Peuple non atteint Frontière
233 k personnes de ce peuple vivent dans des pays où il reste non ou peu atteint :
Inde Non atteint
233.000 personnes Les Sansis sont un peuple du nord de l’Inde marqué par une histoire d’exclusion qui traverse les générations. Sous la domination britannique, ils ont été inscrits dans des lois qui les qualifiaient de “tribu criminelle”, une classification abolie depuis des décennies, mais dont la stigmatisation sociale les accompagne encore. Cette mémoire collective fait qu’ils se replient souvent sur eux-mêmes face au contact avec d’autres communautés, préférant la compagnie de gens de leur propre groupe.
Ils sont aujourd’hui concentrés dans l’État du Rajasthan, bien que des familles sansis soient aussi dispersées dans d’autres régions du nord de l’Inde. Ils vivent principalement du travail de la terre et de petits métiers urbains, et une minorité du peuple garde encore des habitudes de vie nomade, se déplaçant selon les opportunités de subsistance.
L'origine des Sansis remonte à la région du Rajputana, au nord-ouest de l'Inde, d'où ils auraient été chassés par des envahisseurs musulmans au XIIIe siècle. Au fil des siècles suivants, le peuple s'est dispersé dans différentes parties du sous-continent, jusqu'à s'établir majoritairement dans ce qui est aujourd'hui le Rajasthan.
Le chapitre le plus déterminant de leur histoire récente est venu avec la domination britannique, quand des lois de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle ont commencé à les traiter comme un groupe prédisposé au crime, restreignant leurs déplacements et les obligeant à se faire enregistrer auprès des autorités. Cette législation a été abrogée après l'indépendance de l'Inde, mais la méfiance qu'elle a semée entre les Sansis et les communautés voisines demeure encore aujourd'hui.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
98,7%
|
233.000 |
Pakistan Partiellement atteint
|
1,3%
|
3.000 |
Une bonne partie des Sansis vit de la terre comme agriculteurs sans propriété propre ou comme journaliers, travaillant pour d’autres en échange d’un salaire incertain. D’autres font vivre leur famille en vendant des boissons alcoolisées, un métier historiquement associé au peuple et qui renforce, aux yeux des autres, la stigmatisation qu’ils portent. Les enfants aident souvent au travail dans de petits commerces dès leur plus jeune âge, et une minorité de la communauté garde encore des habitudes de déplacement, sans résidence fixe.
La pauvreté est la réalité la plus commune parmi eux, façonnant presque tous les aspects de la vie quotidienne, de l’alimentation au logement. Malgré cela, ils maintiennent des liens familiaux et communautaires forts, qui fonctionnent comme un réseau de soutien face au rejet qu’ils affrontent de la part des communautés voisines.
Les Sansis suivent des traditions hindoues, et leur foi est entrelacée avec les coutumes et l’identité même du groupe. Les pratiques religieuses s’ajoutent à des normes sociales assez rigides, qui régissent tout, du mariage aux relations avec les autres castes et communautés.
Cette fusion entre religion et identité de groupe fait que tout changement de croyance est ressenti non seulement comme une décision personnelle, mais comme quelque chose qui affecte la place de la personne au sein de sa propre famille et communauté.
La majeure partie de la communication entre les Sansis se fait à l’oral, avec peu de place pour la lecture. Cela rend les récits parlés, les chants et les enregistrements audio des chemins plus naturels pour que la Parole atteigne les familles que les pages imprimées. Là où l’alphabétisation est faible, le témoignage raconté de personne à personne pèse généralement plus que n’importe quel texte remis en main propre.
La faible alphabétisation parmi les Sansis exige que l’évangile leur parvienne de manière orale, à travers des histoires racontées et chantées, et non par des textes écrits. La stigmatisation héritée des lois coloniales qui les classaient comme “tribu criminelle” pèse encore sur le peuple : ils sont considérés avec méfiance par les voisins d’autres castes, ce qui les pousse à se refermer sur eux-mêmes comme moyen de protection. Cet isolement, ajouté à la position basse qu’ils occupent dans la hiérarchie sociale indienne, rend rare tout contact prolongé avec quelqu’un qui pourrait leur présenter Jésus-Christ.
La pauvreté qui touche la majorité des Sansis apporte avec elle des besoins bien concrets : accès à la terre, travail stable et scolarisation pour les enfants qui aujourd’hui aident dès leur plus jeune âge à faire vivre le foyer. La stigmatisation sociale héritée du passé appelle aussi réparation : être traité avec dignité, sans le poids d’une accusation qui n’existe plus dans la loi, mais qui existe encore dans le regard du voisin.
Spirituellement, le peuple manque de quelqu’un qui s’approche avec patience et respect, prêt à raconter l’histoire de Jésus à voix haute et dans sa propre langue, et d’une communauté de foi qui les accueille sans jugement.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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