Peuple non atteint Frontière
Les Koli Mahadev sont un peuple agricole qui habite les collines Mahadev, dans l’ouest de l’Inde, en particulier dans les districts de Pune, Ahmednagar et Nasik, dans l’État du Maharashtra. Leur nom vient de Mahadev, forme de Shiva vénérée comme leur divinité, et du paysage montagneux qu’ils occupent depuis des générations.
Bien que le terme Koli désigne habituellement des pêcheurs dans d’autres communautés de la région, chez les Koli Mahadev la vocation historique est la terre : l’agriculture, l’élevage et le travail des champs. Ils sont officiellement reconnus comme tribu répertoriée en Inde et s’organisent en vingt quatre clans exogames, dont les noms deviennent des noms de famille transmis de génération en génération.
Ils parlent majoritairement marathi, écrit en devanagari, et sont aussi appelés Dongar Koli ou Raj Koli. De petits groupes vivent encore au Pakistan, où ils parlent d’autres langues locales. C’est un peuple à l’identité forte, attaché à la terre, au clan et à une mémoire guerrière qui traverse les générations.
L'identité des Koli Mahadev est née de la rencontre entre un peuple ancien et une chaîne de collines : les collines Mahadev, au cœur du Maharashtra, ont donné son nom et son abri à cette communauté bien avant l'ère moderne. Ils s'y sont établis comme agriculteurs et gardiens des versants, distincts des autres branches koli vouées à la pêche dans les régions côtières.
L'histoire du peuple s'entrelace avec celle du Maharashtra lui même : Tanaji Malusare, général légendaire au service du roi marathe Shivaji au XVIIe siècle, appartenait aux Koli Mahadev, et son nom reste évoqué comme symbole de courage parmi eux. Ce passé d'alliance avec le pouvoir marathe a contribué à ancrer la place du peuple dans la région qu'il habite aujourd'hui.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
98,6%
|
1.760.000 |
Pakistan Non atteint
|
1,4%
|
25.000 |
La vie gravite autour de la terre et de la famille. L’agriculture fait vivre la majorité des foyers, complétée par l’élevage, la production laitière, l’aviculture et le travail salarié pendant les périodes creuses. Le riz, le blé et le millet forment la base de l’alimentation quotidienne, et la façon de s’habiller se rapproche de celle observée chez les voisins kunbi et marathes.
Les familles sont généralement nucléaires, et les mariages sont des célébrations de plusieurs jours, marquées par des rituels propres. Le clan reste la référence d’appartenance : chacun des vingt quatre clans porte un nom qui se transmet comme un nom de famille et structure les alliances, les fêtes et l’entraide entre les familles.
La foi des Koli Mahadev est hindoue, marquée par des traditions populaires où chaque clan cultive une dévotion à des divinités qui lui sont propres, aux côtés de la révérence envers Mahadev, forme de Shiva qui a donné son nom au peuple et aux collines où il vit. Cette dévotion n’est pas seulement religieuse : elle façonne les fêtes, les pèlerinages et le lien du peuple avec le paysage qu’il habite.
Aux côtés du culte des divinités de clan et de Mahadev, des pratiques de religiosité populaire marquent le quotidien : rituels liés à l’agriculture et au cycle des pluies, cérémonies de clan qui renforcent la cohésion sociale. Être Koli Mahadev, c’est pour la grande majorité vivre au sein de ces traditions hindoues locales.
La langue du cœur des Koli Mahadev, le marathi, possède l’une des plus longues traditions de traduction biblique de l’Inde, avec des travaux qui remontent au début du XIXe siècle. Pourtant, l’existence d’un texte en marathi ne signifie pas que le peuple le connaisse : peu de Koli Mahadev ont eu un contact direct avec les Écritures dans leur propre langue, et la foi hindoue demeure l’horizon religieux quasi absolu de la communauté.
Chez les Koli Mahadev, la foi en Mahadev et dans les divinités de clan est tissée à l’identité familiale et à l’histoire même du peuple, ce qui fait de tout changement de religion quelque chose perçu comme une rupture avec la famille et avec la mémoire collective. La vie liée à la terre et aux collines, souvent éloignée des centres urbains, limite aussi le contact avec les communautés chrétiennes. La quasi absence de disciples de Jésus parmi eux fait du manque d’un premier témoignage vivant, quelqu’un issu de leur propre culture qui montre le chemin, la barrière la plus concrète aujourd’hui.
Comme de nombreuses communautés agricoles de l’intérieur du Maharashtra, les Koli Mahadev font face à des défis liés à la dépendance aux pluies, à l’accès limité aux services de santé et d’éducation dans les zones les plus rurales, et aux incertitudes du travail salarié saisonnier. Ce sont des besoins matériels qui pèsent sur le quotidien des familles.
Sur le plan spirituel, le manque est plus grand encore : il n’existe pratiquement pas d’églises locales, de disciples formateurs ni de communauté chrétienne visible parmi eux. Un peuple à l’histoire séculaire et à l’identité forte demeure, dans sa quasi totalité, sans aucun témoignage proche de l’Évangile.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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