Peuple non atteint Frontière
Les Ramoshi sont un peuple de l’ouest de l’Inde, concentré dans l’État du Maharashtra et dans les districts du nord-ouest du Karnataka. Le nom du peuple renvoie à Rama, le héros légendaire du Ramayana : la tradition du groupe veut qu’ils aient été, par le passé, les gardiens et protecteurs des troupeaux liés à cette histoire, et c’est de là que vient leur identité de peuple.
Locuteurs du marathi, les Ramoshi vivent majoritairement dans des villages ruraux, où la vie tourne autour de la terre et de l’élevage. Au cours du siècle dernier, le groupe a porté le poids d’avoir été classé par le gouvernement colonial britannique comme tribu criminelle, une marque qui façonne encore aujourd’hui la manière dont il est perçu et se perçoit lui-même. Ils conservent un fort sentiment d’appartenance à leur histoire et à leur lieu d’origine.
L'identité ramoshi est liée à l'idée de protection : le peuple se comprend comme descendant de ceux qui prenaient soin des troupeaux sacrés du récit de Rama, et c'est de cette tradition que viennent son nom et son sentiment d'origine commune.
Pendant la domination britannique, l'histoire de résistance du peuple a été utilisée contre lui : pour avoir participé à des révoltes contre le Raj britannique, les Ramoshi ont été classés dans la catégorie des "tribus criminelles", une étiquette coloniale qui les a poursuivis pendant des générations. Même après l'indépendance de l'Inde en 1947, le peuple a continué à porter le poids de cette classification et à faire pression pour qu'elle soit abolie.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
338.000 |
La vie ramoshi d’aujourd’hui tourne autour du travail de la terre : la culture des champs et l’élevage de vaches, de buffles, de chèvres et de moutons font vivre la majorité des familles. C’est un rythme façonné par les saisons et le soin des troupeaux, dans des villages où plusieurs générations d’une même famille vivent souvent à proximité les unes des autres.
La vie communautaire s’organise autour du village et de la famille élargie, avec des liens de voisinage forts et l’entraide dans le travail des champs. Le souvenir d’avoir été étiquetés comme tribu criminelle par l’ancien régime colonial pèse encore sur le regard que d’autres portent sur le peuple, même des décennies après l’indépendance de l’Inde.
Les Ramoshi sont hindous, avec une dévotion à la fois envers une divinité familiale et une divinité protectrice du village, honorées dans des sanctuaires locaux et célébrées lors des foires et festivals régionaux qui rythment l’année. Cette combinaison de foi domestique et de foi communautaire donne le ton de la vie religieuse du peuple, avec des rituels qui accompagnent les saisons des semailles et des récoltes.
À côté de ces pratiques, on trouve aussi la présence de courants dévotionnels au sein de l’hindouisme, comme le culte de Vishnou, ce qui montre la diversité des expressions religieuses au sein même du peuple. La foi demeure profondément liée à l’identité villageoise et familiale, transmise de génération en génération à travers les coutumes et les célébrations communautaires.
Le marathi est l’une des langues les plus parlées d’Inde, et la Bible complète y est disponible depuis deux cents ans, avec des éditions imprimées, des applications et de l’audio librement accessibles. Cela signifie que l’obstacle pour les Ramoshi n’est pas l’absence d’un texte traduit, mais la portée : presque personne n’apporte cette Écriture, déjà disponible dans leur propre langue, jusqu’aux familles et aux villages du peuple.
Aucun croyant n’est recensé parmi les Ramoshi à ce jour, et le principal obstacle n’est pas linguistique, puisque la Bible en marathi existe déjà, mais relationnel : il manque des personnes pour construire de véritables ponts avec ce peuple. L’héritage d’avoir été étiquetés comme tribu criminelle par l’ancien régime colonial pèse encore sur le regard que d’autres portent sur le groupe, ce qui complique aussi le rapprochement et la construction de la confiance nécessaires à toute conversation sur la foi.
Vivant majoritairement de l’agriculture et de l’élevage, les Ramoshi affrontent les incertitudes communes à la vie rurale : dépendance au climat, revenus fluctuants et peu d’accès à des opportunités en dehors des champs. Rompre avec le stigmate historique de “tribu criminelle” et être vus pour ce que le peuple est aujourd’hui, et non pour l’étiquette héritée du passé, est aussi un besoin concret de dignité et de reconnaissance.
Sur le plan spirituel, le plus grand manque est celui de la présence : il n’existe pas de communauté chrétienne établie parmi les Ramoshi, ni personne qui vive assez près pour cheminer avec le peuple et présenter Jésus de façon respectueuse et durable.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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