’être prêtres, ils agissent comme astrologues, orientant les décisions et les dates importantes dans la vie de ceux qui les consultent, un rôle qui les distingue au sein de la hiérarchie sociale indienne complexe et renforce leur permanence en tant que gardiens de traditions anciennes.
L'origine des Garodas est liée à la formation des castes sacerdotales de l'hindouisme dans le sous-continent indien, lorsque des familles se sont spécialisées dans des fonctions religieuses précises au service d'autres communautés. Au fil du temps, les Garodas se sont consolidés comme les prêtres et astrologues de groupes tels que les Vankars, les Chamars et les Khalpas, un rôle transmis de père en fils qui a façonné leur identité collective.
La division territoriale de leurs familles en cercles matrimoniaux distincts a permis de préserver cette fonction au fil des générations, malgré la dispersion du peuple entre différentes régions de l'Inde et, plus tard, également du Pakistan.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
92,3%
|
132.000 |
Pakistan Non atteint
|
7,7%
|
11.000 |
Les Garodas s’organisent en sous-groupes territoriaux qui fonctionnent aussi comme des cercles matrimoniaux : la coutume veut que les unions se fassent à l’intérieur de ce même cercle, maintenant des liens de parenté concentrés et connus. Des noms de famille comme Srimali, Sharma, Gandhi, Pandiya, Srigaur et Purani identifient ces lignées. Les femmes se consacrent surtout aux tâches domestiques, et l’ancienne coutume du mariage d’enfants a été remplacée par le mariage à l’âge adulte.
Leur alimentation est strictement végétarienne, avec le blé et le millet comme céréales de base. Traditionnellement, les Garodas agissent comme prêtres et astrologues d’autres communautés, parmi lesquelles les Vankars, Chamars, Khalpas, Nadias, Turis, Tirgars et Shenvas, un métier héréditaire qui leur garantit un rôle de premier plan dans les rites et décisions de ces familles.
Les Garodas sont hindous, et leur religiosité porte une marque particulière : chaque clan, ou gotra, est dévoué à une divinité précise, ce qui entrelace la foi personnelle à la lignée familiale. Ce lien entre clan et divinité renforce l’identité du groupe et distingue une famille d’une autre au sein même de la communauté.
En agissant comme prêtres et astrologues d’autres castes, les Garodas occupent une place d’autorité religieuse reconnue par des communautés qui ne sont pas la leur, ce qui fait de leur foi hindoue également une fonction sociale et un moyen de subsistance, transmis de génération en génération, et non seulement une croyance personnelle.
Le gujarati, langue prédominante parmi les Garodas en Inde, a reçu son premier Nouveau Testament dès le début du dix-neuvième siècle, et le sindhi, parlé par les Garodas du Pakistan, dispose également des Écritures traduites. La disponibilité du texte ne signifie cependant pas que les Garodas le connaissent : en tant que prêtres d’autres castes, leur univers religieux gravite autour des textes hindous, et la Bible ne circule pratiquement pas au sein de la communauté.
Être garoda, c’est occuper une place fixe au sein du système des castes : ils sont eux-mêmes les prêtres et généalogistes d’autres communautés, ce qui rend la foi hindoue inséparable de leur propre fonction sociale et du gagne-pain de la famille. Abandonner cette identité religieuse signifierait renoncer au rôle qu’ils occupent depuis des générations auprès des communautés qui les emploient. À cela s’ajoute l’absence quasi totale de croyants locaux et d’églises dans la région : il n’y a pas de témoignage vivant à proximité pour engager une conversation sur Jésus.
En tant que caste dédiée au sacerdoce d’autres communautés, les Garodas portent le poids de soutenir des traditions religieuses qui ne sont pas les leurs, souvent sans espace pour remettre en question ou chercher autre chose. Il existe un réel besoin de rencontre avec l’Évangile présenté de manière claire et accessible, que ce soit par des moyens imprimés ou par la parole, puisque le groupe a un bon niveau d’alphabétisation et peut accéder facilement aux textes écrits.
La présence chrétienne proche fait également défaut : sans frères dans la foi à proximité, même ceux qui s’intéresseraient à l’Évangile auraient peu de chemins pour approfondir cette recherche.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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