Peuple non atteint Frontière
Les Silpis sont une communauté d’artisans et de sculpteurs d’Inde, réputés pour leur habileté à transformer la pierre, le bois et le métal en œuvres d’art et en ornements destinés aux temples et aux édifices religieux. Ils vivent principalement dans les États du sud du pays, comme le Telangana, l’Andhra Pradesh, le Tamil Nadu et le Kerala, avec une petite présence également au Sri Lanka.
Ils parlent majoritairement le télougou, et leur identité est profondément liée au métier transmis de génération en génération. Pendant des siècles, le travail fin de la sculpture et de la taille a valu à la communauté une place de choix dans la société indienne, notamment grâce à sa contribution à la construction et à l’ornementation des temples hindous.
Avec l’industrialisation et l’essor des techniques de production modernes, la demande pour le travail manuel des Silpis a diminué, et le prestige qui accompagnait autrefois ce métier s’est également estompé. Ils demeurent néanmoins les gardiens d’une tradition artisanale ancienne, porteurs d’un savoir-faire que peu maîtrisent encore.
L'origine des Silpis remonte à la tradition indienne des artisans spécialisés dans la sculpture et l'ornementation, liés par l'héritage et le métier au travail des temples et des monuments religieux au fil de siècles d'histoire hindoue. Le nom du groupe vient précisément du mot désignant le métier de sculpter et de travailler à la main des matières comme la pierre et le métal.
Au fil du temps, les Silpis se sont établis dans les États du sud de l'Inde, région marquée par une vaste tradition de temples sculptés, et une petite partie du peuple est également arrivée au Sri Lanka. La modernisation de la production artisanale au cours du siècle dernier a changé le rôle social du groupe, réduisant la demande pour son travail traditionnel.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
98,4%
|
221.000 |
Sri Lanka Peu atteint
|
1,6%
|
3.700 |
Les Silpis sont des artisans de tradition : ils travaillent la pierre, le bois et le métal pour produire des sculptures, des tailles et des pièces décoratives, nombre d’entre elles liées à des temples et des constructions religieuses. Le métier se transmet généralement de père en fils au sein même de la communauté, et pendant des siècles il a assuré au groupe un certain prestige grâce à l’habileté requise pour sculpter les images et les ornements sacrés utilisés dans les édifices hindous.
Aujourd’hui, cette reconnaissance a diminué : les machines modernes ont repris une partie du travail manuel, et la demande pour les pièces artisanales a chuté de façon marquée. Le savoir-faire de ce métier reste néanmoins un élément central de l’identité du groupe, même s’il n’assure plus le même statut économique et social qu’autrefois.
Les Silpis sont majoritairement hindous, et leur foi est historiquement liée à leur métier même : pendant des générations, ils ont sculpté des images et des temples dédiés aux divinités hindoues, ce qui a conféré à leur travail un caractère presque sacré. La tradition associe l’origine des sculpteurs à Vishwakarma, la divinité hindoue liée à l’architecture et à la création, ce qui renforce le lien entre religion et profession au sein de la communauté.
Ce lien entre foi et métier rend l’identité religieuse inséparable de l’identité sociale et professionnelle du groupe. Il n’existe pratiquement aucune présence chrétienne parmi les Silpis, et la foi hindoue demeure l’axe qui organise à la fois la vie spirituelle et la place de la communauté au sein de la société indienne.
La Bible complète est disponible en télougou depuis plus d’un siècle, avec des éditions imprimées, numériques et audio largement diffusées, ainsi que le film Jésus et des enregistrements audio de la Parole également dans cette langue. Le défi n’est pas l’absence de traduction, mais la portée : les Silpis ont rarement un contact direct avec ce matériel ou avec quelqu’un qui le présenterait dans leur propre contexte de caste et de métier.
Être Silpi en Inde, c’est hériter d’une place bien définie au sein du système des castes, et changer de foi est perçu comme abandonner la famille et le métier transmis de génération en génération. L’hindouisme est intimement lié à l’identité professionnelle du groupe, puisqu’une grande partie du travail historique de la communauté a consisté à ériger des temples et des images sacrées. Il n’y a presque aucun chrétien parmi les Silpis, ce qui rend rare tout contact direct avec l’Évangile, et la pression sociale contre ceux qui s’éloignent de la religion familiale est forte.
Avec la perte progressive de valeur commerciale du travail artisanal, de nombreux Silpis font face à une incertitude économique et à la nécessité de s’adapter à de nouvelles formes de subsistance, dans un contexte où le savoir-faire qui définissait la communauté n’assure plus le même revenu qu’auparavant. Il existe aussi le besoin spirituel d’un accès à l’Évangile au sein même de leur environnement de caste et de métier, chose aujourd’hui pratiquement inexistante parmi les Silpis.
Il manque encore une communauté chrétienne propre qui comprenne la culture et le quotidien du groupe, capable d’annoncer le message de Christ sans exiger l’abandon de l’identité et des liens familiaux qui soutiennent la vie de la communauté.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de PrièreCréez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.