Peuple non atteint Frontière
Les Hatkars forment une caste pastorale du Maharashtra, en Inde, historiquement liée à la grande communauté dhangar d’éleveurs de moutons et de chèvres du plateau du Deccan. Leur origine traditionnelle se situe au Marathwada et au Vidarbha, où pendant des siècles ils ont conduit leurs troupeaux à travers le territoire en quête de pâturages ; aujourd’hui, on les trouve aussi au Karnataka et dans d’autres régions voisines.
Au-delà de leur vocation pastorale, les Hatkars portent une forte tradition guerrière : beaucoup se disent descendants de soldats ayant servi dans les armées marathes, un héritage de courage et de discipline qui marque encore aujourd’hui la fierté et l’identité du groupe.
Aujourd’hui, encouragés par des politiques favorisant la sédentarisation, de nombreux Hatkars abandonnent le pastoralisme itinérant pour devenir agriculteurs ou petits entrepreneurs, une transition qui redessine peu à peu le mode de vie de tout le peuple.
Les Hatkars descendent de la vaste communauté dhangar, des pasteurs qui, pendant des générations, ont élevé des troupeaux sur les hautes terres du Deccan, avec des racines au Marathwada et au Vidarbha. Leur parcours a cependant pris une autre tournure avec l'essor de l'Empire marathe : nombre de Hatkars rejoignirent les armées dirigées par Shivaji, se faisant connaître pour leur bravoure au combat et figurant parmi les soldats de plus grande confiance du souverain.
Ce passé guerrier a conduit une partie des Hatkars, surtout ceux du Marathwada, à se définir comme une caste guerrière de statut élevé, et non plus seulement comme des pasteurs. Ce double héritage, celui du troupeau et celui de l'épée, continue de façonner la manière dont ce peuple se perçoit lui-même aujourd'hui.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
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100%
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370.000 |
Pendant des générations, les Hatkars ont mené une vie semi-nomade, conduisant des troupeaux de moutons et de chèvres à travers les pâturages et les forêts du Deccan à la recherche d’eau et d’herbe. Les politiques du gouvernement indien encourageant la sédentarisation des peuples nomades accélèrent un changement : de plus en plus de familles délaissent le pastoralisme pour l’agriculture ou de petites activités commerciales, et une partie éduquée et urbaine a déjà atteint une certaine prospérité.
Malgré tout, la majorité reste dans la classe moyenne inférieure ou pauvre, partageant son temps entre le travail de la terre et des métiers plus récents. Les grands jalons de la vie, comme la naissance, le mariage et la mort, continuent d’être marqués par la présence de prêtres brahmanes, signe que la coutume religieuse continue d’accompagner chaque étape de l’existence.
Les Hatkars sont hindous, avec une dévotion particulière pour Khandoba, divinité guerrière et pastorale très vénérée parmi les peuples d’origine dhangar du Deccan. Leur foi s’exprime aussi bien dans les temples et les fêtes, comme Holi et Dussehra, que dans les rites qui marquent chaque étape de la vie.
Pour les naissances, les mariages et les funérailles, il est courant de faire appel à des prêtres brahmanes, ce qui renforce la hiérarchie religieuse traditionnelle au sein de la communauté. Cette foi est tissée dans l’identité même du groupe : être hatkar, c’est en pratique être hindou, et les grands rites de passage restent le moment où la communauté réaffirme, avec la famille, sa place au sein de cette tradition religieuse et sociale.
Les Hatkars parlent le marathi, une langue possédant une Bible complète depuis plus d’un siècle et un large éventail de supports en texte et en audio. L’Écriture n’est donc pas l’obstacle : le défi réside dans la distance entre un livre accessible et un peuple qui n’en a jamais entendu parler en des termes qui font sens pour son identité et son histoire. Sans personne pour indiquer le chemin, la Bible en marathi reste une porte fermée, même si elle est à portée de main.
Chez les Hatkars, l’identité de caste et la tradition guerrière marathe sont profondément liées à l’hindouisme : abandonner la foi ancestrale est vu comme une rupture avec sa propre lignée et l’honneur de la famille. Le recours à des prêtres brahmanes pour les naissances, les mariages et les funérailles renforce ce lien à chaque étape de la vie. Comme il n’existe pratiquement aucun témoignage chrétien au sein de la communauté, peu de Hatkars ont déjà eu un contact réel avec l’Évangile, et l’association du christianisme à quelque chose d’étranger à la culture marathe complique encore davantage l’ouverture.
La transition d’une vie semi-nomade vers l’agriculture et le commerce apporte avec elle le défi de l’adaptation : des familles qui, pendant des générations, ont rythmé leur vie sur le cycle des pâturages ont désormais besoin de terre, de capital et d’éducation pour prospérer sur ce nouveau chemin. Pour la majorité, qui reste dans la classe moyenne inférieure ou pauvre, ces opportunités demeurent encore rares.
Plus grand encore que tout manque matériel est l’absence quasi totale de témoignage chrétien parmi les Hatkars. Ce peuple a besoin de quelqu’un pour porter l’Évangile de façon compréhensible et respectueuse de sa culture, et d’une communauté de foi qui puisse naître et grandir en son sein.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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