Peuple non atteint
Les Njalgulgule sont un petit peuple du Soudan du Sud, également connu sous des noms comme Ngulgule et Nyolge. Ils vivent dans l’ouest du pays, dans la région du Bahr el-Ghazal, autour d’un village situé près des rivières Sopo et Boro, sur des terres de plaine où la vie suit le rythme des pluies et des récoltes.
Ils font partie de l’ensemble des peuples daju, une famille de sept groupes qui compte aussi des communautés au Soudan et au Tchad. Chacun de ces groupes a sa propre langue, et celle des Njalgulgule appartient à la famille nilo-saharienne. C’est une langue parlée au quotidien, dans les conversations de famille, dans les proverbes et dans les histoires racontées au crépuscule, et elle se transmet de génération en génération par la voix.
Parce qu’ils sont peu nombreux et vivent concentrés sur un territoire réduit, les Njalgulgule sont peu connus en dehors de leur région. Ils portent pourtant une identité propre, liée à la terre, à la langue et à la mémoire des ancêtres.
Les Njalgulgule se reconnaissent comme l'un des peuples daju, dont les communautés sont dispersées dans des zones du Soudan, du Tchad et du Soudan du Sud. Leurs langues sont apparentées, même si chaque groupe daju a suivi son propre chemin culturel au fil du temps.
Au Soudan du Sud, le peuple s'est fixé dans la région occidentale du Bahr el-Ghazal, où il demeure autour d'un village proche des rivières Sopo et Boro. Les témoignages sur son parcours sont rares : l'histoire du peuple vit surtout dans la mémoire orale des familles, et une grande partie de ce que l'on sait de ses origines attend encore d'être documentée.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Soudan du Sud Non atteint
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100%
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2.100 |
La vie des Njalgulgule tourne autour de l’agriculture. Ils cultivent le millet, le sorgho et le maïs, et complètent leurs repas avec du miel, des fruits sauvages et des baies cueillis en forêt. Le travail est partagé : les tâches de la communauté sont réparties entre tous, et les femmes jouent un rôle central au quotidien, s’occupant des champs, de la préparation des grains et de la maison, et construisant aussi les habitations.
Les maisons sont généralement rondes, avec un toit conique en paille ; dans les villes, on trouve plus souvent des maisons rectangulaires. La vie dans un petit village crée des liens de voisinage étroits, où l’entraide dans le travail de chaque jour soutient la vie de chaque famille.
La plupart des Njalgulgule se disent musulmans, mais l’islam cohabite avec des coutumes religieuses très anciennes. Ils parlent d’un dieu suprême, appelé Kalge, qu’ils associent à l’Allah de l’islam, et ils entretiennent de petits sanctuaires de paille qui lui sont dédiés.
Au moment de la récolte, on répand de l’eau et de la bière au pied d’un arbre ou d’une pierre sacrée, en signe de gratitude et pour demander protection pour les cultures et pour la famille. La foi est ainsi vécue de manière pratique et communautaire, mêlant la pratique islamique au respect des lieux et des rites hérités des ancêtres.
Il n’existe aucune trace d’Écritures, d’enregistrements audio ou d’autres ressources chrétiennes dans la langue des Njalgulgule. Pour un peuple qui vit de façon aussi concentrée et dont la mémoire se transmet par la parole, le chemin le plus naturel vers la Parole de Dieu passe par des enregistrements et des récits bibliques racontés dans sa propre langue. Tant que cela n’existe pas, le peuple n’a pas la possibilité d’entendre le message de Jésus dans la langue du cœur, celle dans laquelle on prie, on chante et on raconte la vie en famille.
Les Njalgulgule sont très peu nombreux et vivent concentrés dans un village isolé, ce qui rend rares les contacts avec des chrétiens d’autres régions. L’absence d’Écritures et de tout matériel dans leur langue, ajoutée à la tradition orale, laisse le peuple sans accès direct au message de Jésus. De plus, la foi locale, liée à l’islam et aux rites ancestraux, est étroitement mêlée à l’identité et à la vie de la communauté, et il n’existe aucune trace d’un témoignage chrétien établi parmi eux.
Le plus grand besoin du peuple est d’entendre l’Évangile clairement dans la langue du cœur, par quelqu’un qui vive avec lui, apprenne sa langue et respecte son mode de vie. Cela suppose des ressources orales et des Écritures qui n’existent pas encore, ainsi que des disciples-formateurs prêts à marcher à ses côtés.
Il faut aussi préserver la langue et la mémoire d’un petit peuple, avec un accès à des opportunités qui valorisent sa culture, comme l’éducation et l’attention portée à la communauté.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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