Peuple non atteint Frontière
Les Segidis forment une communauté de langue télougoue vivant principalement en Odisha, avec une présence également en Andhra Pradesh, dans l’est de l’Inde. La langue télougoue façonne le quotidien et l’identité du groupe, même en dehors de l’État où cette langue est majoritaire, signe d’une origine liée aux régions frontalières entre les deux territoires voisins.
La majorité des Segidis travaille dans l’agriculture, et une partie tient de petits commerces, signe d’une communauté qui s’est adaptée aux évolutions économiques au fil du temps sans perdre les liens internes qui la définissent. Un conseil traditionnel de caste reste présent dans la vie du peuple, veillant sur ses membres et arbitrant les différends, ce qui maintient vivante une organisation sociale propre au sein de la société indienne plus large.
Le peuple segidi est aussi connu sous d'autres noms, parmi lesquels bevara, segedi et sri sayama, variations qui apparaissent dans différentes régions où la communauté est présente. Comme c'est le cas pour de nombreuses castes télougoues de métier, l'identité segidi s'est formée autour de la fonction sociale et économique qu'elles exerçaient dans les villages, et non d'une origine ethnique distincte, ce qui les rapproche de groupes voisins de tradition semblable tout en les maintenant, malgré tout, comme une communauté avec un nom, une hiérarchie interne et des coutumes propres.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
101.000 |
La vie familiale segidi suit des règles de parenté bien définies : le mariage entre cousins croisés et entre oncle et nièce est la préférence du groupe, un arrangement qui renforce les liens entre familles déjà apparentées. Les veuves, veufs et divorcés peuvent se remarier, ce qui montre une certaine souplesse au sein d’une structure sociale conservatrice. Après la mort du père, l’héritage revient aux fils, suivant un schéma patrilinéaire courant parmi les castes de la région.
L’éducation continue de favoriser les garçons plus que les filles, reflétant des rôles de genre traditionnels qui persistent malgré les évolutions en cours dans la société indienne. Le conseil de caste demeure l’instance de référence pour résoudre les conflits internes, signe que la cohésion communautaire reste plus forte que les institutions extérieures dans le quotidien du peuple.
Les Segidis sont, dans leur grande majorité, hindous, et leur foi s’exprime dans des pratiques dévotionnelles liées à la fois à des divinités pan-indiennes et à des cultes locaux et familiaux, courants parmi les castes télougoues d’origine rurale. La religion s’entrelace avec l’identité de caste : les rites, les fêtes et l’autorité du conseil traditionnel vont de pair avec les obligations religieuses du groupe.
Cette fusion entre appartenance sociale et pratique religieuse fait de la foi hindoue non seulement une croyance personnelle, mais une part de la définition même de ce qu’est un Segidi. Changer de religion reviendrait, dans les faits, à rompre avec le réseau de protection et de reconnaissance que le conseil de caste offre à chaque famille.
La langue du cœur des Segidis est le télougou, l’une des langues les plus parlées d’Inde et l’une de celles qui possèdent la tradition biblique la plus ancienne et la plus établie du pays : la Bible a été traduite en télougou dès le dix-neuvième siècle, grâce au travail de missionnaires comme Lyman Jewett, et a connu des révisions ultérieures. Malgré cette disponibilité des Écritures dans la langue, rien n’indique qu’elle ait réellement atteint les communautés segidis, séparées du message moins par la langue que par la distance sociale et religieuse qui entoure le groupe.
Là où il n’y a pas de chrétiens au sein même de la communauté, il est rare que quelqu’un s’arrête pour considérer des idées venues de l’extérieur : c’est la barrière centrale qui maintient les Segidis éloignés de l’Évangile. Sans un exemple proche de foi chrétienne vécue par quelqu’un du même peuple, le message de Christ ne devient tout simplement pas une question réelle pour la plupart des familles. La force du conseil de caste et le poids de l’identité hindoue renforcent cette distance, faisant de toute approche de l’Évangile une rupture sociale à haut coût.
Le plus grand besoin des Segidis est celui de quelqu’un qui habite près d’eux, parle la langue du cœur et vive l’Évangile devant eux de façon visible et constante, ce qui n’existe pratiquement pas aujourd’hui. Sans ce contact, le message de Christ reste une possibilité lointaine, même si les Écritures en télougou sont disponibles depuis des générations. Il est également urgent que le conseil de caste lui-même, autorité morale du peuple, soit touché par ce message, ce qui ouvrirait la voie à ce que des familles entières l’envisagent sans crainte de rupture sociale.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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