Peuple non atteint Frontière
Les Saini forment une communauté agraire du nord de l’Inde, présente surtout en Uttar Pradesh, Haryana et Pendjab, avec un nombre moindre également en Himachal Pradesh et en Uttarakhand, ainsi qu’un petit groupe au Pakistan. Traditionnellement liés à la culture de la terre, ils se consacrent à l’agriculture et à l’élevage dans les plaines fertiles de cette région.
Ce peuple est fier d’une ascendance qui remonte à la royauté : de nombreux Saini se considèrent comme des descendants de l’ancien clan de Surasena et de la lignée lunaire des kshatriyas, guerriers et souverains de la tradition hindoue. Cette mémoire de noblesse reste vivante dans l’identité collective, même si la communauté est aujourd’hui classée, sur le plan administratif, parmi les autres classes socialement défavorisées.
Locuteurs majoritairement de hindi en Inde et de saraiki au Pakistan, les Saini entretiennent une identité forgée à la fois par la terre qu’ils cultivent et par l’histoire qu’ils racontent sur eux mêmes.
La tradition des Saini remonte à l'ancien clan de Surasena, lié à la dynastie lunaire des kshatriyas hindous, et beaucoup dans la communauté racontent leur origine comme descendants de rois de cette lignée. Au fil des siècles, le groupe s'est établi dans les plaines du nord de l'Inde, se consacrant à l'agriculture.
Pendant la période d'expansion islamique dans le nord de l'Inde, une partie de la communauté se serait déplacée pour préserver sa foi et ses coutumes, un épisode encore rappelé comme un jalon de l'identité saini. Puis, sous la domination britannique, de nombreux Saini ont profité de l'ouverture de nouvelles terres irriguées au Pendjab, ce qui a encore renforcé leur vocation agricole et leur présence dans la région.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
99,7%
|
749.000 |
Pakistan Non atteint
|
0,3%
|
2.400 |
Traditionnellement liés à la terre, les Saini se consacrent à l’agriculture et à l’élevage dans les plaines du nord de l’Inde, et beaucoup conservent encore aujourd’hui cette vocation rurale. Au cours des dernières générations, cependant, une bonne partie de la communauté s’est tournée vers des professions urbaines comme le droit, la médecine et l’administration publique, sans pour autant renier la fierté de leur origine paysanne.
La vie sociale s’organise autour du gotra, le clan d’origine : les Saini se marient au sein de leur propre communauté, mais évitent les unions entre personnes du même gotra ou du même village, un équilibre qui préserve à la fois la cohésion du groupe et les liens familiaux plus larges.
Les Saini sont, dans leur grande majorité, des hindous dévots, vénérant les principales divinités du panthéon hindou aux côtés des ancêtres de la famille. Les grandes fêtes du calendrier hindou, comme Diwali et Holi, rythment l’année et rassemblent familles et communautés entières dans des célébrations qui traversent les générations.
La foi est fortement liée à la mémoire de l’origine noble du peuple : vénérer les dieux et honorer les ancêtres kshatriyas vont de pair, comme les deux facettes d’une même identité transmise de parents à enfants. Les rites domestiques, les temples locaux et les offrandes aux divinités familiales s’ajoutent à la dévotion envers les grands dieux hindous, formant un tissu religieux qui soutient à la fois la vie spirituelle et le sentiment d’appartenance à la communauté saini.
La plupart des Saini vivent en Inde et parlent hindi, langue dans laquelle la Bible a déjà été intégralement traduite, bien que peu l’aient lue ou même tenue en main. Au Pakistan, où une petite partie du peuple parle saraiki, le Nouveau Testament est disponible et il existe des enregistrements audio d’histoires bibliques. Le Film Jésus a également été produit dans ces langues, mais l’accès réel d’un Saini ordinaire aux Écritures dépend encore presque entièrement de quelqu’un qui les lui apporte.
Chez les Saini, l’identité hindoue et la fierté de l’ascendance royale kshatriya sont profondément liées à l’appartenance à la caste et à la famille. Quitter l’hindouisme est perçu comme une rupture avec la lignée, avec le gotra et avec la place de l’individu au sein du réseau de parenté qui organise les mariages et la vie sociale. À cela s’ajoute l’absence presque totale d’églises ou de témoignage chrétien au sein de la communauté : pour la plupart des Saini, suivre Jésus ne s’est jamais présenté comme une possibilité réelle, ce qui maintient ce peuple parmi les moins atteints du sous-continent.
Comme de nombreuses communautés agraires du nord de l’Inde, les Saini font face aux défis communs à la vie rurale, comme la dépendance aux pluies et la variation des prix des récoltes, ainsi qu’à la recherche d’opportunités pour les jeunes qui quittent la terre pour les villes. Plus que tout, ce peuple manque presque complètement d’une présence chrétienne vivante en son sein : il n’y a pratiquement pas d’églises, de communautés de foi ou de disciples qui parlent leur langue et connaissent leur culture, ce qui les prive de tout accès à quelqu’un qui pourrait leur présenter Jésus de façon compréhensible et respectueuse.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de PrièreCréez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.