Peuple non atteint Frontière
Les Mahtams hindous forment une communauté traditionnellement liée à la terre, présente surtout au Pendjab et au Rajasthan, en Inde, avec un groupe plus restreint de l’autre côté, dans la région de langue saraiki, au Pakistan. Le nom mahtam identifie aussi bien des familles hindoues que musulmanes et sikhes, des branches distinctes d’une même origine sociale, mais les Mahtams hindous conservent la dévotion aux divinités du panthéon indien comme marque centrale de leur identité.
Historiquement associés au défrichement des forêts, à la chasse et à l’agriculture, ils ont construit au fil des générations une réputation de travailleurs dévoués à la terre. Aujourd’hui, beaucoup sont propriétaires terriens au Rajasthan, tandis que d’autres poursuivent des carrières administratives et commerciales dans les villes. Ils parlent surtout le pendjabi oriental, ainsi que l’hindi, le goujrati et d’autres langues régionales selon le lieu où ils vivent.
Les récits sur l'origine des Mahtams varient, mais la mémoire du groupe les rattache depuis des générations au travail de défrichement et de mise en culture de terres autrefois occupées par une forêt dense, un rôle qui leur a valu une réputation de cultivateurs habiles dans des régions du nord-ouest indien. Ils s'organisaient en plusieurs clans, chacun avec son territoire et ses alliances matrimoniales.
La partition politique de 1947 dans le sous-continent indien a séparé des familles qui vivaient auparavant côte à côte, laissant la majeure partie du peuple en Inde et un groupe plus restreint dans la région qui parle aujourd'hui le saraiki. Depuis lors, les deux branches ont suivi des trajectoires distinctes, tout en préservant des coutumes et des souvenirs d'une origine commune.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
95,9%
|
145.000 |
Pakistan Non atteint
|
4,1%
|
6.200 |
La chasse au sanglier, la pêche, la fabrication de cordes et la distillation de boissons ont marqué le passé du peuple, toujours aux côtés de la culture de la terre. Aujourd’hui, l’agriculture demeure centrale, et au Rajasthan de nombreuses familles mahtam sont propriétaires de terres, tandis que d’autres ont opté pour des emplois administratifs ou commerciaux dans les villes.
La vie sociale s’organise autour de la famille élargie et de comités qui règlent les différends internes sans recourir à des instances extérieures. L’héritage revient aux fils, et l’aîné assume la direction de la famille après la mort du père. Les relations avec les castes voisines et les communautés d’artisans sont généralement cordiales.
Les Mahtams hindous vénèrent les divinités du panthéon indien, et cette dévotion s’exprime par des visites aux temples, où ils offrent prières, nourriture, fleurs et encens dans l’espoir de protection et de bénédictions pour la famille. Contrairement à la relation personnelle que chrétiens et juifs décrivent avec Dieu, la foi mahtam se vit surtout comme une pratique communautaire et l’accomplissement de devoirs religieux transmis de génération en génération.
Appartenir à l’hindouisme est étroitement lié à l’appartenance à la caste et au clan : participer aux rites, c’est aussi réaffirmer la place de la famille au sein du réseau de relations qui soutient la vie sociale du peuple. Cette fusion entre religion et identité sociale fait de la foi un lien aussi communautaire que personnel.
Le pendjabi oriental, langue de la majeure partie du peuple en Inde, dispose déjà de la Bible complète, ainsi que d’applications, d’enregistrements audio et du film Jésus pour ceux qui les cherchent. Du côté pakistanais, les locuteurs du saraiki ont accès au Nouveau Testament. Malgré cela, ces ressources parviennent rarement aux familles mahtam, dont le rythme de travail de la terre et les liens de caste laissent peu de place au contact avec le message chrétien.
Chez les Mahtams hindous, appartenir à la foi de la famille et du clan fait partie intégrante de l’appartenance au peuple lui-même, ce qui fait de tout rapprochement avec l’Évangile quelque chose perçu comme un éloignement de l’identité collective. S’agissant d’un groupe relativement restreint et peu connu en dehors de sa région, il reçoit rarement la visite de ceux qui annoncent Jésus, et l’absence quasi totale de frères dans la foi au sein de la communauté elle-même laisse le peuple sans référence vivante de ce que signifie suivre Christ sans cesser d’être mahtam.
Les familles qui vivent du travail de la terre affrontent les incertitudes courantes de la vie rurale, telles que des récoltes instables et la dépendance aux pluies, ainsi que la recherche de meilleures opportunités d’études et d’emploi pour les enfants qui migrent vers les villes en quête de travail administratif ou commercial. Sur le plan spirituel, il manque au peuple le contact avec des disciples de Jésus qui parlent leur langue, comprennent la force des liens claniques et sachent montrer, avec patience, qu’il est possible de suivre Christ tout en restant mahtam de cœur et de culture.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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