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Peuple non atteint Frontière
Les Tamboli hindous forment une communauté de caste répartie dans le nord et le centre de l’Inde, avec des groupes aussi au Bangladesh, au Népal et au Pakistan. Leur nom vient du sanskrit et renvoie à la feuille de bétel, un métier qui pendant des générations a défini qui ils étaient : ceux qui cultivaient, préparaient et vendaient cette feuille utilisée dans les rituels, les mariages et la vie sociale quotidienne du sous-continent indien.
La communauté tamboli est présente surtout au Maharashtra, au Bengale occidental, au Bihar, en Uttar Pradesh et au Madhya Pradesh, où l’ancien métier lié au bétel marque encore l’identité du groupe. Aujourd’hui, si beaucoup gardent un lien avec ce commerce, une grande partie de la nouvelle génération suit d’autres voies, du petit commerce aux professions libérales, tout en maintenant vivante l’identité de caste comme lien social plus fort que l’ancienne occupation.
L'identité tamboli est née du métier, non d'une origine territoriale ou tribale unique : pendant des siècles, des familles vouées à la culture et à la vente de la feuille de bétel et de la noix d'arec se sont reconnues comme un groupe social distinct au sein du système des castes hindou, tant dans la région du Bengale que dans l'ancienne présidence de Bombay. Avec le temps, cette occupation commune s'est consolidée en caste, avec ses propres règles de mariage, de hiérarchie et d'appartenance, qui ont traversé les générations et se sont répandues au-delà des frontières qui séparent aujourd'hui l'Inde, le Bangladesh, le Népal et le Pakistan.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
87,3%
|
1.994.000 |
Bangladesh Non atteint
|
8,6%
|
196.000 |
Népal Non atteint
|
3,9%
|
88.000 |
Pakistan Non atteint
|
0,3%
|
7.300 |
La vie sociale s’organise autour de la communauté et de la famille élargie : les mariages se font généralement au sein du groupe, et un conseil d’hommes plus âgés aide à régler les différends et à préserver les traditions. L’héritage se transmet par la lignée masculine, et le respect des aînés structure une grande partie des décisions domestiques et communautaires.
Le commerce du bétel marque encore l’identité de nombreuses familles tamboli, qui préparent et conditionnent les feuilles pour les vendre sur les marchés, lors des mariages et des fêtes religieuses, un métier qui exige patience et savoir transmis de père en fils. Parallèlement, un nombre croissant de tamboli se tournent vers le petit commerce, la fonction publique et des professions comme la médecine et l’ingénierie, signe d’une mobilité sociale au sein de la structure des castes.
Les Tamboli hindous suivent l’hindouisme populaire du nord de l’Inde, vénérant des divinités comme Krishna, Shiva, Rama, Ganesh, Lakshmi et Hanuman, chacune associée à une sphère de la vie : protection, prospérité, sagesse, force. Les temples locaux et les autels domestiques sont le centre de la dévotion quotidienne, avec des pèlerinages et des vœux à des divinités propres à la famille ou à la région.
Holi et Diwali rythment le calendrier religieux et social de l’année, réunissant les familles et renforçant les liens communautaires. La feuille de bétel qui donne son nom au peuple porte elle-même un poids rituel, présente lors des cérémonies de mariage et des offrandes religieuses, ce qui rapproche encore davantage l’identité de caste de la pratique de la foi.
L’hindi, principale langue parlée par les Tamboli en Inde, dispose de la Bible complète depuis longtemps, tout comme le bengali parlé par la branche du Bangladesh. Pour les Tamboli du Népal et du Pakistan, qui parlent maithili et saraiki, le Nouveau Testament est déjà disponible, même si l’accès pratique à l’Écriture reste rare au sein d’une communauté où l’identité hindoue est forte et l’évangélisation quasiment inexistante.
La foi chez les Tamboli est intimement liée à la caste et à la tradition familiale : naître tamboli, c’est naître hindou, et l’appartenance à la communauté dépend des mariages, des rituels et des fêtes vécus collectivement. Envisager une autre religion, c’est risquer sa place au sein de la famille et du réseau social qui soutient le commerce, les mariages arrangés et le prestige même de la caste, ce qui fait de toute approche de l’Évangile un pas social à coût élevé, pas seulement spirituel.
Le travail traditionnel avec la noix d’arec, encore présent dans de nombreuses familles, a un prix élevé pour la santé : l’usage prolongé du produit est lié à des cancers de la bouche, de l’œsophage, du rein et du foie, ainsi qu’à des troubles cardiaques et psychiatriques. Il existe un besoin réel de santé publique, de prévention et d’alternatives de revenus pour ceux qui dépendent de ce métier depuis des générations et n’en connaissent pas bien les risques.
Sur le plan spirituel, les Tamboli hindous manquent de presque tout contact avec des chrétiens ou avec une communauté de foi qui parle leur langue et comprenne leur culture de caste. L’absence quasi totale de disciplinat et de témoignage chrétien local laisse tout un peuple sans référence vivante de l’Évangile.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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