Peuple non atteint Frontière
Les Teli sont un peuple d’Asie du Sud dont l’identité est née d’un métier : la préparation et la vente d’huile, une activité qui a façonné leur position sociale pendant des générations en Inde, au Pakistan et aussi au Népal. Parmi les Teli, on trouve à la fois des hindous et des musulmans, et les Teli musulmans forment l’une des branches les plus nombreuses de la communauté, présents surtout au Pakistan et dans le nord de l’Inde.
Se reconnaissant entre eux comme Shaikh Mansuri, ils portent à la fois la marque d’une origine de caste et l’identité musulmane, deux strates qui façonnent ensemble la manière dont ils se perçoivent et dont ils sont perçus par leurs voisins. Dans de nombreuses régions, la communauté a cherché au fil du temps une plus grande reconnaissance sociale, adoptant des pratiques associées à des groupes de statut plus élevé, tout en conservant les liens de parenté et de métier qui les unissent.
L'origine des Teli est liée au commerce de l'huile dans le sous-continent indien, un métier hérité de génération en génération depuis des temps anciens. Avec le temps, le groupe s'est divisé entre communautés hindoues et musulmanes, et la conversion à l'islam, notamment dans les régions qui forment aujourd'hui le Pakistan et certaines parties du nord de l'Inde, a donné naissance à la branche aujourd'hui appelée Teli musulman.
Au cours du XXe siècle, une partie de la communauté a cherché une ascension sociale, adoptant des noms et des coutumes de groupes de statut plus élevé, comme Shaikh Mansuri, tandis que d'autres branches régionales ont conservé leurs noms propres, comme Teli Malik et Teli Rajput. Cette combinaison de mobilité et de permanence définit encore aujourd'hui la place des Teli dans leurs sociétés.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Pakistan Non atteint
|
60,1%
|
2.694.000 |
Inde Non atteint
|
39,9%
|
1.789.000 |
Le nom Teli vient du métier historique du groupe : le pressage et le commerce de l’huile, une activité qui, pendant des générations, a organisé leur position sociale en Inde, au Pakistan et au Népal. Beaucoup gardent encore un lien avec ce commerce ou avec de petites entreprises familiales, même si, au cours du siècle dernier, une partie de la communauté a cherché une mobilité sociale en adoptant des coutumes et des noms associés à des groupes de statut plus élevé.
La vie s’organise autour de la famille élargie et de réseaux de parenté qui régulent les mariages, résolvent les conflits et soutiennent les liens commerciaux. Dans certaines régions existent des sous-groupes portant des noms propres, comme Teli Malik et Teli Rajput, signe de la manière dont l’identité du groupe s’adapte au contexte local sans perdre sa base commune.
Les Teli musulmans suivent l’islam comme une part indissociable de leur identité sociale et familiale, aux côtés des Teli restés hindous. Être musulman, pour cette branche du peuple, n’est pas seulement une question de foi personnelle : c’est un héritage familial, une marque d’appartenance au groupe et un critère qui organise les mariages et les alliances.
La pratique quotidienne de la foi se mêle à des coutumes de caste antérieures à l’arrivée de l’islam dans la région, comme l’importance accordée à l’honneur familial et aux réseaux de parenté dans le commerce et la vie sociale. Cette double couche d’identité, ethnique et religieuse, fait de la foi islamique quelque chose vécu avec naturel et renforcé par toute la structure communautaire environnante.
Les Teli parlent principalement hindi en Inde et pendjabi occidental au Pakistan. En Inde, la Bible complète existe en hindi depuis des décennies, avec audio, applications et une large diffusion imprimée ; au Pakistan, les locuteurs de pendjabi occidental ne disposent pour l’instant que du Nouveau Testament. Le plus grand défi, cependant, n’est pas la traduction, mais la portée : en tant que peuple musulman d’origine de caste, les Teli entrent rarement en contact avec ces Écritures d’une manière qu’ils reconnaissent comme pertinente pour leur propre identité et communauté.
Être Teli et être musulman sont profondément liés : abandonner l’islam est perçu comme une rupture avec sa propre communauté et avec l’honneur de la famille. L’origine de caste ajoute une autre couche d’identité fermée, avec des liens de parenté et d’occupation qui renforcent la cohésion du groupe et font que toute approche extérieure est observée de près. Comme le niveau de témoignage chrétien parmi eux est pratiquement nul, peu de Teli ont déjà été en contact avec un chrétien ou avec quelqu’un qui parle de Jésus dans leur propre langue et culture.
Comme beaucoup de groupes d’origine de caste en Asie du Sud, les Teli font face à des obstacles historiques de reconnaissance sociale, ce qui les a poussés à rechercher, par eux-mêmes, une plus grande mobilité et dignité au sein de leurs sociétés, souvent sans soutien extérieur à leur propre réseau de parenté. Il existe aussi un besoin, plus grand encore, d’un accès véritable à l’Évangile : communauté chrétienne, formation de disciples et voix qui parlent de Jésus depuis l’intérieur même de la culture teli, quelque chose de pratiquement inexistant aujourd’hui parmi eux. Il manque encore des ouvriers disposés à marcher aux côtés de cette communauté avec patience et respect.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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