Peuple non atteint
Les Kpeego sont un petit peuple du sud-ouest du Burkina Faso, dans la région des Cascades, province de la Léraba. Leurs villages, parmi lesquels Noumousoba et Tourny, se trouvent dans le département de Kankalaba, loin des grands centres du pays.
Ils parlent le kpeego, langue de la famille mandé, qui porte l’identité du groupe de génération en génération. On les connaît souvent comme forgerons, un métier ancien qui, dans une bonne partie de l’Afrique de l’Ouest, fait de celui qui l’exerce le gardien d’un savoir propre, lié au feu, au métal et aux outils dont toute la communauté dépend.
Parce qu’ils sont peu nombreux et vivent dans de petites communautés, les Kpeego apparaissent rarement sur les cartes et dans les enquêtes. Pourtant, ils ont un nom, une langue, une mémoire et un lieu bien à eux, et chaque famille compte aux yeux de Dieu.
Les Kpeego appartiennent au grand ensemble des peuples mandé, dont les langues s'étendent sur de vastes régions de l'Afrique de l'Ouest. Leur langue a été peu étudiée, et l'on ne sait pas avec certitude comment le groupe est arrivé dans le sud-ouest du Burkina Faso.
Une partie de l'identité du peuple est liée au travail du fer, un métier qui se transmet généralement au sein des familles et qui, dans de nombreuses sociétés de la région, marque une identité distincte. Les témoignages écrits sur le parcours du peuple sont rares, et une grande partie de la mémoire historique est conservée dans la tradition orale des anciens.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Burkina Faso Non atteint
|
100%
|
2.700 |
La vie des Kpeego tourne autour du village et de la famille. Le métier de forgeron, pratiqué par beaucoup, occupe une place centrale : des houes et autres outils forgés dépend aussi la culture des voisins. Dans de nombreuses régions d’Afrique de l’Ouest, ce métier est vu avec une certaine réserve sociale, ce qui peut peser sur la position du groupe face aux autres communautés.
Comme dans tant de zones rurales de la région, le quotidien est marqué par l’effort pour trouver de l’eau, entretenir les maisons et parcourir des chemins pas toujours bons d’une communauté à l’autre. La langue maternelle unit les familles, et les liens de parenté soutiennent l’entraide dans les moments de travail, de fête et de difficulté.
La plupart des Kpeego suivent une religion traditionnelle de type animiste. Dans celle-ci, les esprits et les ancêtres sont honorés, dans l’espoir d’obtenir une protection pour la famille, la récolte et la santé. On recherche ces puissances pour les apaiser, et non comme quelqu’un avec qui l’on aurait de l’amitié.
Une petite minorité se dit chrétienne. Parmi les rares chrétiens, la foi est encore jeune et fragile, et beaucoup vivent entre des voisins et des parents qui suivent les coutumes des ancêtres. Pour beaucoup, la religion est indissociable de l’appartenance au peuple, et c’est pourquoi croire en Jésus demande souvent du courage et le soutien d’autres personnes qui marchent à ses côtés.
La traduction de la Bible en kpeego a été commencée, mais elle n’est pas encore achevée : le peuple ne dispose pas d’Écritures publiées dans sa propre langue. C’est dans la langue du cœur que le message de Dieu atteint le plus profondément. Chaque portion traduite, chaque enregistrement audio et chaque histoire biblique racontée en kpeego rapproche la Parole des familles qui ne l’ont pas encore entendue dans leur propre voix.
Un peuple ne comprend vraiment l'évangile que lorsqu'il l'entend dans la langue de son cœur. Voyez où en est la traduction.
Données de traduction : Joshua Project.
Les Kpeego sont peu nombreux et vivent dans des communautés dispersées, ce qui rend rare le contact avec des chrétiens d’autres régions. Sans Écritures dans leur langue et avec une présence chrétienne très réduite parmi eux, le message de Jésus parvient difficilement jusqu’à eux. À cela s’ajoutent le lien étroit entre la foi et l’identité familiale, le poids de la religion des ancêtres et l’éloignement des centres où se trouvent des églises et des ressources chrétiennes. Celui qui envisage de suivre le Christ peut craindre d’être vu comme quelqu’un qui abandonne son peuple.
Il existe des besoins pratiques très concrets : de l’eau potable accessible, de l’électricité et des routes permettant de circuler en sécurité entre les communautés. Répondre à ces manques exprime du soin et de la dignité envers les familles.
Sur le plan spirituel, les Kpeego ont besoin de connaître Jésus comme le Dieu vivant qui s’approche, en contraste avec des esprits qu’il faut apaiser. Ils ont besoin d’Écritures dans leur langue, de témoins qui marchent avec eux et d’une communauté de foi qui naisse parmi les leurs, afin que l’espérance soit vécue et partagée.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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