Peuple non atteint Frontière
Les Jat bhutta sont une petite communauté hindoue de l’Inde, rattachée au vaste univers des Jats, des peuples d’origine indo-aryenne originaires de la région du Pendjab. Bhutta est le nom de l’un des clans, appelés gotras, qui structurent l’identité des Jats de tradition hindoue. Appartenir à ce clan dit qui est votre famille, avec qui l’on peut se marier et à quelle lignée on doit sa loyauté.
Ils vivent surtout au Pendjab et dans l’Haryana, avec aussi des familles à Delhi, à Chandigarh, au Gujarat et dans l’Himachal Pradesh. À la maison, la langue du cœur est le plus souvent le pendjabi occidental, mais beaucoup parlent aussi le marwari, l’hindi et le pendjabi oriental, reflet d’une communauté dispersée dans des régions différentes.
Il ne faut pas les confondre avec les Jats bhutta de tradition musulmane du Pakistan, qui forment un autre peuple. Chez les Jats en général, la terre, le travail acharné et l’honneur de la famille sont des motifs de fierté qui façonnent aussi le caractère des Bhutta.
Les Jats sont généralement associés à des tribus indo-aryennes de la région du Pendjab, et l'histoire des Bhutta s'entrelace avec celle des plaines du nord de l'Inde. Un repère très souvent rappelé est la résistance des Jats à la domination moghole au XVIIe siècle, qui a renforcé la réputation du peuple comme courageux et d'esprit indépendant.
À l'époque coloniale britannique, les Jats ont été comptés parmi les prétendues «races martiales», et beaucoup ont servi dans les rangs militaires. Les Bhutta, en tant que petit clan hindou, vivent aujourd'hui en groupes de familles répartis au Pendjab, dans l'Haryana, à Delhi et dans d'autres régions.
| Pays | Part du peuple | Population |
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Inde Non atteint
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100%
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3.000 |
Les Jats sont traditionnellement des agriculteurs et des propriétaires terriens, et cultiver la terre est, pour beaucoup de familles, bien plus qu’un métier : c’est un héritage et un motif de fierté. On les considère souvent comme une communauté relativement prospère, marquée par un travail acharné et par de forts liens entre parents.
La communauté est conservatrice. Le mariage obéit à des règles de lignée, et le clan définit qui peut s’unir à qui, si bien que le choix d’un conjoint est l’affaire de toute la famille. Les rites de passage, comme la naissance, le mariage et le deuil, rassemblent parents et voisins et occupent une place centrale dans la vie sociale, et la table partagée à ces occasions est une part importante de l’hospitalité pendjabie.
Les Jat bhutta suivent l’hindouisme, vécu au quotidien à travers des coutumes héritées des ancêtres. La foi se manifeste dans les cérémonies familiales, dans les offrandes et dans les fêtes du calendrier, et elle combine souvent des pratiques et des croyances de différentes origines, sans souci de les séparer en systèmes rigides.
Ils sont généralement pragmatiques en matière de spiritualité : on cherche la bénédiction, la protection et la prospérité pour la maison et pour les champs. Les rituels liés aux étapes de la vie comptent beaucoup, et y participer est une façon d’appartenir au clan. C’est pourquoi la religion est perçue moins comme un choix personnel que comme une part de l’identité de la famille et de la communauté.
La langue du cœur la plus courante chez les Bhutta est le pendjabi occidental, qui dispose déjà du Nouveau Testament, y compris dans une version récente disponible en format numérique. La Bible complète, en revanche, n’existe pas encore dans cette langue. Comme beaucoup de familles utilisent aussi le marwari, l’hindi et le pendjabi oriental, l’accès à la Parole dépend de la langue dans laquelle chacun se sent chez soi, et de quelqu’un qui la lui apporte dans le respect de la culture locale.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Chez les Jats, faire partie du clan et suivre la tradition de la famille vont de pair, de sorte que changer de foi peut être vu comme une rupture avec la lignée et avec l’honneur des parents. La communauté est petite et dispersée dans plusieurs États, ce qui complique le contact entre les Bhutta et tout témoignage chrétien. S’y ajoutent la pression sociale subie par ceux qui quittent la tradition familiale, et l’absence d’une communauté de foi dans leur propre langue et leur propre culture.
Comme dans tant de communautés rurales et conservatrices, les Bhutta ont besoin d’une présence chrétienne patiente, qui vienne par l’amitié, par le service et par le respect de la culture pendjabie. Il manque des personnes qui connaissent la langue et les coutumes du clan et puissent parler de Jésus sans déshonorer la famille. Il faut des messages audio et écrits dans les langues qu’ils utilisent, des émissions chrétiennes et une littérature évangélique adaptée. Ils ont besoin, par-dessus tout, que quelqu’un intercède pour eux de façon constante, afin que l’Évangile trouve son chemin jusqu’à chaque foyer.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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