Peuple non atteint Frontière
Les jats mann hindous forment l’un des clans du vaste groupe jat du nord de l’Inde, présents surtout au Pendjab, en Haryana, à Delhi et au Rajasthan. Ils sont reconnus depuis des générations comme des agriculteurs dévoués, et leur travail dans les champs a contribué à faire de ces régions l’un des greniers agricoles du pays. Ils sont aussi réputés pour leur courage et leur indépendance : chez les jats circule le dicton selon lequel les hommes viennent et s’en vont, mais le clan demeure pour toujours.
Le nom mann désigne une lignée précise au sein du vaste réseau de clans jats, chacun remontant à un ancêtre fondateur. Cette généalogie commune unit des familles de villages distincts sous une même identité, renforçant des liens de parenté qui traversent les générations.
Physiquement plus robustes que beaucoup de leurs voisins et détenteurs d’une bonne partie des terres et des revenus des villages où ils vivent, les jats mann occupent une position de respect, et parfois de crainte, parmi les autres communautés de la région. Beaucoup vivent encore de la terre, mais un nombre croissant se tourne vers des carrières universitaires, techniques et commerciales dans les villes.
Les racines des jats remontent à des peuples pastoraux qui vivaient dans la basse vallée de l'Indus, dans la région du Sind. Au cours du Moyen Âge, ils ont migré vers le nord en direction du Pendjab, puis se sont répandus au fil des siècles sur le territoire de Delhi, dans le nord-est du Rajasthan et dans la plaine occidentale du Gange, où beaucoup se sont installés comme agriculteurs.
Le clan mann est l'une des lignées formées au cours de ce processus d'expansion, chaque village jat se reconnaissant comme descendant de l'ancêtre qui l'aurait fondé par la force des armes. Cette appartenance à un clan et à une généalogie commune reste aujourd'hui encore le fondement de l'identité jat.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
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100%
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174.000 |
La vie s’organise autour de la terre : les jats mann sont majoritairement agriculteurs, et hommes comme femmes se consacrent au travail pénible des champs. Ce dévouement a contribué à faire du Pendjab et de l’Haryana parmi les régions agricoles les plus productives de l’Inde. Le village et le clan structurent la vie sociale, et les mariages, les différends et les décisions importantes passent généralement par l’approbation des anciens.
Ils valorisent l’épargne et la discipline dans le travail, ce qui leur vaut parfois une réputation d’avarice auprès des voisins, mais qui a aussi soutenu la prospérité relative du groupe. Un bon nombre de familles combinent aujourd’hui l’agriculture avec des études supérieures et des carrières techniques, sans renoncer au lien avec la terre et le village d’origine.
Les jats mann sont hindous, et leur foi est profondément liée à l’identité de clan et de terre. Le culte des divinités familiales et des ancêtres va de pair avec les grands cultes hindous régionaux, et les fêtes agricoles ainsi que les rituels de village rythment le calendrier religieux autant que les temples.
Appartenir au clan mann est, dans les faits, aussi une manière d’appartenir à sa tradition religieuse : abandonner l’hindouisme est perçu comme une rupture avec sa propre lignée et avec l’honneur de la famille. Cette fusion entre religion et généalogie confère à la foi jat un poids social qui dépasse largement le temple.
À la maison, les jats mann parlent surtout hindi et des dialectes régionaux comme le haryanvi, le pendjabi oriental et le marwari, selon l’État où ils vivent. La Bible en hindi existe depuis le début du dix-neuvième siècle, mais cela ne signifie pas qu’elle circule parmi eux : sans traduction ni témoignage dans leur propre variante parlée et dans leur propre milieu social, le texte biblique reste éloigné du quotidien de la plupart des familles du clan.
La fierté de clan est l’un des plus grands obstacles à l’Évangile chez les jats mann : le dicton selon lequel le clan demeure pour toujours traduit une image de force et d’autosuffisance qui rend difficile l’ouverture à un message de dépendance envers Dieu. À cela s’ajoute un préjugé répandu dans le nord de l’Inde, selon lequel le christianisme serait une religion de gens pauvres ou de basse caste, ce qui éloigne les familles jats fières de leur position sociale et de leur tradition guerrière.
Beaucoup de familles jats mann vivent dans des zones rurales où manquent l’eau potable traitée et des soins de santé de qualité, malgré la prospérité agricole relative du groupe. Les équipes médicales et les travailleurs humanitaires chrétiens y trouvent une porte concrète pour servir avec un amour pratique et montrer de façon tangible le soin de Dieu pour ces familles.
Sur le plan spirituel, le besoin est encore plus grand : il y a très peu de disciples de Jésus dans quelque communauté jat que ce soit, et les quelques croyants ont besoin d’accompagnement, de protection et d’une communauté de foi pour grandir sans affronter seuls le poids de quitter les coutumes du clan.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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