Peuple non atteint Frontière
Les Raigars sont un peuple de l’ouest de l’Inde, concentré dans l’État du Rajasthan, avec de petites communautés également au Pendjab, au Gujarat et au Karnataka. Leur nom vient du travail traditionnel de tannage et de teinture du cuir, un métier qui a défini pendant des générations leur place dans la société indienne et qui marque encore aujourd’hui la mémoire collective du peuple.
Reconnus officiellement comme caste répertoriée, les Raigars portent l’expérience commune à tant de communautés dans cette condition en Inde : une place fixe dans la hiérarchie sociale, héritée à la naissance et rarement remise en question. Ils parlent principalement le wagdi, une langue de la famille bhili, ainsi que le hindi et le marwari dans les échanges du quotidien. C’est un peuple aux racines profondes dans la terre où il vit, dont l’identité s’est formée autant par le métier que par la position sociale que ce métier a définie au fil des siècles.
L'identité raigar s'est formée autour du métier de tanner et teindre le cuir, activité qui a assuré pendant des siècles la subsistance de ces familles dans l'ouest de l'Inde, surtout au Rajasthan. Avec le temps, cette même occupation, associée au contact avec les carcasses et les peaux d'animaux, est devenue motif d'exclusion sociale, et les Raigars ont été classés parmi les castes répertoriées du pays.
Une partie du peuple a quitté la tannerie au fil du temps pour vivre du travail agricole sur des terres appartenant à d'autres, chemin que la majorité suit encore aujourd'hui, tandis que d'autres se sont tournés vers de nouveaux métiers comme le tissage de tapis et la taille de pierres.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
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100%
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941.000 |
Historiquement liés au tannage et à la teinture du cuir, métier qui a donné naissance au nom même du peuple, les Raigars travaillent aujourd’hui majoritairement comme paysans sans terre propre, employés dans des champs appartenant à d’autres au Rajasthan. Certains ont trouvé de nouvelles voies comme tisserands de tapis, tailleurs de pierres et artisans d’ornements, cherchant des alternatives à un métier traditionnel qui a perdu du terrain avec le temps.
La vie quotidienne est marquée par la difficulté à mettre suffisamment de nourriture sur la table, et de nombreuses familles vivent dans des villages où manquent l’eau courante, l’assainissement et l’électricité. L’alimentation tourne autour du blé, du riz et des lentilles, la viande étant réservée aux occasions spéciales. Les mariages sont arrangés au sein de la même caste, mais en dehors du clan, et l’analphabétisme reste courant chez les Raigars les plus âgés.
Pratiquement tout le peuple raigar professe l’hindouisme, avec une dévotion particulière pour Shiva, présente dans les rituels domestiques et lors des grandes fêtes du calendrier hindou, comme Holi, Diwali et Navratri. Comme dans de nombreuses castes répertoriées de l’Inde, la foi se mêle aux coutumes locales et à la révérence envers des divinités et esprits propres à la région, formant un système de croyances vécu au quotidien plus qu’enseigné dans des temples formels.
Rejetés par les prêtres brahmanes, qui refusent de les servir, les Raigars entretiennent leurs propres prêtres et sanctuaires de village, où ils conduisent leurs propres cérémonies. La religion fonctionne aussi comme marque d’appartenance sociale, renforçant les liens de la communauté et la place qu’elle occupe face aux autres castes.
La langue du cœur de nombreux Raigars est le wagdi, une langue de la famille bhili parlée par des centaines de milliers de personnes dans l’ouest de l’Inde. Il existe déjà un Nouveau Testament en wagdi, ainsi que des récits bibliques et du matériel audio, ce qui est particulièrement précieux là où l’analphabétisme reste élevé.
Malgré cela, la majeure partie du peuple n’a jamais entendu ces enregistrements ni reçu la Parole présentée dans sa propre langue, et la Bible complète n’existe pas encore en wagdi.
Être raigar, c’est hériter, avec le nom, d’une place fixe dans la hiérarchie sociale hindoue, et la foi en Shiva et dans les rites de l’hindouisme populaire soutient cette identité à chaque étape de la vie. Accepter Jésus est perçu par beaucoup comme abandonner sa propre caste et rompre avec la famille et la communauté qui offrent encore une certaine protection contre les préjugés sociaux qui les entourent. La pauvreté, la dépendance au travail sur des terres appartenant à d’autres et l’éloignement de toute église ou communauté chrétienne rendent le premier contact avec l’Évangile rare parmi eux.
La plupart des Raigars vivent du travail des champs sans posséder de terre propre, ce qui les rend vulnérables aux sécheresses, aux mauvaises récoltes et à la variation des salaires versés par d’autres. Il existe un besoin réel d’accès à la terre, d’une éducation qui ouvre de nouvelles voies de travail et de dignité face aux préjugés de caste qui les accompagnent encore.
Sur le plan spirituel, le peuple raigar manque de communautés chrétiennes proches, de personnes pour faire des disciples et de matériel dans sa propre langue pour aider les quelques croyants à rester fermes et à être compris par leur famille.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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