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Peuple non atteint Frontière
Les Rayeens sont un peuple musulman dispersé en Inde, au Bangladesh, au Pakistan et au Népal, historiquement lié au transport et à la vente de légumes sur les marchés locaux, négociant directement avec les producteurs ruraux. Le nom du groupe renvoie aux “fils de Raysi”, une tradition d’origine qui les relie à la région du Sind, dans l’actuel Pakistan, d’où ils sont partis, générations après générations, en quête de terre et de travail.
Ils parlent des langues différentes selon le pays où ils se sont établis, comme le sindhi, l’ourdou, le bengali et le maithili, mais conservent un fort sentiment d’appartenance à une même origine et au même métier traditionnel. Ce sont des sunnites pratiquants, et la foi islamique se confond avec l’identité de caste qu’ils portent depuis des siècles.
Vivant au milieu de majorités hindoues, musulmanes d’autres castes ou bouddhistes selon la région, les Rayeens préservent leur cohésion par le mariage à l’intérieur du groupe et par la transmission du métier de marchand de fruits et légumes de père en fils.
La tradition du peuple lui-même situe l'origine des Rayeens dans la région du Sind, dans l'actuel Pakistan, d'où ils descendraient d'une lignée appelée Raysi. Au fil des siècles, des familles ont migré vers l'est en quête de terre fertile et de marché pour leurs produits, s'établissant dans des régions comme la vallée du Ghaggar, au Pendjab, puis plus tard en Uttar Pradesh, en Inde.
La famine du Chalisa, à la fin du XVIIIe siècle, qui a dépeuplé une partie de ces terres, a poussé de nouvelles vagues de familles rayeens vers d'autres régions du sous-continent, y compris ce qui est aujourd'hui le Bangladesh et le Népal, où elles ont contribué à coloniser des zones de la région du Teraï. Cette dispersion explique pourquoi le peuple vit aujourd'hui dans quatre pays différents, tout en gardant en commun l'origine et la foi musulmane sunnite.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
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88,3%
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1.024.000 |
Bangladesh Non atteint
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8,5%
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99.000 |
Pakistan Non atteint
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2,8%
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32.000 |
Népal Non atteint
|
0,4%
|
4.600 |
Traditionnellement, les Rayeens agissent comme intermédiaires dans le commerce des légumes : ils achètent des légumes et des légumineuses aux producteurs ruraux et les revendent sur les marchés des villes, négociant directement le prix avec l’acheteur. Ce métier, transmis de génération en génération, marque encore l’identité du peuple, même là où les familles vivent désormais en zone urbaine et exercent d’autres métiers.
La vie sociale s’organise autour du clan et de la famille élargie, et les mariages sont généralement arrangés entre proches parents, ce qui renforce les liens internes du groupe. L’hospitalité et le respect des hiérarchies familiales sont des valeurs centrales du quotidien.
Les Rayeens sont des musulmans sunnites, et la foi islamique est profondément entremêlée à l’identité de caste du groupe : être rayeen, c’est dans la pratique être musulman pratiquant dès la naissance. Ils cherchent à suivre les enseignements du Coran et l’exemple du prophète Mahomet dans les décisions du quotidien, du mariage à la conduite des affaires, et fréquentent généralement la mosquée pour la prière du vendredi.
L’observance religieuse se mêle à des coutumes de clan transmises depuis des générations, comme les règles sur le mariage entre parents et l’interdiction du divorce. Cette fusion entre foi et tradition familiale rend l’identité religieuse rarement remise en question au sein de la communauté, et changer de foi est ressenti comme une rupture avec la famille elle-même.
Les Rayeens parlent majoritairement le sindhi, l’ourdou, le bengali ou le maithili, selon le pays où ils vivent, ce qui disperse le peuple entre différentes traditions linguistiques de l’Écriture. Ces dernières années, un Nouveau Testament en sindhi a été achevé, pensé spécifiquement pour des lecteurs musulmans, avec un vocabulaire plus proche du langage religieux que ces familles connaissent déjà. La portée réelle de cette traduction parmi les Rayeens reste toutefois limitée : peu ont l’habitude de lire la Bible, et le contact le plus courant avec les Écritures, quand il existe, se fait plutôt par l’audio ou une application mobile.
Chez les Rayeens, l’identité musulmane est entremêlée à l’appartenance à la caste et au clan : naître rayeen, c’est naître sunnite, et quitter l’islam est perçu comme abandonner sa propre famille et sa communauté. Les mariages, préférentiellement entre cousins et à l’intérieur du groupe, maintiennent des frontières sociales bien fermées, rendant difficile pour des idées venues de l’extérieur, y compris l’Évangile, de trouver une écoute. À cela s’ajoute la dispersion du peuple entre quatre pays et plusieurs langues locales, ce qui rend encore plus rare une rencontre naturelle avec quelqu’un qui suit déjà Jésus.
Comme de nombreuses familles dépendent du commerce des légumes sur les marchés locaux, l’instabilité des prix et la difficulté d’accès à la terre et au crédit affectent directement la subsistance des Rayeens. Il existe aussi un besoin d’un meilleur accès à l’éducation formelle dans certaines communautés, en particulier chez les femmes et les enfants des zones rurales.
Sur le plan spirituel, le plus grand manque est celui de la communauté : il n’existe pratiquement aucune église ni groupe de foi chrétienne parmi les Rayeens, et celui qui viendrait à suivre Jésus affronterait l’isolement au sein de sa propre famille. Il y a besoin de discipulat, d’une Écriture dans un langage accessible et de frères qui marchent aux côtés de celui qui cherche à connaître Christ.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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