Peuple non atteint Frontière
Les Pashtun Nasir sont un clan du peuple pashtoun, la plus grande société tribale musulmane du monde, qui s’étend de part et d’autre des frontières du Pakistan et de l’Afghanistan. Ils vivent aujourd’hui dispersés dans différentes provinces du Pakistan, du Khyber Pakhtunkhwa et du Baloutchistan jusqu’aux plaines du Pendjab et du Sindh, où ils cherchent leur subsistance au milieu d’une élite majoritairement de langue pendjabie.
Leur identité repose sur quatre piliers qui traversent les générations : l’ascendance commune à un ancêtre tribal, la foi islamique, le code d’honneur connu sous le nom de pashtunwali et la langue pachto. Même loin de leurs terres d’origine, les Nasir préservent les liens claniques comme le centre de la vie sociale, plus forts encore que les frontières d’une province ou d’un pays.
Comme les autres Pashtouns, les Nasir font remonter leur origine à un ancêtre tribal commun, célébré dans des généalogies orales transmises de génération en génération. Pendant des siècles, les Pashtouns ont occupé les hauts plateaux et les vallées entre ce qui est aujourd'hui l'Afghanistan et le Pakistan, organisés en tribus et clans autonomes, avec peu de soumission à un quelconque pouvoir central.
Avec le temps, des familles comme les Nasir se sont dispersées des régions tribales vers d'autres provinces du Pakistan, dont le Pendjab et le Sindh, en quête de travail et d'une vie plus stable. Cette dispersion géographique n'a pas effacé l'identité pashtoune : où qu'ils s'établissent, les clans conservent leur langue, leur code d'honneur et leur réseau de parenté.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Pakistan Non atteint
|
100%
|
161.000 |
La majorité des Nasir vivent de l’agriculture, cultivant la terre dans les régions où ils se sont fixés, même si l’on trouve aujourd’hui des Pashtouns dans pratiquement tous les métiers du Pakistan. La vie s’organise autour de la famille élargie et du clan, qui règle les différends et prend les décisions importantes par des conseils d’anciens, appelés jirga chez les Pashtouns, chargés de questions allant des conflits fonciers aux arrangements de mariage.
Le pashtunwali, le code d’honneur pashtoun, oriente le quotidien : l’hospitalité généreuse envers tout visiteur, la protection de celui qui cherche refuge et la défense de l’honneur familial sont des valeurs prises au sérieux, souvent plus que la loi écrite elle-même.
Les Pashtun Nasir sont musulmans sunnites, et l’islam est inséparable de l’identité pashtoune : être pashtoun, c’est dans les faits être musulman. La mosquée et les pratiques religieuses quotidiennes s’entrelacent avec le code d’honneur tribal, de sorte que foi, coutume et appartenance au clan forment un seul et même tissu.
Comme la grande majorité des musulmans sunnites, les Nasir suivent les pratiques centrales de l’islam : la prière quotidienne, le jeûne du Ramadan et le désir de faire le pèlerinage à La Mecque dès que possible. Cette fusion entre religion et ethnicité donne à la communauté une forte cohésion et identité, mais fait aussi de tout changement de foi une question qui dépasse le cadre personnel : elle est perçue comme une rupture avec la famille, le clan et l’histoire même du peuple.
Le pachto central dispose d’un Nouveau Testament et de portions de l’Ancien Testament traduits depuis des décennies, fruit de révisions successives depuis le dix-neuvième siècle jusqu’à des éditions plus récentes, aujourd’hui aussi disponibles en audio. Malgré tout, la portée réelle parmi les Nasir reste limitée : l’analphabétisme dans certaines zones et l’isolement des communautés tribales rendent difficile l’accès des familles à l’Écriture dans leur propre langue et leur propre réalité.
Chez les Nasir, être musulman et être pashtoun sont une seule et même chose, et le code d’honneur qui régit la vie tribale traite tout abandon de l’islam comme une trahison envers la famille et le clan, exposée à de graves conséquences. À cela s’ajoutent l’instabilité politique de la région, la présence de groupes extrémistes dans certaines zones tribales et l’absence quasi totale d’églises locales ou de chrétiens pashtouns visibles, ce qui rend rare jusqu’au premier contact avec l’Évangile.
Les Nasir ont besoin de paix et de stabilité dans les régions où ils vivent, marquées par des tensions tribales et politiques, ainsi que d’un accès à l’éducation et à l’alphabétisation qui profite à toute la communauté, y compris pour la rencontre avec l’Écriture dans leur propre langue. Il est également très nécessaire que les voisins et les autorités traitent la communauté pashtoune avec respect et dignité, sans la réduire à des stéréotypes de violence ou d’arriération.
Il manque aussi, de façon encore plus urgente, une communauté chrétienne locale vivante : aujourd’hui, il n’y a pratiquement aucun disciple de Jésus parmi eux, ni d’espace sûr pour qu’une foi nouvelle puisse grandir et être accompagnée par d’autres croyants.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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