Peuple non atteint Frontière
Les Jhinwars hindous forment une caste traditionnellement liée à l’eau et au service des villages du nord de l’Inde et du Pakistan, avec une concentration plus forte au Pendjab, en Haryana, à Delhi et au Jammu-et-Cachemire. Ils sont aussi connus sous des noms comme jhir, jhimar, dhinwar et, dans certains registres, kashyap rajput ou mehra, des variantes qui reflètent des siècles de présence régionale avant la partition de 1947 entre l’Inde et le Pakistan.
Leur identité historique est née de la charge d’approvisionner les foyers en eau, portée dans des récipients en cuir et distribuée aux familles chaque jour. Avec le temps, beaucoup de Jhinwars sont aussi devenus cuisiniers, pêcheurs, rameurs et sages-femmes, des occupations qui les ont profondément ancrés dans la vie quotidienne des communautés où ils habitent, même en occupant une position sociale modeste au sein du système des castes.
Aujourd’hui, la majorité des Jhinwars hindous vit en Inde, avec une petite communauté au Pakistan, parlant principalement le pendjabi. Le souvenir du métier de l’eau et de l’hospitalité qu’il exigeait demeure la marque de l’identité du peuple, même là où les occupations traditionnelles ne sont plus le principal moyen de subsistance.
Les Jhinwars descendent de communautés de serviteurs de village du nord de l'Inde, historiquement chargées d'apporter l'eau aux foyers et de soutenir les cérémonies domestiques, un rôle qui les a placés, génération après génération, en marge du système traditionnel des castes hindoues en tant que groupe de travailleurs manuels. La partition de l'Inde en 1947 a séparé la population selon la religion: les Jhinwars hindous et sikhs sont restés majoritairement du côté indien, tandis que des parents musulmans ont migré vers le Pakistan, donnant naissance à des branches distinctes d'un même peuple.
Au cours du vingtième siècle, le métier de porteur d'eau a pratiquement disparu avec l'arrivée de la plomberie et des puits communautaires, et de nombreux Jhinwars sont passés à des emplois salariés dans les villes. Malgré tout, le patronyme et le clan d'origine continuent de marquer qui est jhinwar, même après que l'occupation qui a donné son nom au peuple ne définit plus sa subsistance.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
99,7%
|
616.000 |
Pakistan Non atteint
|
0,3%
|
1.800 |
La vie sociale s’organise autour du clan (gotra): les Jhinwars se marient hors de leur propre clan, mais au sein de la caste, entretenant des réseaux de parenté qui aident lors des mariages, des funérailles et d’autres décisions familiales importantes. Beaucoup travaillent aujourd’hui comme ouvriers, chauffeurs ou dans de petits commerces dans les villes du Pendjab et de Haryana, laissant derrière eux le métier historique de porteur d’eau.
L’hospitalité reste valorisée, héritage de générations qui servaient les familles du village avec de la nourriture et de l’eau. Les réunions de famille et les célébrations de mariage demeurent le centre de la vie sociale, et c’est là que les récits d’origine et d’appartenance au peuple sont transmis aux générations plus jeunes.
Les Jhinwars hindous suivent l’hindouisme, vénérant les divinités du panthéon hindou et observant des restrictions comme l’abstention de viande de bœuf. Dans de nombreuses familles, la dévotion inclut aussi Khwaja Khidr, une figure liée aux eaux et aux rivières, vénérée lors de rituels locaux comme le lancement de petites embarcations dans les canaux, reflet direct de l’ancien lien du peuple avec l’eau.
La pratique religieuse est surtout domestique et communautaire, marquée par les fêtes du calendrier hindou et par des pèlerinages vers des temples régionaux. La foi est étroitement liée à l’identité de caste: appartenir aux Jhinwars hindous signifie aussi hériter d’une place précise dans l’ordre social et religieux où la famille s’inscrit depuis des générations.
Le pendjabi oriental, langue de la majorité des Jhinwars hindous, dispose de la Bible complète depuis plus d’un siècle, fruit d’un travail de traduction entamé dès le début du dix neuvième siècle près de Calcutta et révisé à plusieurs reprises depuis. Malgré cette longue disponibilité écrite, l’Écriture circule rarement au sein de la communauté jhinwar, dont l’identité religieuse et sociale reste liée presque entièrement à l’hindouisme, avec très peu de contact direct avec le texte biblique ou avec ceux qui le connaissent déjà.
Chez les Jhinwars hindous, la foi est liée à la caste et à la famille: changer de religion est perçu comme une rupture avec le réseau de parenté qui soutient les mariages, les fêtes et l’entraide, un coût social trop élevé pour que la plupart l’envisagent. À cela s’ajoute la position historiquement modeste du peuple au sein du système des castes, ce qui réduit l’accès à l’éducation et à des réseaux plus larges, ainsi que l’absence quasi totale de tout témoignage chrétien au sein de la communauté, ce qui rend l’Évangile pratiquement inconnu parmi eux.
Beaucoup de Jhinwars hindous vivent d’un travail manuel et salarié dans les quartiers populaires des villes du nord de l’Inde, avec un besoin de meilleures conditions de travail, d’éducation et d’opportunités qui brisent les cycles de faible mobilité sociale hérités de la position historique du peuple. Le manque de qualification professionnelle demeure un obstacle réel pour les jeunes et les familles qui cherchent à sortir du travail informel.
Sur le plan spirituel, le besoin le plus profond est le simple accès: il n’existe presque pas de chrétiens d’origine jhinwar capables de raconter, dans leur propre langue et au sein de leur propre culture, qui est Jésus.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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