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Peuple non atteint Frontière
Les Lohars sont un peuple de forgerons et d’artisans du métal, dispersés surtout en Inde, avec des communautés aussi au Bangladesh, au Népal et au Pakistan. Le nom vient du mot désignant le fer lui-même, et pendant des siècles cette identité a été liée au métier de façonner le métal en outils, ustensiles domestiques et instruments agricoles.
Ils vivent majoritairement dans des zones rurales et de petites villes du nord de l’Inde, où ils forment une caste artisanale traditionnelle au sein de la structure sociale hindoue. Aux côtés de la majorité sédentaire, il existe des branches nomades, comme celles qui voyagent encore en charrettes à travers le pays, maintenant un mode de vie itinérant qui remonte à des générations passées.
Ils parlent principalement l’hindi, en plus des langues régionales selon le pays où ils vivent. L’identité lohar allie la fierté du métier hérité des ancêtres à une position modeste dans la hiérarchie sociale, ce qui a façonné à la fois leur économie familiale et leur place au sein de la société plus large.
La tradition du peuple remonte à des communautés de forgerons qui, selon des récits transmis de génération en génération, fabriquaient armes et outils pour le royaume de Mewar, au nord-ouest de l'Inde. Lorsque la forteresse de Chittor tomba face aux conquêtes de l'époque moghole, des branches de ces artisans auraient abandonné leurs terres et adopté une vie errante, jurant de ne plus jamais passer la nuit sous un toit en signe de deuil et de résistance.
Avec le temps, la majeure partie de la communauté s'est fixée dans des villages et des villes, formant une caste artisanale reconnue dans plusieurs États indiens, tandis que de petits groupes ont préservé la coutume de voyager en charrettes de village en village, offrant leurs services de forge. Cette double trajectoire, entre sédentarisation et itinérance, marque encore la mémoire collective du peuple aujourd'hui.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
96,9%
|
10.126.000 |
Bangladesh Non atteint
|
1,8%
|
192.000 |
Népal Non atteint
|
1,1%
|
113.000 |
Pakistan Non atteint
|
0,2%
|
21.000 |
Le métier de la forge reste central dans la vie de nombreuses familles : elles transforment ferraille et barres de fer en faucilles, haches, marmites et autres ustensiles, chauffant le métal au feu jusqu’à incandescence et le façonnant à coups de marteau. D’autres familles se sont tournées vers le travail salarié ou l’agriculture, à mesure que les machines et les produits industriels remplacent une partie de la demande pour le travail manuel du forgeron.
Parmi les branches qui vivent encore en déplacement constant, la vie quotidienne tourne autour de la charrette tirée par des bœufs, décorée de gravures et d’ornements en laiton, et du campement improvisé au bord de la route. La famille élargie et la réputation du métier soutiennent la position de chaque groupe au sein de la communauté, et la transmission de la technique de père en fils reste le principal chemin d’apprentissage.
La grande majorité du peuple pratique l’hindouisme, intégrant son identité de caste à des divinités et des récits associés au travail du métal et à la figure de l’artisan divin. Symboles et marques rituelles apparaissent sur les objets, les corps et les charrettes, exprimant une dévotion quotidienne plus qu’une érudition religieuse formelle.
La foi se vit dans des gestes concrets : offrandes avant d’allumer la forge, festivités saisonnières et respect des vœux et promesses transmis par les ancêtres, dont certains façonnent encore aujourd’hui des habitudes comme où dormir ou comment aller chercher l’eau. La religion est profondément entrelacée avec l’identité de caste et la fierté du métier hérité.
La Bible est disponible dans son intégralité en hindi, la langue parlée par la majeure partie du peuple, avec des éditions imprimées, audio et même en braille, ainsi que des versions en bengali et dans d’autres langues régionales dans les pays où vivent les Lohars. Malgré cela, l’accès pratique reste limité par des facteurs comme le faible taux d’alphabétisation dans certaines communautés et la quasi absence d’exemplaires circulant au sein même du groupe, ce qui rend le contact direct avec le texte biblique rare au quotidien.
L’identité lohar est profondément liée à la caste et à l’hindouisme, de sorte qu’abandonner cette foi est ressenti comme une rupture avec la famille et l’héritage du métier lui-même. La position modeste du groupe dans la hiérarchie sociale rend aussi difficile l’accès à l’éducation et à des réseaux hors de la communauté, tandis que les branches encore nomades vivent en marge des structures sociales fixes, rendant rare tout contact soutenu avec des églises ou des communautés chrétiennes.
La modernisation des outils agricoles et des ustensiles industrialisés réduit la demande pour le travail manuel du forgeron, poussant les familles à chercher des sources de revenus souvent précaires. Les groupes qui vivent encore en déplacement constant manquent d’accès à l’école, aux soins de santé et à un logement stable.
Sur le plan spirituel, il existe un manque quasi total de communauté chrétienne au sein du peuple : peu ou pas de Lohars ont un contact régulier avec des disciples de Jésus, et l’Écriture, même disponible dans la langue, ne circule pratiquement pas au sein de la communauté.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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