Peuple non atteint Frontière
Les Mallahs hindous sont un peuple de bateliers et de pêcheurs disséminé dans les plaines arrosées par les grands fleuves du nord de l’Inde, avec des communautés également au Népal et au Bangladesh. Leur nom vient du métier qui les définit : conduire des barques et faire vivre des familles entières grâce à l’eau, que ce soit par la pêche ou en faisant traverser pèlerins et marchandises d’une rive à l’autre.
C’est près du fleuve que l’identité de ce peuple se forge. Beaucoup se désignent eux-mêmes comme nishads, en référence au batelier de la tradition hindoue qui aurait conduit des figures sacrées lors de leur traversée, et voient dans leur propre travail fluvial une vocation presque sacrée. Ce lien avec le fleuve, en particulier avec le Gange, traverse les générations et continue de façonner la manière dont ils se perçoivent et dont leurs voisins les perçoivent.
Organisés en interne en divers sous-groupes, les Mallahs entretiennent une vie communautaire forte, liée à la terre et à l’eau qui les entourent, et restent, pour la plupart, pratiquement étrangers à l’Évangile.
La mémoire de ce peuple remonte aux récits épiques hindous, qui attribuent aux bateliers un rôle de premier plan dans des passages sacrés des fleuves. C'est de cette tradition que vient le nom nishad, adopté par de nombreux Mallahs comme marque d'origine et de fierté pour leur métier.
Au fil des siècles, le groupe s'est fragmenté en divers sous-groupes régionaux, chacun lié à un tronçon précis des fleuves du nord de l'Inde et du Népal. Avec le temps, une partie du peuple s'est aussi mise à cultiver la terre et à élever des animaux, élargissant ainsi des ressources qui provenaient auparavant presque uniquement de l'eau, sans pour autant abandonner l'identité de peuple du fleuve qui les accompagne encore aujourd'hui.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
94,3%
|
3.461.000 |
Népal Non atteint
|
5,2%
|
190.000 |
Bangladesh Non atteint
|
0,6%
|
21.000 |
La vie s’organise autour de l’eau : beaucoup pêchent encore, conduisent des barques et font traverser des personnes et des marchandises sur les fleuves, tandis que d’autres complètent leurs revenus par de petites cultures sur des terres appartenant à d’autres propriétaires ou par du travail journalier. Il est courant de les trouver vendant le poisson du jour, la récolte, ou encore des fleurs et de l’encens sur les marchés locaux des villes riveraines.
La vie communautaire s’organise par sous-groupes tels que les nishads, les kewats et les sahanis, et par des liens de parenté : les mariages sont généralement arrangés par les familles, et des conseils de caste aident à régler les différends internes. Avec un accès limité à l’éducation formelle et à l’alphabétisation, les Mallahs maintiennent vivante la transmission orale des coutumes, des récits et des valeurs de génération en génération.
Ce sont des hindous, et leur foi s’exprime d’une manière particulièrement liée à leur propre métier : le fleuve, surtout le Gange, est considéré comme un espace sacré, et le travail de conduire des barques et des pèlerins sur ses eaux est vécu presque comme un appel religieux, et non seulement comme un moyen de subsistance.
La dévotion aux figures de la tradition hindoue associées à la navigation et aux eaux occupe une place centrale, renforçant l’idée que le métier hérité des ancêtres est aussi une façon d’honorer le sacré. Des fêtes comme Holi, Diwali et Navratri rythment le calendrier religieux des familles mallah, qui vénèrent les divinités du panthéon hindou en quête de protection et de prospérité.
Dans les langues parlées par les Mallahs hindous, comme l’hindi, le bengali et le maithili, des traductions bibliques existent déjà, mais cela change peu la réalité de ceux qui, en grande partie, ne savent pas lire. Sans scolarisation et sans contact avec des communautés chrétiennes, le texte imprimé parvient rarement entre les mains de ces familles, et les formes orales et visuelles restent le chemin le plus réaliste pour que le message atteigne le peuple du fleuve.
Chez les Mallahs hindous, la foi est intimement liée au métier lui-même et à l’identité de caste, ce qui fait de tout changement de religion une rupture non seulement spirituelle, mais aussi sociale et familiale. À cela s’ajoutent un analphabétisme généralisé, qui complique l’accès direct aux Écritures, et une absence quasi totale d’églises ou de chrétiens à proximité, ce qui fait de la première rencontre avec l’Évangile un événement extrêmement rare dans la vie d’une famille mallah.
La pauvreté est la compagne constante de ceux qui vivent du fleuve : la pêche et le transport fluvial rapportent peu, et le manque d’alphabétisation limite l’accès à d’autres opportunités de travail et de revenus. Il existe un besoin concret d’éducation de base et de moyens de subsistance plus stables pour des familles entièrement dépendantes des eaux.
Sur le plan spirituel, une présence chrétienne vivante fait presque totalement défaut parmi eux : il n’y a ni communauté de foi, ni discipulat, ni témoignage proche qui puisse accompagner les rares personnes venant à connaître Jésus.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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