Saksena Yaduvanshi - Wikimedia, CC BY-SA 4.0, via Joshua Project
Peuple non atteint Frontière
Les kachhi saksena forment une communauté agraire du nord de l’Inde, concentrée surtout dans l’État de l’Uttar Pradesh, avec des familles également présentes au Madhya Pradesh, au Rajasthan et dans l’Uttarakhand. Ils appartiennent à la vaste caste kachhi, traditionnellement liée à la culture de la terre, et portent le patronyme saksena comme marque de lignée et d’identité au sein du groupe.
L’hindi est la langue qui unit la majorité d’entre eux, bien que des dialectes régionaux comme le kanauji, le bundeli et le bhojpuri apparaissent selon la région où ils vivent. Ils vivent entre la campagne et la ville : tandis que beaucoup cultivent encore la terre de leurs ancêtres, d’autres ont migré vers les centres urbains, où ils ont reconstruit la même vocation pour le travail manuel et le petit commerce.
Cette combinaison de racines rurales profondes et d’adaptation à de nouveaux espaces fait partie de ce qui rend les kachhi saksena un peuple distinct au sein de la mosaïque hindoue de l’Inde.
L'identité des kachhi remonte à des récits d'origine qui varient selon la région. En Uttar Pradesh, où vit la majeure partie des kachhi saksena, la tradition attribue au groupe une descendance du roi Ikshvaku, du sud du Népal ; tandis qu'au Madhya Pradesh, au Rajasthan et à Delhi, ils revendiquent une descendance de Kusha, fils de Rama, avec un lien vers les rajputs kacchwaha. Ces récits ont justifié la place de la caste dans la hiérarchie sociale et sa vocation pour le travail de la terre.
Au fil des siècles, les kachhi se sont répandus dans les plaines fertiles de la vallée du Gange, où la culture intensive de légumes et de céréales a consolidé leur subsistance : dans certaines régions, des sols particulièrement riches ont fini par être appelés kachhiana, en référence à la caste qui les cultivait. Le patronyme saksena a marqué une branche au sein de ce groupe, donnant naissance à l'identité aujourd'hui connue sous le nom de kachhi saksena.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
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635.000 |
À la campagne, le travail tourne autour de la culture du blé, du pois chiche et des lentilles, héritage d’une vocation agraire qui a façonné les habitudes, le calendrier et jusqu’aux noms donnés à la terre. En ville, surtout à Delhi, de nombreux kachhi saksena sont devenus de petits commerçants : ils vendent des légumes sur les marchés ou fabriquent des jouets en plastique dans des ateliers familiaux, adaptant l’ancien métier de la terre à de nouvelles formes de subsistance urbaine.
La famille et la caste demeurent la base de l’organisation sociale : ce sont elles qui décident des mariages, règlent les différends et soutiennent le réseau d’entraide dans les moments difficiles. L’éducation est accessible aux garçons comme aux filles, mais les familles encouragent rarement leurs filles à poursuivre des études au-delà du nécessaire, et le rôle attendu de la femme reste centré sur le foyer. Le régime alimentaire traditionnel est végétarien, reflet direct de la foi hindoue et d’une vie liée à la terre.
Les kachhi saksena sont hindous, et leur foi s’exprime dans la dévotion à des divinités comme Hanuman, Rama, Krishna, Shiva, Kali et Durga, chacune associée à la protection, à la force ou à la prospérité selon les moments de la vie. Les rites familiaux, les fêtes du calendrier hindou et les pèlerinages vers les temples locaux rythment la vie spirituelle de la communauté, unissant foi et identité de caste en un même tissu.
Après la mort, le corps est incinéré, et les cendres sont de préférence répandues dans le Gange, considéré comme sacré et purificateur. Chez les plus jeunes qui ont migré vers les villes, un sécularisme pratique se développe : les rituels continuent d’être observés par tradition et appartenance sociale, même lorsque la conviction personnelle n’est plus aussi forte qu’elle l’était pour les parents et grands-parents.
L’hindi, langue que la majorité des kachhi saksena parlent à la maison, dispose de la Bible complète depuis des générations, aujourd’hui disponible aussi en audio, en application et en vidéo. Pourtant, l’Écriture ne circule pratiquement pas au sein de la communauté : non par manque de traduction, mais parce que l’identité hindoue et de caste laisse peu de place pour qu’un livre associé au christianisme soit ne serait-ce qu’ouvert. L’accès technique au texte est réel ; l’accès au cœur de la communauté reste une frontière à franchir.
Chez les kachhi saksena, être hindou et appartenir à la caste, c’est la même chose qu’appartenir à la famille et à la terre des ancêtres : abandonner cette foi revient, en pratique, à rompre avec tout ce qui donne identité et appartenance. La pression sociale et familiale pour maintenir les rites, les mariages au sein du groupe et la dévotion aux divinités traditionnelles est constante, et toute approche de l’Évangile tend à être perçue comme une menace à l’honneur de la famille et de la caste. À cela s’ajoute l’absence quasi totale d’églises locales ou de chrétiens issus du même milieu social, ce qui rend rare jusqu’au premier contact avec le message de Jésus.
De nombreuses familles kachhi saksena vivent encore de la terre dans des conditions vulnérables aux sécheresses, à l’instabilité des prix des récoltes et au manque d’infrastructures rurales, tandis que ceux qui ont migré vers les villes font face à l’insécurité du travail informel. Les filles restent désavantagées : l’encouragement aux études va rarement au-delà du niveau de base, ce qui limite les possibilités de vie des générations futures.
Sur le plan spirituel, le plus grand manque est l’absence quasi complète de communauté chrétienne : il n’y a ni églises locales, ni disciples, ni même de témoignages venus de l’intérieur de la caste elle-même qui puissent parler de Jésus en des termes qui aient un sens pour la culture et la famille kachhi saksena.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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