Peuple non atteint
Les Jola gusilay sont un petit peuple du sud du Sénégal, dans la région de Ziguinchor, près de la frontière avec la Guinée-Bissau, où ils vivent dans des villages entourés de rizières et de champs cultivés. Ils appartiennent à la vaste famille jola, si caractéristique de cette bande verte et humide du pays, mais ils conservent une langue et une identité propres : le gusilay, parlé à la maison, dans les champs et lors des cérémonies, dont le centre est la localité de Thionck-Essyl.
Peu de gens en dehors de la région connaissent leur nom. Certains chercheurs les rapprochent de leurs voisins balanta, un autre peuple de tradition agricole, mais les Gusilay se reconnaissent eux-mêmes par leurs liens de parenté, leurs villages et des coutumes transmises de génération en génération.
C’est un peuple discret, enraciné dans la terre et dans la famille. Chaque village est un petit monde où tout le monde se connaît et où l’appartenance à la communauté fait partie essentielle de ce que l’on est, si bien que la vie de chacun s’entrelace avec celle de ses parents et de ses voisins.
L'histoire écrite des Gusilay est rare. On sait qu'ils habitent le sud du Sénégal, où les fleuves et les terres inondées ont favorisé une vie d'agriculteurs et d'éleveurs au sein de petites communautés. Certains chercheurs voient un lien avec les Balanta, et le gusilay est classé parmi les langues jola de la Casamance, aux côtés de langues voisines dont il se distingue par de nombreuses différences de vocabulaire.
Avec le temps, l'islam s'est établi parmi eux et a façonné la vie des villages, sans effacer entièrement les anciennes pratiques. Aujourd'hui, la mémoire du peuple se conserve encore surtout de manière orale, à travers les récits, les rites et la langue.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Sénégal Non atteint
|
100%
|
27.000 |
La vie tourne autour de l’agriculture. Ils cultivent le riz, le maïs et le manioc, ainsi que des courges et des melons, et élèvent des bovins, des moutons et des chèvres. Ils récoltent aussi des aliments sauvages. Les hommes défrichent généralement la terre, pêchent et s’occupent du bétail, tandis que les femmes récoltent et aident aux champs. La chasse joue un rôle moindre que l’agriculture.
Les familles vivent dans des groupes de maisons rondes aux murs de terre et au toit de paille, au sein des villages. L’autorité politique appartient aux chefs. Le mariage entre cousins est bien vu, et la remise d’animaux en compensation à la famille de la mariée fait partie de l’union. Les garçons passent par des rites d’initiation, qui marquent l’entrée dans la vie adulte et renforcent les liens entre les générations et avec toute la communauté.
L’islam sunnite est la foi dominante chez les Gusilay et rythme les fêtes, les prières et l’identité publique d’une grande partie des familles. Faire partie de la communauté et être musulman vont de pair, de sorte que la religion se transmet avec le nom et la place dans le village.
À côté de l’islam subsistent des traces des croyances traditionnelles de la région : le respect des ancêtres, l’attention portée aux esprits et aux lieux sacrés, et les rites d’initiation qui relient chaque génération à la précédente. Beaucoup vivent ce mélange sans y voir de contradiction, cherchant protection, santé et bonne récolte par différents chemins.
Le gusilay est une langue disposant de peu de documents écrits. Des portions des Écritures existent dans cette langue, dans des publications récentes, et un lexique numérique aide à consigner et à enseigner le vocabulaire. Le Nouveau Testament n’est pas encore complet, et la Bible entière n’existe pas encore en gusilay. Le travail avance lentement, pas à pas, afin qu’un jour le peuple puisse entendre et lire la Parole de Dieu dans la langue du cœur.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Pour les Gusilay, quitter la foi de la famille est perçu comme s’éloigner de son propre village, et c’est pourquoi la décision de suivre Jésus risque de coûter des liens, un soutien et une place dans la communauté. Le mélange entre l’islam et les pratiques traditionnelles crée un monde spirituel dense, dans lequel l’Évangile doit être expliqué avec patience. S’y ajoutent le très petit nombre de chrétiens parmi eux et le fait que la Bible soit encore incomplète en gusilay.
Comme dans bien des communautés rurales, les familles dépendent de bonnes pluies et de récoltes abondantes, et il y a besoin de santé, d’écoles et d’accès à des textes à lire dans leur propre langue. Plus profondément encore, les Gusilay ont besoin de la possibilité de connaître Jésus-Christ comme Seigneur et de vivre la vie pleine qu’il offre.
Le petit nombre de ceux qui croient déjà ont besoin de communauté, d’enseignement biblique et de courage pour rester fidèles au sein de leurs villages. Un discipulat patient, mené en gusilay et au rythme des familles, peut faire naître une Église qui soit vraiment celle du peuple.
Il y a des pas concrets dans la langue. Des portions des Écritures sont déjà disponibles en gusilay, publiées ces dernières années, et un lexique numérique pour téléphones portables aide à consigner le vocabulaire du peuple. Ces ressources sont des semences qui ouvrent la voie pour que les Gusilay entendent la Parole de Dieu dans leur propre langue et, peu à peu, la reconnaissent comme la leur.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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