Peuple non atteint Frontière
Les Jats barh forment une communauté agraire du nord de l’Inde, concentrée surtout dans l’Uttar Pradesh, connue pour son courage, sa vigueur physique et sa vocation historique à diriger. Un dicton parmi les Jats résume bien cette image de soi : les hommes vont et viennent, mais moi je demeure pour toujours. Ce sentiment de permanence et de force traverse l’identité du peuple depuis des générations.
Physiquement plus grands et plus robustes que beaucoup de leurs voisins, les Jats barh ont construit au fil du temps une réputation de fermeté qui les rend respectés, et parfois redoutés, dans les régions où ils vivent. Chaque village est fier de ses origines, se référant souvent à l’ancêtre qui l’aurait fondé par la force.
Aujourd’hui, beaucoup de Jats barh restent attachés à la terre, mais le peuple a aussi investi dans l’éducation, occupant des postes en vue dans les universités et les domaines techniques. Malgré tout, leur réputation de retenue et d’économie dans le rapport à l’argent demeure un trait culturel qu’ils reconnaissent eux mêmes.
Les Jats font partie de l'un des grands groupements agraires du nord de l'Inde, avec des racines qui remontent à des communautés pastorales et guerrières établies depuis des siècles dans la plaine indo gangétique. Au fil du temps, le peuple s'est fixé sur la terre, a fait de l'agriculture sa vocation principale et a étendu sa présence dans l'Uttar Pradesh, le Rajasthan, Delhi et les régions voisines.
L'identité Jat barh s'est consolidée au sein de l'hindouisme, chaque village conservant son propre récit de fondation et chaque clan préservant la mémoire de ses ancêtres. Cette tradition orale d'origine et de conquête reste vivante et constitue un motif de fierté transmis de génération en génération.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
106.000 |
La plupart des Jats barh vivent à la campagne, cultivant la terre transmise de père en fils, et peu se consacrent au commerce ou au travail salarié. L’agriculture, et autrefois la vie militaire, sont considérées comme les deux vocations dignes d’un Jat, et des familles entières, hommes et femmes, se consacrent au travail de la terre et au soin du bétail, élevage dont ils tirent une fierté particulière.
La vie sociale s’organise par clans (gotras), et chaque village a tendance à s’identifier à l’ancêtre qui l’a fondé. Le mariage suit des règles strictes : il faut chercher son conjoint en dehors de son propre clan et de son propre village, et des conseils d’anciens, respectés pour leur sagesse et leur parole, arbitrent les différends et tranchent les questions de la communauté lors de réunions ouvertes.
Les Jats barh sont des hindous dévots, et leur foi est profondément liée à l’honneur de la famille et du clan. Rituels, fêtes et autorité des anciens soutiennent la vie religieuse de la communauté, façonnant le calendrier et les décisions du quotidien. Le culte des ancêtres occupe une place centrale : chaque village rend hommage au fondateur dont il descend, et cette dévotion est vécue comme une part naturelle du calendrier hindou, aux côtés de fêtes comme Holi et Diwali.
Changer de religion est perçu comme une rupture avec sa propre lignée et un déshonneur envers les ancêtres qui ont fondé le village. C’est pourquoi la foi hindoue n’est pas seulement une croyance personnelle, mais fait partie intégrante de ce que signifie être Jat barh.
L’hindi, langue prédominante chez les Jats barh, possède l’une des traditions bibliques les plus anciennes d’Asie : les premières portions circulent depuis le début du dix neuvième siècle, le Nouveau Testament a pris forme dès ce siècle là et la Bible complète continue d’être révisée aujourd’hui encore. L’Écriture est donc disponible depuis longtemps et en abondance d’éditions. Le défi n’est pas l’absence du texte, mais le fait qu’il ne parvienne presque jamais entre les mains ou aux oreilles d’un Jat barh, dont la vie gravite autour de l’hindouisme et de la tradition du clan.
Être Jat est un motif de fierté profonde, et cette fierté s’appuie justement sur l’hindouisme, la généalogie du clan et la réputation de force et de domination que la communauté cultive depuis des générations. Ce sentiment de supériorité et d’accomplissement rend difficile d’écouter un message qui, aux yeux de beaucoup dans le nord de l’Inde, est vu comme la religion de gens humbles et sans prestige. Accepter Jésus reviendrait, pour un Jat barh, à renoncer à sa propre histoire.
L’eau potable et une assistance sanitaire adéquate manquent encore dans de nombreuses communautés rurales où vivent les Jats barh, en particulier dans les zones les plus éloignées des centres urbains. Un soin pratique et attentif apporté à ces besoins de base peut ouvrir des portes de confiance qui restent aujourd’hui fermées.
Au delà du corps, le peuple manque presque totalement d’un témoignage chrétien vivant en son sein : il y a peu de disciples de Jésus parmi toute communauté Jat, et les quelques uns qui existent ont besoin de soutien, de discipulat et de courage pour tenir ferme face à la pression du clan.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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