Peuple non atteint Frontière
Les Pashtouns khostwal appartiennent au grand peuple pashtoune, l’un des plus vastes groupes tribaux du monde, et vivent aujourd’hui surtout au Pakistan, répartis dans la province du Khyber Pakhtunkhwa et dans d’autres régions du pays. Leur nom renvoie à la vallée de Khost, terre fertile qui, depuis des temps anciens, a abrité certaines des tribus pashtounes les plus anciennes et donné naissance à divers clans partageant aujourd’hui cette identité commune.
Locuteurs du pachto, les Khostwal se reconnaissent à travers un ensemble de traits qui traverse toute division interne : la langue, la foi islamique, la mémoire d’une lignée tribale commune et, surtout, le pashtunwali, le code d’honneur qui régit la vie sociale pashtoune. Plus que la nationalité, c’est la loyauté envers le clan lui-même et ses traditions qui définit qui ils sont.
L'identité khostwal est née dans la vallée de Khost, région qui, pendant des siècles, a été l'un des cœurs de la vie tribale pashtoune, marquée par des vagues successives de résistance aux pouvoirs centraux qui ont tenté de soumettre la région. Au cours du siècle dernier, des familles et des clans khostwal se sont déplacés vers d'autres régions de ce qui est aujourd'hui le Pakistan, emportant avec eux les coutumes, la langue et la structure clanique de leur terre d'origine.
Cette dispersion a créé des communautés khostwal dans différentes provinces, qui préservent entre elles les liens de parenté et le souvenir commun de la vallée qui donne son nom au peuple.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Pakistan Non atteint
|
100%
|
155.000 |
La vie sociale khostwal s’organise autour du clan, qui régit tout, de la résolution des différends au soutien mutuel dans les moments difficiles. Les familles élargies vivent à proximité les unes des autres, et les décisions importantes passent généralement par des conseils d’anciens respectés par la communauté, dont la parole pèse plus que toute autorité extérieure.
L’hospitalité occupe une place centrale : bien accueillir un invité, même un étranger, est une question d’honneur personnel et familial. Beaucoup se consacrent au commerce, à de petites affaires et à des métiers traditionnels dans les villes où ils vivent, tout en conservant les coutumes venues de Khost, comme les fêtes de famille marquées par la musique, la poésie et les repas partagés entre proches.
Les Khostwal sont musulmans sunnites presque dans leur totalité, et cette foi façonne pratiquement tous les aspects de la vie collective. L’identité islamique est si étroitement liée à l’identité pashtoune que, pour la grande majorité, être khostwal et être musulman ne font qu’un : abandonner l’islam est perçu comme une rupture avec sa propre famille et son propre peuple.
La pratique religieuse quotidienne combine la doctrine islamique avec des traditions tribales plus anciennes, comme le respect des anciens et certains rituels familiaux transmis depuis des générations. La mosquée locale et les chefs religieux jouent un rôle de premier plan dans la vie communautaire, en orientant aussi bien les questions spirituelles que les conflits du quotidien.
Le pachto, langue des Khostwal, dispose déjà du Nouveau Testament et de portions de l’Ancien Testament publiées, fruit d’un long travail de traduction qui s’est étendu sur plus d’un siècle. Malgré cela, l’accès direct aux Écritures reste limité par le faible taux d’alphabétisation dans de nombreuses familles et par la forte tradition orale de la culture pashtoune. Les enregistrements audio et les émissions de radio en pachto sont devenus un moyen important pour que la Parole atteigne ceux qui ne savent pas lire.
Être khostwal, c’est dans les faits être musulman : l’identité tribale et la foi islamique se confondent au point que suivre Jésus est interprété comme une trahison envers le clan et la famille, ce qui peut coûter cher socialement. Le pashtunwali, avec son exigence d’honneur, fait de la conversion un risque réel d’isolement. À cela s’ajoute l’absence quasi totale d’églises locales et de chrétiens pashtounes visibles, ce qui rend rare tout contact direct avec l’évangile.
De nombreuses familles khostwal font face à des défis communs aux régions où elles vivent : accès limité à une éducation de qualité, opportunités de travail instables et, pour ceux qui se déplacent vers les grands centres, la difficulté de s’établir loin de leur terre natale et du réseau de soutien du clan.
Il existe aussi un besoin moins visible de communauté et de discipulat chrétien : il n’existe pratiquement pas d’églises locales ni de croyants pashtouns khostwal reconnus, ce qui laisse toute personne intéressée par l’évangile pratiquement seule dans cette démarche, sans personne à ses côtés pour l’accompagner dans les premiers pas de la foi.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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